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Avatar de DarthSyphilis DarthSyphilis
C'est la marque des faussaires de salon. Quand un type n'a rien dans le ventre, il compense avec du velours râpé, des grands mots fauchés chez les morts et une morgue d'académicien de province. Il s'enrobe de la gravité d'autrui parce que sa propre voix sonne creux dans une pièce vide. C'est lourd, oui. Insupportable comme un costume trois pièces trop large enfilé pour un enterrement.

Mais c'est la trouille qui le rend humain.

Cette sueur froide qui lui colle la chemise dans le dos quand la réalité vient réclamer l'addition. Pas des flics armés, non, bien pire que ça : des types ordinaires derrière leurs écrans qui démontent ses petits larcins phrase par phrase pendant qu'il regarde sa gloire en carton s'effondrer sur le lino. Il a voulu jouer au prophète inspiré avec des ciseaux d'écolier et un traducteur automatique. Au bout du compte, le vernis s'écaille et il ne reste qu'un pauvre diable tétanisé devant une tasse de café froid. C'est grotesque, c'est vaniteux, et c'est précisément ce qui fait battre la viande sous le costume d'emprunt.