– Considérons le monde physique qui est concret et que nous nommons communément « Univers ». Ce monde est exactement constitué de deux éléments : le Temps et l’Espace. Posons la définition de l’Espace comme étant tout ce qui existe réellement et physiquement. Mais dis-moi plutôt, le cycle de l’eau ne révèle-t-il pas nécessairement que d’une certaine manière l’eau ne disparaît jamais et qu’elle ne peut apparaître à partir de rien ?
– Absolument, cela entraîne que l’eau se conserve. Elle peut changer d’état certes, mais la masse est toujours la même. Répond l’oncle.
– Mais finalement, ce raisonnement peut être appliqué à tout ce qui existe. Autrement dit, c’est plus précisément les particules élémentaires composant toute la matière qui ne peuvent disparaître ou apparaître. Or, la matière n’est qu’une forme particulière d’énergie, n’est-ce pas ?
– Evidemment, nous devons d’ailleurs remarquer que l’énergie suit également cette loi naturelle et nécessaire de la conservation.
– En effet, tout ce qui constitue la Nature est conservé mais n’est jamais le même. Par ailleurs, tout n'est que transformation permanente. Les forces et les énergies, pour ne citer qu’elles, varient sans arrêt. D’autre part, rien ne peut apparaître à partir de rien tout autant que rien ne peut disparaître. En conclusion, puisque l’Espace existe, c’est-à-dire qu’il est dans le présent, il a toujours existé et existera toujours. Nous pouvons noter qu’il se meut en permanence. Comme l’Espace a toujours existé et existera toujours, ne peut-on pas affirmer qu’il n’a ni début ni fin ? N’est-ce pas difficilement concevable pour nous, les êtres humains, qui sommes habitués à saisir les choses comme ayant forcément un début, un pendant et une fin ?
– C’est indéniable. Dit l’oncle.
– Dorénavant, concentrons nos efforts pour trouver ce qui lie intimement l’Espace au Temps. Définissons le Temps comme étant ce qui est constitué par le passé, par le présent et par le futur. N’est-il pas vrai que tous les corps sont soit immobiles, soit en mouvement ?
– Si cela est vrai.
– Ainsi une vitesse nulle correspond à l’immobilité tandis qu’une vitesse positive implique nécessairement un déplacement. Or, la vitesse de la lumière ne peut absolument pas être dépassée et cette vitesse n’est pourtant pas infinie sachant qu’une telle vitesse impliquerait théoriquement le déplacement d'un corps presque instantané. Par conséquent, aucun objet ne peut se déplacer instantanément et, de ce fait, tout ce qui existe nécessite une certaine durée pour parcourir une distance, si infime soit-elle. Es-tu alors d’accord pour affirmer que le Temps et l’Espace sont donc liés par le mouvement ?
– Je suis totalement d’accord avec toi. Je pense aussi que de fait le Temps et l’Espace ne pourrait exister isolément. Leur complémentarité constitue leur existence. Et pour ce qui est de l’immobilité, tous les corps possèdent des atomes et donc des électrons qui gravitent par définition autour des noyaux ce qui implique qu’ils ne sont pas vraiment exempts de déplacement. De plus, selon où se situe l’observateur un objet peut être perçu différemment. Effectivement, si j’observe un bâtiment depuis le sol, il sera immobile par rapport à moi, tandis que si je l’observe depuis un satellite il se déplacera.
– Absolument, cela entraîne que l’eau se conserve. Elle peut changer d’état certes, mais la masse est toujours la même. Répond l’oncle.
– Mais finalement, ce raisonnement peut être appliqué à tout ce qui existe. Autrement dit, c’est plus précisément les particules élémentaires composant toute la matière qui ne peuvent disparaître ou apparaître. Or, la matière n’est qu’une forme particulière d’énergie, n’est-ce pas ?
– Evidemment, nous devons d’ailleurs remarquer que l’énergie suit également cette loi naturelle et nécessaire de la conservation.
– En effet, tout ce qui constitue la Nature est conservé mais n’est jamais le même. Par ailleurs, tout n'est que transformation permanente. Les forces et les énergies, pour ne citer qu’elles, varient sans arrêt. D’autre part, rien ne peut apparaître à partir de rien tout autant que rien ne peut disparaître. En conclusion, puisque l’Espace existe, c’est-à-dire qu’il est dans le présent, il a toujours existé et existera toujours. Nous pouvons noter qu’il se meut en permanence. Comme l’Espace a toujours existé et existera toujours, ne peut-on pas affirmer qu’il n’a ni début ni fin ? N’est-ce pas difficilement concevable pour nous, les êtres humains, qui sommes habitués à saisir les choses comme ayant forcément un début, un pendant et une fin ?
– C’est indéniable. Dit l’oncle.
– Dorénavant, concentrons nos efforts pour trouver ce qui lie intimement l’Espace au Temps. Définissons le Temps comme étant ce qui est constitué par le passé, par le présent et par le futur. N’est-il pas vrai que tous les corps sont soit immobiles, soit en mouvement ?
– Si cela est vrai.
– Ainsi une vitesse nulle correspond à l’immobilité tandis qu’une vitesse positive implique nécessairement un déplacement. Or, la vitesse de la lumière ne peut absolument pas être dépassée et cette vitesse n’est pourtant pas infinie sachant qu’une telle vitesse impliquerait théoriquement le déplacement d'un corps presque instantané. Par conséquent, aucun objet ne peut se déplacer instantanément et, de ce fait, tout ce qui existe nécessite une certaine durée pour parcourir une distance, si infime soit-elle. Es-tu alors d’accord pour affirmer que le Temps et l’Espace sont donc liés par le mouvement ?
– Je suis totalement d’accord avec toi. Je pense aussi que de fait le Temps et l’Espace ne pourrait exister isolément. Leur complémentarité constitue leur existence. Et pour ce qui est de l’immobilité, tous les corps possèdent des atomes et donc des électrons qui gravitent par définition autour des noyaux ce qui implique qu’ils ne sont pas vraiment exempts de déplacement. De plus, selon où se situe l’observateur un objet peut être perçu différemment. Effectivement, si j’observe un bâtiment depuis le sol, il sera immobile par rapport à moi, tandis que si je l’observe depuis un satellite il se déplacera.