J'ai reçu ce dont beaucoup se contenteraient volontiers. Je ne suis pas particulièrement riche mais ne rencontre pas de difficulté financière, j'ai une famille disponible, des personnes qui m'apprécient et me voient comme leur ami mais rien de toutes ces futilités là ne sauraient atteindre mon cœur. Il est gorgé de toute l'aigreur que m'inspirent les abjections de ce monde, glacial des déceptions quotidiennes et endurci des anciennes balafres.
La vie m'apparait vide d'intérêt, vide d'exaltation et d'enivrance de l'âme. Je n'en perçois qu'une fadeur perpétuelle et une amertume que l'on se refuse à accepter. Les humains tenteront tant bien que mal d'effriter la crédibilité de celui qui la montre du doigt et comment leur en vouloir ? Après tout est-il possible de concevoir que l'unique chose que l'on possède est amère ? Comment admettre que les rêves et désirs ne sont que futilités sacralisées car si elles étaient amenées à perdre leur valeur, les existences deviendraient ternes ?
J'ai expérimenté les sentiments, j'ai espéré l'émerveillement mais rien ne fait fuir l'affliction. La dimension de ce qui les rattache à nous est bien supérieure aux plaisirs telluriques si bien que beaucoup ici ont réalisé que pour vivre il fallait s'en divertir sans relache.
La vie m'apparait vide d'intérêt, vide d'exaltation et d'enivrance de l'âme. Je n'en perçois qu'une fadeur perpétuelle et une amertume que l'on se refuse à accepter. Les humains tenteront tant bien que mal d'effriter la crédibilité de celui qui la montre du doigt et comment leur en vouloir ? Après tout est-il possible de concevoir que l'unique chose que l'on possède est amère ? Comment admettre que les rêves et désirs ne sont que futilités sacralisées car si elles étaient amenées à perdre leur valeur, les existences deviendraient ternes ?
J'ai expérimenté les sentiments, j'ai espéré l'émerveillement mais rien ne fait fuir l'affliction. La dimension de ce qui les rattache à nous est bien supérieure aux plaisirs telluriques si bien que beaucoup ici ont réalisé que pour vivre il fallait s'en divertir sans relache.