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Avatar de Smaragd Smaragd
Au sujet d’un de ses personnages féminins, D’Annunzio a pu écrire
(dans II Fuoco) : « Comme si tout le corps de la femme avait emprunté la
qualité d’une bouche suçante ». Ce phénomène ne se vérifie pas sur le seul
plan subtil, au point qu’on est amené à voir dans la pratique érotique de la
fellation le geste qui exprime peut-être le plus l’essence ultime de la nature
féminine. En réalité, les Anciens avaient déjà reconnu une participation
spéciale et active de la femme à l’étreinte, et Aristote parla de sa façon
d’aspirer le fluide séminal. Reprise vers le milieu du siècle dernier par
Fichstedt, cette théorie est aujourd’hui jugée exacte, pour ce qui est de
l’aspect physiologique, par de nombreux auteurs : on admet l’existence de
contractions rythmiques du vagin et de l’utérus, qui font penser à une
aspiration ou à une succion, à un automatisme spasmodique possédant un
péristaltisme spécifique, fondé sur des ondes toniques spéciales à rythme
lent. Mais ce comportement somatique ne saurait être observé actuelle-
ment que dans les cas où la femme présente un degré élevé de
sexualisation.


Julius Evola, La Métaphysique du Sexe