Citation de Epique
Citation de shoahnanasLe nez de phinx détruit parce que c'était un nez épaté.


https://fr.wikipedia.org/wiki/Sphinx_de_Gizeh
La légende voulait que le nez du sphinx ait été détruit par un boulet de canon mal tiré des soldats de Bonaparte lors de la campagne d'Égypte. Quand on connaît le travail effectué par Bonaparte pour répertorier toutes les manifestations artistiques d'Égypte, on se rend compte du caractère purement légendaire de ces affirmations39. En 1995, le militant suprématiste noir américain Louis Farrakhan reprend cette légende, dans un contexte afrocentriste, estimant que « La suprématie des Blancs a conduit Napoléon à détruire le nez du Sphinx parce qu'il rappelait trop la majesté de l'homme noir »40.
Les historiens ont longtemps considéré que les responsables de la mutilation du nez du sphinx étaient les Mamelouks, qui ont occupé l'Égypte pendant plusieurs siècles avant d'être battus par les troupes de Bonaparte et qui ont utilisé le sphinx comme cible pour leurs exercices de tir de canon. Des gravures datant d'avant la campagne d'Égypte montrent d'ailleurs le sphinx dépourvu de son nez41, ce qui confirme que la mutilation a précédé l'arrivée des soldats français42.
En 1980, l'historien allemand Ulrich Haarmann43, s'appuyant sur les témoignages de plusieurs auteurs arabes du Moyen Âge (comme Rashidi et Ahmad al-Maqrîzî qui décrit le Sphinx comme le « talisman du Nil » favorisant la saison des inondations), a révélé que le visage du Sphinx fut endommagé en 1378 par Mohammed Sa'im al-Dahr, un soufi iconoclaste originaire du khanqah de Sa'id al-Su'ada qui voulait détruire ce qu'il considérait comme une idole païenne (les paysans égyptiens donnant des offrandes à cette idole pour favoriser leurs récoltes), s'attaquant (tout seul) en particulier au nez et aux oreilles44. Mohammed Sa'im al-Dahr fut pendu pour vandalisme avant que sa dépouille ne fût brûlée par ces mêmes paysans égyptiens, devant le sphinx.
L'étude archéologique complète effectuée par l'archéologue Mark Lehner9, montre des traces très nettes de destruction par outil (fissure au niveau de la racine du nez et entaille près du bord externe de la narine gauche) à une époque qui se situerait entre le IIIe et le Xe siècle
