Citation de SeigneurDesKJ
Le sujet qui t'interroges pourrait prendre une journée entière d'écriture, et pourtant ça ne serait pas assez ; nonobstant je vais répondre sur un plan global.
La société du confort :
Plus que toutes les autres préoccupations possible, la notion du confort est centrale dans la pensée de gauche. Il s'agit d'ailleurs de leur argument de défense principal, une fois que tu as fini d'éplucher les couches annexes de l'oignon : par inclusion, il faut comprendre l'absence de conflits, l'absence de tensions, l'absence de remarques...
Il s'agit d'une logique d'effacement de soi, qui passe nécessairement par la haine de soi en premier lieu : si tu te considères comme responsable et vecteur des maux du monde, alors l'idée de te laisser mourir te semble aussi juste qu'évidente ; comme si ta mort symbolique dans l'espace public d'abord, puis ta mort concrète à la fin, rembourserait une dette immatérielle et immuable à des tiers.
Cet aspect de la pensée de la gauche, c'est ce qui explique le phénomène que tu observes :
Les gens de gauche voient d'un mauvais œil une opinion contraire ou légèrement déviante car cela leur renvois une vitalité à laquelle ils ont renoncé. Dire "Je ne suis pas d'accord" c'est se mettre à exister, non plus en tant que personne, mais en tant qu'acteur dans l'espace public. Or leur mentalité les incline davantage à préférer un état mental de "paix", où ni le conflit ni le jugement ne viennent interférer avec la rationalisation de leur nihilisme. C'est l'aboutissement logique de l'effacement de soi, de ses racines, de son héritage.
Ceci n'explique que le "Comment", voici donc le "Pourquoi" :
"Pourquoi les gens de gauche sont-ils si intolérants ?" et je vais supposer que tu fais allusion à leur véhémence, voire leur colère, lorsque tout d'un coup ils explosent en lamentations vis-à-vis de ton commentaire exprimé.
Il faut comprendre que l'idée de l'inclusivité, surtout chez les gauches, ce n'est pas d'accepter tout le monde ; c'est de ne refuser personne. Il s'agit d'un monumental jeu de dupe où le premier à en critiquer les règles perds la partie, car celui-ci se surprends à vivre dans un troupeau de gens qui veulent mourir.
Or, si on ne peut refuser personne, alors on ne doit plus voir les corrélations entre acteurs et actions. C'est pour cela qu'il y a un côté médusant à observer les gauchistes se battre entre ce qu'ils voient et ce qu'ils pensent.
L'objectif du gauche c'est de vivre petitement, de vivre dans un état d'esprit proche de la mélasse ; dans une pâte molle et dodue. La contradiction, même la plus infime, c'est la fourchette qui vient se planter dans la pâte pégueuse et en change la consistance du même fait.
C'est pour cela qu'ils deviennent si volubiles lorsque, consciemment ou non, tu viens les titiller : ça les sort de cet état de béatitude et petitesse. Et en brisant ce confort, tu deviens plus qu'un adversaire, tu deviens la menace : la menace qui les obligent à observer, la menace qui les obligent à réfléchir, la menace qui les obligent à vivre.
Voilà. Bien sûr, il y a tant à dire, mais c'est un début.





Ceci n'explique que le "Comment", voici donc le "Pourquoi" :



