CHAPITRE 8
Saison 1
Épisode 8
Phuket
Précédemment : Logilo est arrivé à l'archipel de Phuket, une île du sud de la Thaïlande, alors que
Logilo et sa troupe arrivent à l'hôtel, dans un ennui morbide enduit de féminité niaiseuse, notre
jeune héros s'en va sur un coup de tête en quête de faire trempette dans les eaux claires de Patong
Beach, il croisa la route de deux moines et reçut leurs bénédictions, s'en suit une rencontre avec un
vieux marchand de fruits
Ce vieil homme était fort sympathique, j'en garde un très bon souvenir


Finalement je suis allé me baigner, sous les conseils avisés du vieil homme, j'ai évité de réserver un
transat


La plage est vraiment belle, paradisiaque même


Pieds nus sur le sable chaud, je me rappelle alors de l'excellent petit nageur que j'étais durant mon
adolescence, avec un diplôme de niveau 3 en plongée


Aussi anodin que cela puisse paraître, j'ai remarqué durant tous mes voyages que les habitants des
îles sont souvent de piètres nageurs, un comble pour ces gens habitant toujours près de l'eau et
vivant beaucoup de la pêche


Je cours un peu sur le sable en essayant d'en voir la fin, je ne vois que des maisons "VIP", sûrement des résidences privées

-
??? : LolooooOOOOOOoooooooooooooo !
J'entends un cri au loin m'appeler


Ploy : Bah alors ! pars pas sans nous comme ça, on t'a cherché partout pendant 15 mins !


Moi : Mais j'étais juste en face de l'hôtel pendant au moins 30 minutes


Ying : Tu voulais nous abandonner


Moi : Mais non chérie ! Je t'assure, je scrutais les environs


Ploy : Tu as trouvé quelque chose ?

Moi : Pas grand-chose, juste des maisons là-bas, elles ont l'air vraiment classes


Ying : N'y pense même pas, on va d'abord manger quelque chose


Vous y penserez à deux fois avant de vous mettre en couple mes amis


''MC'' : Nana = Pas d'aventure
On remonte donc les berges de Patong Beach, je marche derrière elles, entre-temps Nam et Tida (et sa "meuf"
nous ont rejoint 

Je mate tous les culs sous mes yeux, sous ses airs timides, Ploy a un jolie petit cul, même un peu
musclé, une première, Tida est plate comme un TUC, Ying je vois son cul tous les jours, Nam a de la
cellulite mais ça reste du gros calibre, et la copine de Tida porte un jean baggy


Elle n'est pas méchante, mais spéciale, cheveux courts, elle montre jamais rien, plusieurs fois je lui fessais la remarque


Moi : Hé Machin


Machin : Quoi ?

Moi : Si tu agis comme un homme pourquoi tu te mets pas torse nu comme moi


Ying m'aurait bien défoncé sur ce coup, je pouvais déjà voir Tida chercher les mots pour me répondre poliment
Ne vous inquiétez pas, tout ça restait très amical, je ne suis pas un gros machiste (je ne pense pas)


Après une bonne bouffe grillade sous les cocotiers à l'ombre à 50m de la plage, on retourna à l'hôtel


J'en profitais pour donner un petit coup dans le minou sous la douche alors que Ploy est dans la
chambre sur son tel


Durant les 3 jours où nous sommes resté le bas, j'en profitais pendant ma douche-baise quotidienne
d'ouvrir un peu la porte et de prétexter à Ploy que j'ai oublié le gel douche ou une connerie alors que je prenais Ying par-derrière


Il faut savoir que dans ce pays, les nanas sont soit très pudiques, soit décomplexés, Ploy était une pudique de première


Vous devez me haïr à m'imaginer comme un gros porc dans la douche, sachez que c'était pour son bien, elle avait 23 ans et elle étaient encore vierge


Le soir je dormais au milieu, entre Ying et Ploy un peu en retrait, je ne suis pas un gros lard, mais ma prestance à elle seule devait sûrement créer un champ de forces contre elles


Il ne sait rien passé je vous rassure, même si quelques nuits, il m'arrivait par mégarde de me
retrouver avec un bras sur elle


On passe le début de la nuit dans des bars et des restaurants, j'ai même essayé le karaoké pour la première fois de ma vie à 20 ans, j'ai réalisé que malgré ma voix très douce à l'oral, je chantais mal


L'après-midi on fait beaucoup d'activités, Nam assure son rôle de community manager, elle nous
paye beaucoup de trucs, on s'essaie aussi à la boxe thaïe


Faut savoir que Ying avait une bonne ceinture en Taekwondo (second sport le plus pratiqué dans le pays), on se taquinait souvent pour savoir qui de mon combat de rue et de son Taekwondo serait le plus fort


On s'imaginait faire l'amour après un combat de boxe et tout l'équipement, c'était un peu un
fantasme pour nous à l'époque


Une journée on s'est essayé à la boxe, on avait un coach qui essayait de nous enseigner tant bien que mal


Moi : Chérie, sans déconner je pratique le -


Ying : Arrête de parler et enfile ton casque


J'ai du mal, je n'ai jamais frappé une fille de ma vie, mais Ying est clairement le genre de nana à
vouloir taper sur des hommes, mazette elle est cabourde


45 secs plus tard…
Veux Foulais paf fappé lé fiffe
Règle n°3 : Ne jamais jouer les chevaliers avec les femmes
Après cette petite échauffourée où j'ai, je tiens à le dire, volontairement laissé Ying me frapper, nous sommes allé nous amuser sur l’île

Le soir Ying me câlinait dans le lit pendant que Ploy dormait, elle me susurrait des mots doux, "je
t'aimerai pour toujours Logilo"


On profite de nos derniers jours sur l’île pour nous déchaîner sur les pistes, rentrer dans un club avec 4,5 nanas


Les rosbifs et autres anglophones vous regardent avec des airs de chiens battus, à la seule force de leurs pupilles humidifiées je pouvais sentir un appel à l'aide "partage !"


Si seulement je pouvais toutes me les faire...


Je dansais avec Nam, Ying et toutes les autres, la vie était belle


Lorsque durant la nuit, sur le chemin du retour alors que nous étions tous bien alcoolisés
Bzzzz Bzzzz
Ying : Allo kha

Continue de parler au téléphone et commence à pleurer
Sous mes airs de donjuan coureur de jupons, je n'étais pas aussi éméché que je pouvais paraître, je trimballais Ploy et Nam avec moi comme deux sacs à patates


Mais je pouvais sentir ce malheur, quelque chose ne tourner pas rond avec Ying...
...


Ploy : Ne t'inquiète pas pour elle, elle est comme ça parfois

Même Ploy avait l'air de vouloir me cacher quelque chose, ce n'était pas la première fois que je
voyais Ying si étrange

Sous l'effet de l'alcool ou peut-être juste par instinct, cela m'énervait au plus haut point de voir les
personnes que j'aime pleurer


Ploy : Lo ! Attend !


Alors que j'étais dans l'angle mort de Ying, obnubilé par la conversation téléphonique qu'elle
entretenait avec cet "inconnu", j'accourus vers elle, d'un crochet d'avant bras tel un joueur de baseball
j'attrape son téléphone





Moi : Je sais pas qui vous êtes, mister or miss, je m'en tape un peu, mais il va falloir arrêter
d'appeler ma meuf pour la faire pleurer c'est compris, ça commence vraiment à me faire chier,
understand ?


Ying me repris le téléphone dans une colère sans nom


Le téléphone avait l'air d'avoir raccroché


Moi : Tu me dois quelques réponses


Ying : C'était ma mère


USODARO ! USODARO ! USODARO ! TU MENS !

Mon cerveau savait très bien que Ying me mentait, la maladresse timide de Ploy trahissait aussi ses dires


Moi : Alors raconte-moi pourquoi ta mère te fait pleurer ? ce n'est pas normal non ?


Ying : Ma mère a le sida


Ces mots raisonnés dans ma tête comme un crochet du droit dans la tempe


Le cerveau anesthésié se cognant à toutes les parois de mon crâne s'écriant "Quoi, Pourquoi,
Comment !?"


Je me foutais un peu de sa mère pour tout vous dire, par contre j'ai vite fait le constat que si sa mère est séropositive, quand est-il de moi, je l'ai fait plusieurs fois sans préservatif avec elle


Je voyais ma vie défiler sous mes yeux, je m'imaginais déjà séropositif. Alors que je badais, Nam
encore accrochée à mon épaule, nous étions déjà de retour à l'hôtel


Fond sonore de Ploy qui vomit dans les toilettes
Ying : Je te dois quelque explications Lo...


Moi : Ahh.. Je t'écoute..


Une voix intérieure me criait "Nigéro ! fuit pauvre fou !"


Ying : Ma mère vit dans une province voisine à Bangkok, elle a le sida, elle est très malade,
seulement je n'ai pas d'argent pour l'aider J'ai peur qu'elle soit mourante Lo


Moi : Mais si elle est séropositive, elle doit avoir des traitements, c'est possible de vivre
normalement avec les traitements non ?


Ying : Oui.. mais il faut de l'argent..


De nature au grand coeur, naïf ou non, c'est plus fort que moi, qu'importe si ce sont des mensonges, j'ai toujours grandi dans une éthique d'aider les autres dans le besoin


Moi : J'ai compris..


Je pars dehors, la clope au bec, j'ai sûrement dû battre le record du monde du mec qui a décuvé 3
litres d'alcool le plus vite, le temps de rejoindre une ATM alors que les piétons sont tous éméchés
Une fois de retour à l'hôtel, sans manière, refusant toute modestie, je lui jette 200 euros


Ying : Logilo..... Merci.. du fond du coeur


Moi : Prend les avant que je change d'avis, j'aurais pu m'acheter une excellente bouteille de Sky
avec ça


Elle me sourit du coin de mon regard alors que je tente tant bien que mal de calmer mes nerfs sur un marathon sponsorisé Malboro


Bon il me reste plus qu'à faire un test de VIH...


Malgré tout ça, je n'avais pas peur, ce n'était pas un pressentiment de peur, j'étais juste très très très long à réaliser l'ampleur des événements, déjà au collège lorsque je me battais pour me retrouver
avec le nez et l'arcade en sang, je m'en plaignais qu'une fois le soir après le dîner


Demain retour à Bangkok, ça sera un jour nouveau...


Sweet ?
Saison 1
Épisode 8
Phuket
Précédemment : Logilo est arrivé à l'archipel de Phuket, une île du sud de la Thaïlande, alors que
Logilo et sa troupe arrivent à l'hôtel, dans un ennui morbide enduit de féminité niaiseuse, notre
jeune héros s'en va sur un coup de tête en quête de faire trempette dans les eaux claires de Patong
Beach, il croisa la route de deux moines et reçut leurs bénédictions, s'en suit une rencontre avec un
vieux marchand de fruits
Ce vieil homme était fort sympathique, j'en garde un très bon souvenir


Finalement je suis allé me baigner, sous les conseils avisés du vieil homme, j'ai évité de réserver un
transat


La plage est vraiment belle, paradisiaque même


Pieds nus sur le sable chaud, je me rappelle alors de l'excellent petit nageur que j'étais durant mon
adolescence, avec un diplôme de niveau 3 en plongée


Aussi anodin que cela puisse paraître, j'ai remarqué durant tous mes voyages que les habitants des
îles sont souvent de piètres nageurs, un comble pour ces gens habitant toujours près de l'eau et
vivant beaucoup de la pêche


Je cours un peu sur le sable en essayant d'en voir la fin, je ne vois que des maisons "VIP", sûrement des résidences privées


-
??? : LolooooOOOOOOoooooooooooooo !
J'entends un cri au loin m'appeler


Ploy : Bah alors ! pars pas sans nous comme ça, on t'a cherché partout pendant 15 mins !


Moi : Mais j'étais juste en face de l'hôtel pendant au moins 30 minutes


Ying : Tu voulais nous abandonner


Moi : Mais non chérie ! Je t'assure, je scrutais les environs


Ploy : Tu as trouvé quelque chose ?


Moi : Pas grand-chose, juste des maisons là-bas, elles ont l'air vraiment classes


Ying : N'y pense même pas, on va d'abord manger quelque chose


Vous y penserez à deux fois avant de vous mettre en couple mes amis


''MC'' : Nana = Pas d'aventure
On remonte donc les berges de Patong Beach, je marche derrière elles, entre-temps Nam et Tida (et sa "meuf"
nous ont rejoint 

Je mate tous les culs sous mes yeux, sous ses airs timides, Ploy a un jolie petit cul, même un peu
musclé, une première, Tida est plate comme un TUC, Ying je vois son cul tous les jours, Nam a de la
cellulite mais ça reste du gros calibre, et la copine de Tida porte un jean baggy


Elle n'est pas méchante, mais spéciale, cheveux courts, elle montre jamais rien, plusieurs fois je lui fessais la remarque


Moi : Hé Machin


Machin : Quoi ?


Moi : Si tu agis comme un homme pourquoi tu te mets pas torse nu comme moi


Ying m'aurait bien défoncé sur ce coup, je pouvais déjà voir Tida chercher les mots pour me répondre poliment
Ne vous inquiétez pas, tout ça restait très amical, je ne suis pas un gros machiste (je ne pense pas)


Après une bonne bouffe grillade sous les cocotiers à l'ombre à 50m de la plage, on retourna à l'hôtel


J'en profitais pour donner un petit coup dans le minou sous la douche alors que Ploy est dans la
chambre sur son tel


Durant les 3 jours où nous sommes resté le bas, j'en profitais pendant ma douche-baise quotidienne
d'ouvrir un peu la porte et de prétexter à Ploy que j'ai oublié le gel douche ou une connerie alors que je prenais Ying par-derrière


Il faut savoir que dans ce pays, les nanas sont soit très pudiques, soit décomplexés, Ploy était une pudique de première


Vous devez me haïr à m'imaginer comme un gros porc dans la douche, sachez que c'était pour son bien, elle avait 23 ans et elle étaient encore vierge


Le soir je dormais au milieu, entre Ying et Ploy un peu en retrait, je ne suis pas un gros lard, mais ma prestance à elle seule devait sûrement créer un champ de forces contre elles


Il ne sait rien passé je vous rassure, même si quelques nuits, il m'arrivait par mégarde de me
retrouver avec un bras sur elle


On passe le début de la nuit dans des bars et des restaurants, j'ai même essayé le karaoké pour la première fois de ma vie à 20 ans, j'ai réalisé que malgré ma voix très douce à l'oral, je chantais mal


L'après-midi on fait beaucoup d'activités, Nam assure son rôle de community manager, elle nous
paye beaucoup de trucs, on s'essaie aussi à la boxe thaïe


Faut savoir que Ying avait une bonne ceinture en Taekwondo (second sport le plus pratiqué dans le pays), on se taquinait souvent pour savoir qui de mon combat de rue et de son Taekwondo serait le plus fort


On s'imaginait faire l'amour après un combat de boxe et tout l'équipement, c'était un peu un
fantasme pour nous à l'époque


Une journée on s'est essayé à la boxe, on avait un coach qui essayait de nous enseigner tant bien que mal


Moi : Chérie, sans déconner je pratique le -


Ying : Arrête de parler et enfile ton casque


J'ai du mal, je n'ai jamais frappé une fille de ma vie, mais Ying est clairement le genre de nana à
vouloir taper sur des hommes, mazette elle est cabourde


45 secs plus tard…
Règle n°3 : Ne jamais jouer les chevaliers avec les femmes
Après cette petite échauffourée où j'ai, je tiens à le dire, volontairement laissé Ying me frapper, nous sommes allé nous amuser sur l’île


Le soir Ying me câlinait dans le lit pendant que Ploy dormait, elle me susurrait des mots doux, "je
t'aimerai pour toujours Logilo"


On profite de nos derniers jours sur l’île pour nous déchaîner sur les pistes, rentrer dans un club avec 4,5 nanas


Les rosbifs et autres anglophones vous regardent avec des airs de chiens battus, à la seule force de leurs pupilles humidifiées je pouvais sentir un appel à l'aide "partage !"


Si seulement je pouvais toutes me les faire...


Je dansais avec Nam, Ying et toutes les autres, la vie était belle


Lorsque durant la nuit, sur le chemin du retour alors que nous étions tous bien alcoolisés
Bzzzz Bzzzz
Ying : Allo kha


Continue de parler au téléphone et commence à pleurer
Sous mes airs de donjuan coureur de jupons, je n'étais pas aussi éméché que je pouvais paraître, je trimballais Ploy et Nam avec moi comme deux sacs à patates


Mais je pouvais sentir ce malheur, quelque chose ne tourner pas rond avec Ying...
...


Ploy : Ne t'inquiète pas pour elle, elle est comme ça parfois


Même Ploy avait l'air de vouloir me cacher quelque chose, ce n'était pas la première fois que je
voyais Ying si étrange


Sous l'effet de l'alcool ou peut-être juste par instinct, cela m'énervait au plus haut point de voir les
personnes que j'aime pleurer


Ploy : Lo ! Attend !


Alors que j'étais dans l'angle mort de Ying, obnubilé par la conversation téléphonique qu'elle
entretenait avec cet "inconnu", j'accourus vers elle, d'un crochet d'avant bras tel un joueur de baseball
j'attrape son téléphone





Moi : Je sais pas qui vous êtes, mister or miss, je m'en tape un peu, mais il va falloir arrêter
d'appeler ma meuf pour la faire pleurer c'est compris, ça commence vraiment à me faire chier,
understand ?


Ying me repris le téléphone dans une colère sans nom


Le téléphone avait l'air d'avoir raccroché


Moi : Tu me dois quelques réponses


Ying : C'était ma mère


USODARO ! USODARO ! USODARO ! TU MENS !


Mon cerveau savait très bien que Ying me mentait, la maladresse timide de Ploy trahissait aussi ses dires


Moi : Alors raconte-moi pourquoi ta mère te fait pleurer ? ce n'est pas normal non ?


Ying : Ma mère a le sida


Ces mots raisonnés dans ma tête comme un crochet du droit dans la tempe


Le cerveau anesthésié se cognant à toutes les parois de mon crâne s'écriant "Quoi, Pourquoi,
Comment !?"


Je me foutais un peu de sa mère pour tout vous dire, par contre j'ai vite fait le constat que si sa mère est séropositive, quand est-il de moi, je l'ai fait plusieurs fois sans préservatif avec elle


Je voyais ma vie défiler sous mes yeux, je m'imaginais déjà séropositif. Alors que je badais, Nam
encore accrochée à mon épaule, nous étions déjà de retour à l'hôtel


Fond sonore de Ploy qui vomit dans les toilettes
Ying : Je te dois quelque explications Lo...


Moi : Ahh.. Je t'écoute..


Une voix intérieure me criait "Nigéro ! fuit pauvre fou !"


Ying : Ma mère vit dans une province voisine à Bangkok, elle a le sida, elle est très malade,
seulement je n'ai pas d'argent pour l'aider J'ai peur qu'elle soit mourante Lo


Moi : Mais si elle est séropositive, elle doit avoir des traitements, c'est possible de vivre
normalement avec les traitements non ?


Ying : Oui.. mais il faut de l'argent..


De nature au grand coeur, naïf ou non, c'est plus fort que moi, qu'importe si ce sont des mensonges, j'ai toujours grandi dans une éthique d'aider les autres dans le besoin


Moi : J'ai compris..


Je pars dehors, la clope au bec, j'ai sûrement dû battre le record du monde du mec qui a décuvé 3
litres d'alcool le plus vite, le temps de rejoindre une ATM alors que les piétons sont tous éméchés
Une fois de retour à l'hôtel, sans manière, refusant toute modestie, je lui jette 200 euros


Ying : Logilo..... Merci.. du fond du coeur


Moi : Prend les avant que je change d'avis, j'aurais pu m'acheter une excellente bouteille de Sky
avec ça


Elle me sourit du coin de mon regard alors que je tente tant bien que mal de calmer mes nerfs sur un marathon sponsorisé Malboro


Bon il me reste plus qu'à faire un test de VIH...


Malgré tout ça, je n'avais pas peur, ce n'était pas un pressentiment de peur, j'étais juste très très très long à réaliser l'ampleur des événements, déjà au collège lorsque je me battais pour me retrouver
avec le nez et l'arcade en sang, je m'en plaignais qu'une fois le soir après le dîner


Demain retour à Bangkok, ça sera un jour nouveau...


Sweet ?