Retour au sujet

Avatar de ZeroRien ZeroRien
Tout d'abord voici la formule du bonheur, c'est-à-dire non pas un luxe mais au contraire la condition sine qua non sans laquelle une vie est ratée, la chance unique que l'on a de l'accomplir (de dépenser sa virginité à bon escient), gaspillée. Il faut bien comprendre qu'il n'y a du bonheur d'untel qu'un degré zéro et un degré un, et pour cause, chacun, tout unique qu'il fut dans un environnement où tout lui fut étranger, est avant tout et surtout nulle autre chose que ceci : la brique fondamentale d'une société virtuelle d'êtres semblables, qui est son SEUL milieu naturel en dépit même de son inexistence dans les cas où il lui arrive de se heurter à la contradiction sur des points qui le touchent ou bien que la non-contradiction dont il « bénéficie » est motivée par la peur.

Il faut donc :

1) naître

2) grandir dans un environnement fermé, exempt de la moindre femme ou fille autre qu'ascendant en lignée directe, ce qui exclut y compris soeurs, cousines, tantes etc.

3) se voir présenter une femme élevée dans les mêmes conditions, pour garantir une absence totale du moindre émoi préalable à l'égard d'un seul représentant du « sexe opposé », puis vivre cloîtré avec elle de sorte que ni elle ni vous n'ait plus jamais affaire à quiconque ne resultât pas de votre union

Vous comprendrez aisément pourquoi ce modèle de vie idéale qui est pourtant gravé à la racine la plus fondamentale de notre nature ne s'est jamais vu accompli.

1) il suppose une totale autonomie alimentaire

2) ce modèle social ayant vocation à garantir une étanchéité sociale absolue du foyer, les conditions de sa mise en place sont difficilement compatibles avec sa reproduction étant donné que trouver des partenaires à ses enfants lorsqu'ils auront grandi doit a priori passer par le fait de garder contact avec d'autres couples observant la même pureté jusqu'au moment où ils seront également parents.

Nous pouvons néanmoins imaginer, par exemple, des lieux où l'on déposerait du courrier ne pouvant être délivré qu'à des filles vierges si l'on est la mère d'un garçon, et qu'à des garçons vierges si l'on est le père d'une fille. Il devrait être rédigé et consulté sur place, puis brûlé. Lorsque mères et jeunes filles ou pères et jeunes hommes se seraient choisis, ils pourraient tous deux appuyer sur un bouton qui validerait leur choix, ce qui leur donnerait une clé chacun pour accéder à un sas par deux portes d'entrée différentes, lequel s'ouvrirait par une porte de sortie pour les laisser repartir ensemble lorsque les clés seraient reposée à un endroit dédié. Note : cette solution n'est pas élégante, elle convient à mon espèce et à d'autres en particulier dans le cas de sa mise en place mais ne semble pas donner assez confiance aux premiers usagers dans le fait que d'autres afflueront à leur suite générations après générations. C'est la première que j'avais imaginé provisoirement, simplement pour montrer l'exemple en quelque sorte, quant au fait que la gravité du problème nous interdit toute résignation et que l'exercice d'analyse auquel nous nous livrons n'a de sens qu'en tant qu'elle doit appeler des solutions techniques.

L'objection suivante vous vient donc certainement à l'esprit :

- C'est faux, car tout le monde ne veut pas ça.

Il est vrai que cette volonté n'est pas universelle. De même, il est des animaux qui ne peuvent pas respirer sous l'eau, et d'autres qui ne peuvent respirer QUE sous l'eau. Des herbivores, des carnivores, des voyants et des aveugles.

Mais quiconque diffère de moi sur ce point n'est pas de mon espèce. Le critère qui fonde une espèce est la circulation sans friction de l'information entre les individus qui la composent, or combien de fois avez-vous été choqué par la différence de sensibilité de quelqu'un que l'on avait donné pour humain, comme l'on VOUS avait donné pour humain, au point qu'elle suscite votre détestation ? Le débat démocratique est profondément pervers en ce qu'il détermine à l'avance sur quelle somme d'individus devra s'appliquer un traitement unique, essentialisant ces individus sous une même bannière quelle qu'elle soit de façon non-contractuelle, et cherche dans un second temps seulement à déterminer de quel traitement il doit s'agir, tandis que le sens intrinsèque du fait d'exposer ses idées est précisément son contraire : trier ses pairs des ÉTRANGERS ABSOLUS ; ceux qui sont déjà d'accord de ceux qui ont la moindre réserve.

Auto-édit :
Lorsque j'ai expliqué à une vieille dame d'une association catho pour les pauvres que ceux qui n'étaient pas satisfaits du résultat des élections n'avaient qu'à se choisir un président rien que pour eux et laisser les autres avec le leur, elle m'a dit que non, que c'était du fascisme. À ce que je sache, Mussolini n'a pourtant pas laissé le choix à chaque italien présumé de vivre ou non sous son autorité. Tout dans l'Etat, rien en-dehors de l'Etat, rien contre l'Etat, cette devise encapsule précisément tout ce sans quoi je ne saurais au juste contre quoi avoir quelque grief. Le culte du chef n'implique pas du tout la force par essence, pourquoi comparer systématiquement ce qui s'oppose à la démocratie représentative à l’idéologie qui fut la matrice de l'autoritarisme répressif de toutes les dictatures du XXe siècle ? La démocratie et la dictature ne sont pas du tout des contraires, elles sont les deux faces d'une même pièce, elles ont l'essentiel en commun : elles commencent par désigner une somme d'individus comme sujet du droit, et ensuite seulement s'inquiètent de ce en quoi consistera ce droit. À côté de cette donnée centrale, savoir si c'est à un seul homme ou à plusieurs, ou bien à tous, pour une durée prédéterminée ou ad vitam, héréditaire ou pas de décider de la loi, ou bien jusqu'à la teneur de la loi elle-même, tout cela devient presque anecdotique. Voici ce qui est véritablement contraire à tous ces contraires qui n'en sont pas du tout, la seule façon légale de promulguer une loi : l'écrire, la déclarer immédiatement active et la lâcher dans la nature comme une bouteille à la mer. Ceux qui sont contre « le système » font partie de ceux qui décernent le titre de système. Allons, Macron est un influenceur comme un autre ! Il fait des vidéos dans sa chambre… quoi d'autre…

Je suis d'accord pour dire que les nationalismes locaux sont un outil anti-impérialisme mais n'est-il pas plus pertinent de dire que « la liberté des peuples de disposer d'eux-mêmes », c'est souvent surtout le nom de code de la liberté des chefs de disposer des autres ? Quid d'un « peuple » dont certains membres ne veulent pas en faire partie ? Est-ce encore seulement un peuple quand il reconnaît ses membres indépendamment de leur souscription ? Bien sûr que non. Il n'y a pas, soit dit en passant, en ce sens, de peuple français, quelque soit l'ouverture qu'il eut ou pas à l’assimilation d’immigrés.

D'ailleurs, la condition qui fait d'un peuple un peuple (appartenance sous réserve de validation unanime des concernés sur leurs cas propres et tout autre cas) est strictement incompatible avec l'attachement définitif de ce peuple à un territoire déterminé, bien que la sédentarité stratégique à des fins d'auto-conservation face à une adversité provisoire soit un droit auquel il est assez facile de remplir les conditions d'accès, mais dont le risque d'être rendu caduc pour tous par les agissements d'un seul de ses membres est positivement fonction de la taille des effectifs.

Quiconque diffère de moi SUR CE POINT n'est pas de mon espèce. Les goûts de chaque individus sont répartis en deux catégories :

- les points essentiels
- les points non-essentiels

Les points essentiels sont ceux en l'absence desquels on ne peut pas se reconnaître en lui. Sans lesquels il nous est, qu'il le veuille ou non, un étranger absolu.

Les points non-essentiels sont ceux sur lesquels un autre individu peut différer sans que cela n'affecte notre possibilité de nous reconnaître en lui. Ex : J'aime les fraises, mais le fait que quelqu'un n'aime pas les fraises n'a aucun impact sur ma possibilité de me reconnaître en lui. Cependant je ne peux pas être de son espèce si c'est essentiel pour lui.

Nous appelons socialicide le débat des points « véritablement » essentiels. « Véritablement », c'est-à-dire débattus pour une somme d'individus dont on a décidé à l'avance de qui elle comprenait, avant même, éventuellement, d'en chercher « scientifiquement » le dénominateur commun. Le débat est un véridicisme, ou réalisme, et le réalisme est un socialicide. Nous appelons anti-science le socialicide, le socialisme, le véridicisme, le réalisme.

Le Mythe de l'Espèce, du nom que je me permets de détourner par ailleurs parce que c'est un formalisme erroné mais une méprise des choses bien réelles dont nous parlons, vestige du créationnisme même chez les scientifiques les plus athées, est la croyance en des catégories d'individus au sein desquelles il peut certes exister une telle variété de caractères non-essentiels, mais auxquelles l'on appartiendrait par des critères dont le caractère essentiel serait situé au-delà de notre évaluation. Demandez à un humain de citer les critères d'humanité, il en sera bien incapable, mais possède néanmoins une certitude inébranlable de pouvoir reconnaître un humain quand il en voit un, soit-il par exemple haut d'un mètre vingt tandis quil ne considère pas cette taille comme étant utile à sa reconnaissance puisque peu représentée dans le champ d'inclusion permis par l'ambiguïté de la catégorie dont il présume l'existence. Il lui est particulièrement commode, cependant, d'exclure par des critères essentiels. Un être ailé ne peut pas être un humain, contrairement à un être petit... mais à quel point ? Dix centimètres, c'est toujours humain ? Seule l’expérience du contact d’un tel être avec l’être humain renseignerait sur sa possibilité ou non d’humanité. Jusque là, il n'y a pas de problème. Mais si le « nain » (sous-enrtendu l'humain nain) voulait faire de sa taille le critère essentiel de son espèce ? Il apparaîtrait alors qu'en tant que nain, son inclusion d'origine étrangère comme humain est une volonté de tenir fondamentalement tout ce qu'il est pour non-essentiel, son existence pour ce qu'elle a de plus saillant selon lui et, ne nous mentons pas, selon les humains, comme devant lui être anecdotique à lui-même. Cette même condamnation biologique par l'inclusion législative s'opère en tout ce qui est français, comme dans l'antiracisme pan-esclavagiste de l'école républicaine, qui prive tout les élèves du même temps d'exposition au soleil, tandis que ceux-ci auront le plus de difficulté à compenser le déficit induit en vitamine D a fortiori qu'ils sont le plus « noirs ».