[RISITAS] Leurs vies de PUTE, ma vie de CUCK
Chapitre cinquantième : A la Belle Enseigne
Malgré l'animosité ambiante à l'internat, personne ne me cherche de crosses pour les semaines suivantes, et je profite du calme et de la sérénité que m'offre cette chambre en solo

Je n'ai toujours aucune nouvelles de Laura

Et je n'ai toujours pas de stage

Une semaine avant l'échéance du 15 mars, c'est mon père qui trouve la solution un vendredi :
- Ho, fiston, vu que t'a pas l'air de beaucoup chercher ton stage, je t'ai trouvé une entreprise

- Ah ? Laquelle ?

- A la Belle Enseigne, c'est dans le 20ème, tu descend à Couronne, je t'ai choppé un rendez-vous avec le patron dans 2 heures, prépare toi vite, on y va

Ainsi, je prend une douche express, me rase, prend mes dossiers et nous partons dans le métro parisien vers l'entreprise. Après une demie-heure de metro et un quart d'heure de montée à pied, nous arrivons dans la bonne rue.
Mais... Aucun indice sur l'emplacement de l'entreprise, c'est un quartier résidentiel... Pour une entreprise de signalétique, c'est un peu un comble de ne pas savoir se faire voir

Soudain, nous entendons résonner un bruit de machine inconnu, et nous nous dirigeons vers la source. Bingo, c'est l'entreprise, cachée sous un immeuble elle est très discrète. Mon père sonne.
- J'arrive !
La porte s'ouvre

- Bonjour, vous êtes monsieur Saïto, c'est pour le stage de votre fils n'est-ce pas ?

- Oui oui, c'est ça, on peut entrer ?

- Bien sûr

Nous entrons alors dans l'atelier. Ca pue la suie, la sueur et la poussière. La colle, aussi

- Alors c'est toi Shima ? Tu va bien ? Appelle moi Seb, vu qu'on va bosser ensemble

- Ah, vous le prenez déjà ?

- Oui, ça fait longtemps que je n'avais pas eu d'apprenti, et l'un de ses profs est une ancienne connaissance à moi, alors je le prend, pas besoin d'essai ou autre, je le formerai

- Ah, euh.. Merci beaucoup Mons.. Seb

- Pas de quoi, je vais te faire le tour de l'atelier

Pendant un peu plus d'une heure, nous passons en revue ses machines, ses stocks divers, sa peinture... Une énorme fraiseuse trône au milieu de la pièce, découpant et creusant la matière pour en faire des lettres. Deux plotter (machines découpant l'adhésif) tournent à plein régime et apparemment, il était en pleine peinture de certaines pièces lorsque nous sommes arrivé, mon père et moi. L'atelier est sale, désordonné grouillant de produit en tout genre, mais on sent l'âme de l'artisan dans la pièce

Lorsque nous repartons, c'est avec tout mes papiers signés : j'ai mon stage, merci Papa putain

[ De : Seb : Pour les horaires, c'est 7H-11H puis 13H-19H au fait ! ]
Aïe, début du boulot à 7H et fin à 19H...

On va dire que c'est comme ça que bossent les vrais

______________________________________________________________________________________
Lundi, je remet mon dossier à mon professeur, qui me jette un vague regard désintéressé.
- Ca marche...

Ca ne doit pas être de lui que parlais Seb, en parlant d'un de mes profs, mais il pourrais quand même tirer moins la tronche, on dirait qu'il va mourir si il sourit

Plus tard, dans la matinée...
- Ah, lui ? C'est normal qu'il tire la tronche...

- Pourquoi ?...

- Il vient de se faire diagnostiquer le cancer du colon, ça a du mal à passer

Hé ben, heureusement que je lui ai rien dit en face...

Au lycée, les semaines passent sans soucis particuliers, et le 15 mai, nous commençons nos stages en entreprise. Le Lundi matin, j'arrive à 6H45 pour prouver mon sérieux



...

... Bon euh... Il est 7H30 là...

A 7H45, une camionnette arrive et se gare en face. Seb descend.
- Houlà, désolé ! J'ai eu des problèmes sur la route, tu attend depuis longtemps ?

- Ben... 6H45

- Holala, encore désolé, tiens je t'offre une clope pour la peine, viens boire un café à l'intérieur

Ainsi, nous buvons notre café et fumons à l'intérieur de l'atelier


Seb paraît très décontracté, aujourd'hui il n'y a pas beaucoup de travail et il prend le temps de parler de lui, et de comment son entreprise est née

- Alors vois-tu, avant j'était l'apprenti de l'ancien patron, on a bosser pendant 5 ans ensemble, un bon homme, honnête et travailleur, mon mentor

- Ah, c'est cool

- Et un jour, il est mort, électrocuté en posant une enseigne



- J'ai donc repris sa boîte, et j'ai déménagé les locaux pour faire mon propre atelier. Maintenant, je suis classé parmis les meilleurs enseignistes de Paris, et j'écraserai toute la concurrence. C'est pour ça que j'achète des machines supplémentaires au lieu de me prendre une nouvelle voiture, ou partir en vacance : Plus j'optimise mon temps de travail, plus je sortirai d'enseignes de meilleures qualités et c'est grâce à ça que je me ferai un nom dans le millieu

Il regarde son atelier avec fierté.
- Pour l'instant, je travaille seul dans un taudis, la tunisienne du dessus me pète les couilles avec ses mioches et le chauffage marche pas, mais un jour, je serais le king, et ça je peut te l'assurer

C'est beau, tant d'ambition

Ainsi, durant la première semaine de stage, nous travaillons sur de petits panneaux et autres affichettes de moindre importance, mais déjà là, je perçois en lui le génie créatif et il me montre des techniques personnelles de pose et de peinture que je n'aurais jamais imaginer... Et ça marche !

Le courant passe bien entre nous, nous fumons cigarettes sur cigarettes, buvons café sur café et discutons de tout et de rien entre deux travaux. Parfois, il m'arrête dans ce que je fait, prend ma place et me montre l'absurdité de certaines technique que l'on nous apprend au lycée pour montrer les siennes.
Entre 11H et 13H, je vais manger kebab dans un parc à côté tandis que Seb rentre chez lui. Assis sur les marches, entourés de fleurs et verdures, je suis avec assiduité les affaires internationales du moment tout en guettant un sms ou un appel de Laura, qui n'arrive jamais

Parfois, après le boulot nous allons au magasin de airsoft et paintball le plus proche, car Seb est un amateur de paintball. Décidément, nous nous sommes bien trouvés

Au fur et à mesure des semaines, de grosses commandes arrivent, c'est l'heure de plonger dans le grand bain

Seb fait d'abord les ébauches et les plans sur un logiciel tandis que je passe le balai dans l'atelier (qui en avais tellement besoin !), puis active la fraiseuse sur une plaque de bois épais.
La fraise creuse et découpe le bois, le faisant fumer et embaumant l'atelier d'une subtile odeur de pin brûlé. Malgré le danger évident de départ de feux, Seb reste confiant

Les lettres, d'une hauteur de plus de 40 centimètres et de 5 centimètres d'épaisseur ont ensuite besoin d'être poncées, et lavées. Puis, c'est l'heure de la peinture. Seb me tend un...
PUTAIN, UN MASQUE A GAZ

- Carrément ?

- Ouais, on va les peindre avec un pistolet à peinture au lieu de se faire chier à la main, et mes pots sont mélangés avec des produits toxiques pour que ça résiste mieux aux éléments, donc c'est nécessaire

- Ok

Nous passons tout l'après-midi à peindre au pistolet les lettres. Rapidement, une brume verdâtre envahit tout l'atelier et je peut sentir sous le masque l'odeur de la peinture... D'ailleurs, j'ai dû mal mettre le masque, ou alors il est très usé car lorsque je me mouche, même ma morve à la couleur de la peinture

Après la peinture, nous passons à l'éclairage et au soudage. Je pose les LED dans le creux arrière des lettres, et soude à l'étain tout ce beau monde jusqu'à arriver à un système d'éclairage puissant, donnant l'impression d'être à Las Vegas

Une fois le travail fini, c'est Seb qui va ensuite la poser le soir

Bien entendu, tout le stage ne se résume pas qu'à de bonnes expériences, et un jour, je pète littéralement un câble dans une pharmacie

Moi qui n'avait jamais collé d'adhésif à la surface supérieur à 2 mètres, voilà qu'il me faut poser une surface de plus de 8 mètres, tout seul avec mes couilles et mon escabeau

Seb qui me regarde galérer en bas en fumant sa clope

- Putain mais j'y arriverai jamais, vous voulez pas m'aider là ?!

- Mais enfin, si tu sais pas faire ça, comment veut-tu être enseigniste ?

- J'ai jamais posé un truc aussi gros, et même, j'ai qu'un an de CAP, je suis pas pro moi !

Un quart d'heure plus tard, l'adhésif est collé de travers, avec des plis et des bulles d'air... "Un travail de bougnoule" comme dit Seb

- Non mais mec tu m'a fait de la merde là, sors

Honteux, après m'être battu pendant plus de vingt minutes pour un résultat médiocre, je sors de la pharmacie pour fumer une clope, au bord des larmes

A peine 5 minutes plus tard, Seb ressort.
- Désolé si je t'ai donné un truc trop dur à faire, c'est vrai que c'était pas cool... Mais rassure toi, j'ai rattrapé ta pose, et c'est nickel, le client est content

- Cool

Nous montons dans la camionnette.
- Fait pas cette tête, on est tous passé par là, tu débute c'est normal. Tu habite où au fait ?

- Euh... Pourquoi ?

- Je te ramène chez toi, même si il est un peu tôt, j'ai envie d'arrêter là pour aujourd'hui

- C'est vrai ? Merci

- Ouais, d'ailleurs, comme c'est bientôt la fin du stage tu peut me tutoyer, puis la semaine prochaine j'ai une partie de paintball de prévus avec des potes, tu veut venir ?

- Ouais, ce serait super merci !

______________________________________________________________________________________
Le jour après la fin du stage, samedi matin
C'est avec énergie que je me lève. Dans 1H, je dois rejoindre Seb à la Belle Enseigne, puis nous partirons. Dans un sac, je prend l'ancien treillis de mon père, et ses affaires de combat datant d'il y a 20 ans, lorsqu'il avait fait ses classes militaires.
Ca va chier !

Chapitre cinquantième : A la Belle Enseigne
Malgré l'animosité ambiante à l'internat, personne ne me cherche de crosses pour les semaines suivantes, et je profite du calme et de la sérénité que m'offre cette chambre en solo


Je n'ai toujours aucune nouvelles de Laura


Et je n'ai toujours pas de stage


Une semaine avant l'échéance du 15 mars, c'est mon père qui trouve la solution un vendredi :
- Ho, fiston, vu que t'a pas l'air de beaucoup chercher ton stage, je t'ai trouvé une entreprise


- Ah ? Laquelle ?


- A la Belle Enseigne, c'est dans le 20ème, tu descend à Couronne, je t'ai choppé un rendez-vous avec le patron dans 2 heures, prépare toi vite, on y va


Ainsi, je prend une douche express, me rase, prend mes dossiers et nous partons dans le métro parisien vers l'entreprise. Après une demie-heure de metro et un quart d'heure de montée à pied, nous arrivons dans la bonne rue.
Mais... Aucun indice sur l'emplacement de l'entreprise, c'est un quartier résidentiel... Pour une entreprise de signalétique, c'est un peu un comble de ne pas savoir se faire voir


Soudain, nous entendons résonner un bruit de machine inconnu, et nous nous dirigeons vers la source. Bingo, c'est l'entreprise, cachée sous un immeuble elle est très discrète. Mon père sonne.
- J'arrive !
La porte s'ouvre


- Bonjour, vous êtes monsieur Saïto, c'est pour le stage de votre fils n'est-ce pas ?


- Oui oui, c'est ça, on peut entrer ?


- Bien sûr


Nous entrons alors dans l'atelier. Ca pue la suie, la sueur et la poussière. La colle, aussi


- Alors c'est toi Shima ? Tu va bien ? Appelle moi Seb, vu qu'on va bosser ensemble


- Ah, vous le prenez déjà ?


- Oui, ça fait longtemps que je n'avais pas eu d'apprenti, et l'un de ses profs est une ancienne connaissance à moi, alors je le prend, pas besoin d'essai ou autre, je le formerai


- Ah, euh.. Merci beaucoup Mons.. Seb


- Pas de quoi, je vais te faire le tour de l'atelier


Pendant un peu plus d'une heure, nous passons en revue ses machines, ses stocks divers, sa peinture... Une énorme fraiseuse trône au milieu de la pièce, découpant et creusant la matière pour en faire des lettres. Deux plotter (machines découpant l'adhésif) tournent à plein régime et apparemment, il était en pleine peinture de certaines pièces lorsque nous sommes arrivé, mon père et moi. L'atelier est sale, désordonné grouillant de produit en tout genre, mais on sent l'âme de l'artisan dans la pièce


Lorsque nous repartons, c'est avec tout mes papiers signés : j'ai mon stage, merci Papa putain


[ De : Seb : Pour les horaires, c'est 7H-11H puis 13H-19H au fait ! ]
Aïe, début du boulot à 7H et fin à 19H...


On va dire que c'est comme ça que bossent les vrais


______________________________________________________________________________________
Lundi, je remet mon dossier à mon professeur, qui me jette un vague regard désintéressé.
- Ca marche...


Ca ne doit pas être de lui que parlais Seb, en parlant d'un de mes profs, mais il pourrais quand même tirer moins la tronche, on dirait qu'il va mourir si il sourit


Plus tard, dans la matinée...
- Ah, lui ? C'est normal qu'il tire la tronche...


- Pourquoi ?...


- Il vient de se faire diagnostiquer le cancer du colon, ça a du mal à passer


Hé ben, heureusement que je lui ai rien dit en face...


Au lycée, les semaines passent sans soucis particuliers, et le 15 mai, nous commençons nos stages en entreprise. Le Lundi matin, j'arrive à 6H45 pour prouver mon sérieux




...


... Bon euh... Il est 7H30 là...


A 7H45, une camionnette arrive et se gare en face. Seb descend.
- Houlà, désolé ! J'ai eu des problèmes sur la route, tu attend depuis longtemps ?


- Ben... 6H45


- Holala, encore désolé, tiens je t'offre une clope pour la peine, viens boire un café à l'intérieur


Ainsi, nous buvons notre café et fumons à l'intérieur de l'atelier



Seb paraît très décontracté, aujourd'hui il n'y a pas beaucoup de travail et il prend le temps de parler de lui, et de comment son entreprise est née


- Alors vois-tu, avant j'était l'apprenti de l'ancien patron, on a bosser pendant 5 ans ensemble, un bon homme, honnête et travailleur, mon mentor


- Ah, c'est cool


- Et un jour, il est mort, électrocuté en posant une enseigne




- J'ai donc repris sa boîte, et j'ai déménagé les locaux pour faire mon propre atelier. Maintenant, je suis classé parmis les meilleurs enseignistes de Paris, et j'écraserai toute la concurrence. C'est pour ça que j'achète des machines supplémentaires au lieu de me prendre une nouvelle voiture, ou partir en vacance : Plus j'optimise mon temps de travail, plus je sortirai d'enseignes de meilleures qualités et c'est grâce à ça que je me ferai un nom dans le millieu


Il regarde son atelier avec fierté.
- Pour l'instant, je travaille seul dans un taudis, la tunisienne du dessus me pète les couilles avec ses mioches et le chauffage marche pas, mais un jour, je serais le king, et ça je peut te l'assurer


C'est beau, tant d'ambition


Ainsi, durant la première semaine de stage, nous travaillons sur de petits panneaux et autres affichettes de moindre importance, mais déjà là, je perçois en lui le génie créatif et il me montre des techniques personnelles de pose et de peinture que je n'aurais jamais imaginer... Et ça marche !


Le courant passe bien entre nous, nous fumons cigarettes sur cigarettes, buvons café sur café et discutons de tout et de rien entre deux travaux. Parfois, il m'arrête dans ce que je fait, prend ma place et me montre l'absurdité de certaines technique que l'on nous apprend au lycée pour montrer les siennes.
Entre 11H et 13H, je vais manger kebab dans un parc à côté tandis que Seb rentre chez lui. Assis sur les marches, entourés de fleurs et verdures, je suis avec assiduité les affaires internationales du moment tout en guettant un sms ou un appel de Laura, qui n'arrive jamais


Parfois, après le boulot nous allons au magasin de airsoft et paintball le plus proche, car Seb est un amateur de paintball. Décidément, nous nous sommes bien trouvés


Au fur et à mesure des semaines, de grosses commandes arrivent, c'est l'heure de plonger dans le grand bain


Seb fait d'abord les ébauches et les plans sur un logiciel tandis que je passe le balai dans l'atelier (qui en avais tellement besoin !), puis active la fraiseuse sur une plaque de bois épais.
La fraise creuse et découpe le bois, le faisant fumer et embaumant l'atelier d'une subtile odeur de pin brûlé. Malgré le danger évident de départ de feux, Seb reste confiant


Les lettres, d'une hauteur de plus de 40 centimètres et de 5 centimètres d'épaisseur ont ensuite besoin d'être poncées, et lavées. Puis, c'est l'heure de la peinture. Seb me tend un...
PUTAIN, UN MASQUE A GAZ


- Carrément ?


- Ouais, on va les peindre avec un pistolet à peinture au lieu de se faire chier à la main, et mes pots sont mélangés avec des produits toxiques pour que ça résiste mieux aux éléments, donc c'est nécessaire


- Ok


Nous passons tout l'après-midi à peindre au pistolet les lettres. Rapidement, une brume verdâtre envahit tout l'atelier et je peut sentir sous le masque l'odeur de la peinture... D'ailleurs, j'ai dû mal mettre le masque, ou alors il est très usé car lorsque je me mouche, même ma morve à la couleur de la peinture


Après la peinture, nous passons à l'éclairage et au soudage. Je pose les LED dans le creux arrière des lettres, et soude à l'étain tout ce beau monde jusqu'à arriver à un système d'éclairage puissant, donnant l'impression d'être à Las Vegas


Une fois le travail fini, c'est Seb qui va ensuite la poser le soir


Bien entendu, tout le stage ne se résume pas qu'à de bonnes expériences, et un jour, je pète littéralement un câble dans une pharmacie


Moi qui n'avait jamais collé d'adhésif à la surface supérieur à 2 mètres, voilà qu'il me faut poser une surface de plus de 8 mètres, tout seul avec mes couilles et mon escabeau


Seb qui me regarde galérer en bas en fumant sa clope


- Putain mais j'y arriverai jamais, vous voulez pas m'aider là ?!


- Mais enfin, si tu sais pas faire ça, comment veut-tu être enseigniste ?


- J'ai jamais posé un truc aussi gros, et même, j'ai qu'un an de CAP, je suis pas pro moi !


Un quart d'heure plus tard, l'adhésif est collé de travers, avec des plis et des bulles d'air... "Un travail de bougnoule" comme dit Seb


- Non mais mec tu m'a fait de la merde là, sors


Honteux, après m'être battu pendant plus de vingt minutes pour un résultat médiocre, je sors de la pharmacie pour fumer une clope, au bord des larmes


A peine 5 minutes plus tard, Seb ressort.
- Désolé si je t'ai donné un truc trop dur à faire, c'est vrai que c'était pas cool... Mais rassure toi, j'ai rattrapé ta pose, et c'est nickel, le client est content


- Cool


Nous montons dans la camionnette.
- Fait pas cette tête, on est tous passé par là, tu débute c'est normal. Tu habite où au fait ?


- Euh... Pourquoi ?


- Je te ramène chez toi, même si il est un peu tôt, j'ai envie d'arrêter là pour aujourd'hui


- C'est vrai ? Merci


- Ouais, d'ailleurs, comme c'est bientôt la fin du stage tu peut me tutoyer, puis la semaine prochaine j'ai une partie de paintball de prévus avec des potes, tu veut venir ?


- Ouais, ce serait super merci !


______________________________________________________________________________________
Le jour après la fin du stage, samedi matin
C'est avec énergie que je me lève. Dans 1H, je dois rejoindre Seb à la Belle Enseigne, puis nous partirons. Dans un sac, je prend l'ancien treillis de mon père, et ses affaires de combat datant d'il y a 20 ans, lorsqu'il avait fait ses classes militaires.
Ca va chier !

