En 1988, Martin Pistorius, 12 ans, rentre chez lui en Afrique du Sud avec un mal de gorge et une migraine. Il ne retourne plus jamais à l'école. Son état se dégrade rapidement : il perd l'usage de ses membres, puis de la parole, et tombe dans un état végétatif. Les médecins diagnostiquent une méningite cryptococcale et une tuberculose du cerveau, puis concluent qu'il a l'intelligence d'un nourrisson de 3 mois et conseillent à sa famille de le ramener chez eux pour mourir. Mais Martin ne meurt pas. Ce que personne ne sait, c'est que vers l'âge de 16 ans, il reprend progressivement conscience. Il peut entendre, voir et comprendre tout ce qui se passe autour de lui, sans pouvoir communiquer. Pendant des années, il observe la vie se dérouler, impuissant. Un soir, après une dispute entre ses parents épuisés, sa mère lui dit : "J'espère que tu mourras." Elle ne sait pas qu'il l'entend. Il lui pardonnera. En 2001, une thérapeute remarque une "étincelle" dans ses yeux. Des tests cognitifs confirment qu'il est pleinement conscient. On lui procure un ordinateur de communication. Il réapprend à lire, à conduire, obtient un doctorat, se marie en 2009 et a 2 enfants.