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Pour revenir sur mon idée d'un dispositif permettant la mise en relation des futurs amants via leurs parents de sexe opposé ne contrevenant pas à leur exigence d'exclusivité affective sans antécédents, afin de répondre à la nécessité de concilier l’étanchéité sociale et la reproduction du modèle, tout en maximisant son caractère libéral, il suffirait de conditionner la reproduction des hommes usagers du dispositif à la publication d'un livre, et la reproduction des femmes à la publication d'un livre qui soit la critique du livre de son futur amant, authentifiée comme preuve de compréhension absolue et comme avis suprême et incontestable quant à son œuvre par ledit amant.

L'on a tenté de discréditer cette approche comme suit (notons que l'auteur de cette tentative n'avait pas connaissance de tout mon système éthique, ce qui explique les aberrations telles que la référence à l'administration française, puisque je m'étais contenté de dire par facilité de langage que « la reproduction d'un homme devrait être conditionnée à… », à la façon dont on prêche un idéal et non à la façon dont on propose un service, ce qui est évidemment contraire à ma pensée, vous verrez ensuite que ma réponse se concentre donc sur les supposés dysfonctionnements intrinsèques de ma méthode eut égard aux problématiques qu'elle entend solutionner, indépendamment de sa portée clientélistique, quitte à tenir sans précautions supplémentaires l'administration française pour instance habilitée à désigner les concernés dans le cadre de ma démonstration, et ma réponse ne prend en compte aucune mesure d'étanchéité sociale, ce qui illustre les vertus de ma méthode d'entremise par livres interposés au-delà même du modèle social précis que j'appelle de mes vœux, et même si par immense malheur nous étions forcés à des compromis) :

« Idée de merde, ça prend pas en compte les contournements de système.
Si je veux, j’écris une version de Tchoupi à la plage en remplaçant Tchoupi par un personnage de mon cru (que pour la forme, je vais appeler Morglukl). Je vais faire de jolies illustrations pour mon livre de 15 pages, comme des bonshommes bâtons, et l’auto-éditer en 3 exemplaires : un pour moi (parce qu’il est beau mon Morglukl à la plage), un pour ma femme (pour qu’elle en fasse la critique et parce qu’il est beau mon Morglukl à la plage), et un pour l’administration française (pour qu’il soit validé comme livre écrit et parce qu’il est beau mon Morglukl à la plage).
Ensuite ma femme va écrire un livre de critique, mais franchement je peux l’écrire pour elle vu le niveau, de toute façon ça dépassera pas la soirée, ce sera un livre qui dit : Morglukl est une version VIP de Tchoupi, ce livre est à acheter absolument pour les enfants. Elle le fera en 3 exemplaires, pour les mêmes raisons.
Nous pourrons donc procréer. »

Voici ma réponse :

« Il n'y a aucun problème à ce que ce soit Tchoupi et Doudou, cela permet de savoir sans équivoque à qui on a à faire.

Si vous n'avez aucun problème, lorsqu’on vous demandera : et vous ? Sur quoi repose votre union ? à répondre : Tchoupi et Doudou, aucun malentendu n'est permis sur le sérieux avec lequel vous concevez votre union. Justement, le contenu des livres propres à chacun et ce qu'il valide de l'autre est la mesure de son engagement (et de la qualité probable de l'enfant). Si vous demandez à quelqu'un : Et toi, tes parents, comment ils t'ont eu ? Et qu'il vous répond : Tchoupi et Doudou, alors cette personne devra y aller très fort pour contrebalancer l'a priori que j'aurai par sa propre production si elle me veut absolument. Cependant, sa plaie est résorbable en une seule génération si jamais la créature de Tchoupi et Doudou s'avère être un génie. Toutes les vertus de la discrimination sociale sans les injustices. » On ne peut pas m'accuser de ne pas être grand seigneur au dernier degré bien qu’élitiste au dernier degré. En fait, il n'y a que moi qui applique l'adage : « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins », ce qui ne peut passer ni par la collectivisation des moyens de production d'une pseudo-espèce donnée mais seulement, éventuellement, d'une réelle espèce, ni par la redistribution des richesses, l'évaluation des besoins étant toujours arbitraire, sauf à considérer un but obligatoire vis-à-vis duquel mesurer des résultats : à considérer des esclaves en somme.

Presque identifiée, souvent, au nom générique de Science et, en somme, au ciel platonicien des idées de nos jours, le système de publication scientifique moderne basée sur la revue par les pairs, fut initialement une création d'Henry Oldenburg, avec le lancement du Philosophical Transactions of the Royal Society en 1665. Les publications scientifiques étaient auparavant dispersées et il n'existait aucun mécanismes propre à les conglomérer en un corpus aisément navigable, ni aucun critère pour présumer du sérieux d'une publication en particulier. De la même façon, une autre idée céleste, la possibilité d'une certitude amoureuse malgré l'Humanité, sera accomplie sous la forme d'une maison d'édition dont les auteurs sont publiés sans condition sauf une : rester dans la limite d’une seule publication pour la vie.

Auto-édit :
De la notion de bonheur précédemment développée, découle celle de ce qu'est et n'est pas un palliatif.

Il est indifférent en soi d'user ou pas de palliatifs, la non-réalisation des critères de bonheur signifiant qu'il n'y a rien à perdre, rien à sauver, et dans le cas de mon espèce, qui est indexée sur les questions d'exclusivité affective, que tout est fichu à jamais. Indifférent dans la stricte limite de ce qui suffit à ne pas avoir l'humeur basse au point de ne plus estimer si impératif d’investir dans l'éternité par une aigreur si continue qu'elle finit par se diriger contre soi-même, mais ne procure pas non plus un contentement présent propre à faire oublier, renier le sens de la souffrance. Nous ne voudrions à aucun prix nous apaiser, car ce qui cause la souffrance est ce qui doit être éradiqué, et la souffrance n'est autre que le moyen de garder le regard dirigé droit sur cette cause. Il faut souffrir autant que possible jusqu'à un certain seuil, à partir duquel la souffrance décourage : ne pas dépasser ce seuil est le sens des palliatifs, dont l'usage de surcroît ravive l’obsession pour la cause de la souffrance et la gratitude envers la souffrance en étant regretté.

Un palliatif est ce qui serait banni si les conditions de bonheur, ou « points essentiels » étaient remplis, selon les critères définissant notre espèce au sens que nous avons expliqué. Donc coucher avec quelqu'un en tant que palliatif n'a pas été hypocrite en réalité dans la mesure où mes conditions de bonheur ne sont pas remplies. Les plaisirs qui ne seraient pas bannis dans le cas où les conditions de bonheur seraient remplies sont des points non-essentiels, donc pas des palliatifs. Par exemple, dans le cas où mes conditions de bonheur seraient remplies, ma consommation d'alcool ou toute autre substance psychoactive ne seraient pas bannie, elle n'est donc pas un palliatif mais un plaisir annexe au bonheur éventuel (« éventuel », bien sûr à ce stade il est exclu par définition que mes conditions de bonheur soient un jour remplies), et en l'occurrence un plaisir complémentaire aux palliatifs, sans compter l’éventuel effet stimulant de la productivité.

J'aime manger des fraises, mais je ne suis pas malheureux sans jamais discontinuer l'espace d'une seconde si je n'en ai pas : mon espèce n'est pas indexée sur le goût des fraises.

La découverte de ma solution infaillible au problème général de l’Amour, m’a accessoirement donné une opinion plus tranchée des déviances sexuelles, et par déviance j'entends fantasme au sens le plus large et sans exception. Auparavant, mon point de vue consistait essentiellement à éviter de faire de mon dégoût une condamnation. Je me cantonnais donc à approuver la morale en vigueur, selon laquelle l’intimité partagée devrait être une zone de non-droit, mais je sentais bien que quelque chose clochait, ou plutôt que quelque chose restait, par principe,en suspens. Je crois toujours à l'intimité partagée comme une zone de non-droit, mais cela ne doit pas nous empêcher d'inspecter la nature des déviances dès lors qu'elles ont, hélas, fait jusqu'ici l'objet d'une grande accessibilité à nos consciences, l'appareil critique nécessaire nous faisant défaut.

Mais en fait je me suis dit un truc, une déviance c'est une envie sexuelle inspirée d'une situation qui de base est non-sexuelle :Cligne:

Et donc réciproquement si tu importes des concepts de ta vie sociale dans ta sexualité ça veut dire que automatiquement tu importes des concepts de ta sexualité dans ta vie sociale :Cligne:

Et donc les fantasmes quels qu'ils soient sont la raison des comportements de prédation sexuelle, et tout fantasmes conduit nécessairement au moins à des ambiguïtés dans la vie sociale ce qui est intolérable :Cligne:

Conclusion l'envie doit coïncider au moment de l'acte, toute pensée sexuelle non-réalisée immédiatement relève de la culture du viol :Cligne:

Par exemple planifier une drague est intolérable. Être pris d'envie accidentellement au cours d'une conversation devrait pousser à le verbaliser puis à se casser sans préavis et sans dire au revoir sauf proposition d'acte sur le champ