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Avatar de Gardien Gardien
Malgré cela, le forum, m'aida à tenir le coup, je ne me sentais pas seul, la solitude étant ce que je redoutais le plus.
Les jours passèrent, mon corps, bien que meurtrie, se régénérai dans la douleur, ma peau lacéré gravant à jamais les marques de cet événement au plus profond de ses tissus.
Je pouvais enfin quitter l'hôpital et reprendre "une vie ""plus ou moins"" normale".
Moi, j'avais peur, peur du regard des gens, peur de ce qui m'attendait dehors, peur de ce qui pouvait m'arriver dehors, peur tout court.
On m'assigna une assistante sociale qui devait s'occuper de ma rééducation. Rapidement il devint évident que je ne pourrais plus jamais reprendre mes études. Trop stressé, trop nerveux, incapable de se concentrer qu'ils se dirent... Moi je n'entendais que sous homme, sous homme, sous homme.
Son travail terminé, ou devrais-je dire bâclé :hum: l'assistante sociale, s'en alla.
De nouveau seul, un poids pour moi-même et un poids pour la société, voilà ce que je devins.
Encore une fois, les jours passèrent, dans la solitude, j'avais appris à vivre dans ce corps que je reniais.
"Hop Hop Hop, mon RSA ne va pas se payer tout seul", j’allégeais ma souffrance et la haine que je nourrissais envers ma faiblesse et mon incapacité avec cette simple phrase. Mais un jour elle ne suffit plus. J'étais au bord du gouffre, je n'en pouvais plus de ce que j'étais devenu. Un déchet, qu'on à oublier, que l'on ne connait pas, un visage sans nom et un nom sans visage.
Un amas de chaire et d'os, habité par un esprit tourmenté.
Hier mes frères, j'ai assemblé le peu de forces que j'avais et je suis partit, décidé à m'extirper de ma misérable condition, à PoleEmplois.
J'avais le trac, je n'avais pas du tout confiance en moi, je craignais pas dessus tout d’abandonner en route et de revenir fissa chez moi pour me morfondre de nouveau sur ma pitoyable existence.
J'avais la boule au ventre, moi qui n'avait eu pour seul contact humains la caissière du magasin de mon quartier, et encore la discussion ne se résumait qu’aux strictes formalités.
Le trajet dura ce qui me sembla être des heures. L'envie de fuir, elle, se faisait plus pressante à chaque pas que je faisais, je me forçais à avancer, je savais que ce n'était qu'en trouvant un travail, quel qu’il soit, que je pourrais enfin retrouver un semblant de quiétude et de paix.
J'avais besoin d'un travail, J'avais besoin de m'occuper l'esprit et de contact humain, je savais que plus je fuirais cette idée, plus je sombrerais.
Sans que je m'en rende compte, je réussi à arriver à PoleEmploi, d'une main hésitante, je poussais la porte et m’engouffrai à l'intérieur de l'enceinte :(
Un ou deux yeux se levèrent à mon entrée, mais à mon grand soulagement personne ne me prêta attention, les personnes présentes étant trop occupé à vaquer à leurs occupations, où n'ayant rien à branler d'un pareil déchet.

Auto-édit :
Je suis allé à l’accueil, la secrétaire ne me prêta même pas attention alors que j'étais en face d'elle, et ne daigna lever la tête qu'après que j'eusse engagé la conversation.
- B...Bonjour...parrrrrdon. :(
La secrétaire me regarda à moitié.
- Bonjour :pf:
- S'il vous plait... je cherche du travail.
Elle se décida, à me regarder, haussa les yeux, elle me regarda avec dédains et me répondit.
- Vous ne vous êtes pas trompé d'adresse en effet :pf:
- ça veut dire que je peux avoir du travail.
Exaspéré elle me lança d'un air moqueur.
- Aucune idée monsieur, ce n’est pas moi qui embauche. :)
- Je fais comment, alors?
- De bonnes études ? :) Ecoutez monsieur, je n'ai pas de temps à perdre, et puis regardez.. ce n'est pas en étant habillé comme ça que vous allez trouver du travail. Et puis de travail, vous êtes sure que vous pouvez en faire, parce que vu votre état ... :hum:
- Désolé madame, j'ai eu des problèmes dernièrement et voilà, je ne sais pas. Je ..je.
Je sentais les larmes me monter aux yeux, j'avais mal, je me sentais mal :-(. J'avais envie de partir, de courir, de fuir, de mourir. Mais je ne le fis pas, un sursaut de fierté, me garda là, à subir la pitié et les moqueries des autres.
J'étais plus bas que terre, et on m’enfonçait de plus en plus.
- Oui....j'ai vraiment besoin d'un travail, vous savez j'ai eu un accident, et puis
- Rhoo, c'est bon, tout le monde a des problèmes pas la peine d'en rajouter, vous n'êtes pas le seul :non:
L'angoisse commença à faire place à la colère, mais contre moi même. Je m'en voulais de laisser cette femme me traiter comme la dernière des ordures, je haïssais cette faiblesse qui s'est emparé de moi, j'en avais marre. :(
- Ecoutez madame, je me doute que votre quotidien soit dur, je vous souhaite tout le courage du monde, voilà, que voulez de plus ? Tout ce que je demande c'est d'avoir un travail, rien de plus. J'ai tout perdu putain....Même mes couilles bordel, Je suis même plus un homme! Et combien même, j'ai tourné la page. C'est trop demandé que de m'aider? :snif: :-((
J'avais capté son attention, et l'attention des gens présent aussi tant qu'on y est. Elle me dévisagea, pris un air amusé et me demanda si les kheys voulaient une suite :hap:
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