Je suis doctorant, dans un domaine relativement théorique et où les promesses d'applications révolutionnaires sont les principales sources d'investissement : l'informatique quantique. La course à la construction du "premier ordinateur quantique" (ou plutôt de la démonstration de la suprématie quantique) est aussi ce qui pousse les gouvernements à investir des milliards dans un "plan national quantique".
Perso depuis que je bosse dedans j'y crois moyen. Et surtout, la science ne me motive plus autant qu'avant. Là je le vois plutôt ça comme charbonner un truc théorique, en trouver une application pour 1) en faire une start-up ou 2) rejoindre une boite qui a les moyens de le développer. Mais même, être à la pointe de la technologie quantique, ça ne me dis plus rien, c'est trop lointain.
Donc j'ai encore 2.5 années à tenir sans trop kiffer mon domaine, ni l'industrie (de la recherche) ahi. Comme je suis, mine de rien, payé, au SMIC certes, mais payé, je me demande si je ne ferais pas mieux, pour ma santé physique & mentale, de profiter de ce salaire stable et de mes horaires ultra-libres pour juste faire tout ce qui me fait kiffer : faire du sport, développer des projets informatiques assez poussés en cryptographie/me mettre à l'IA, faire qqch de concret, et comme side project avancer sur mon doctorat. C'est quand même un domaine que j'aime bien, donc je le ferais en majorité dans ma journée, confortablement assis dans le bureau en sirotant un bon café, discutant avec des gens cultivés scientifiquement, rencontrer des gens du monde entier, etc. Mais en faire mon projet principal de vie : hors de question.
Mais ça m'inquiète légèrement, car le doctorat est une phase "unique". J'ai encore accès à l'enseignement beaucoup plus facilement qu'un post-doctorant par exemple, beaucoup de choses me sont facilitées. J'ai peur de rater des choses de par ma démotivation peut-être temporaire. Peut-être des rencontres importantes dans le milieu : dans la recherche, ou dans l'établissement prestigieux où j'étudie. Louper de justesse de me démarquer des autres chercheurs et louper une opportunité d'enseignement, d'écriture dans une revue, dans un livre, ...
J'écrivais pour poser une question mais j'en ai plus vraiment au final. Perso je penche pour privilégier la diversification de ce que je fais : sport, bonne nourriture, développements techniques/production, eeeet la recherche/l'écriture. Ca semble meilleur pour la santé. Plutôt que de tout miser sur la recherche dans une phase où je n'aime pas trop ça.
mais comme la discussion était entre moi et moi-même jusqu'à présent, il serait intéressant de l'étendre à d'autres esprits, n'est-il pas ? je suis ouvert aux discussions, c'est un forum après tout
Perso depuis que je bosse dedans j'y crois moyen. Et surtout, la science ne me motive plus autant qu'avant. Là je le vois plutôt ça comme charbonner un truc théorique, en trouver une application pour 1) en faire une start-up ou 2) rejoindre une boite qui a les moyens de le développer. Mais même, être à la pointe de la technologie quantique, ça ne me dis plus rien, c'est trop lointain.
Donc j'ai encore 2.5 années à tenir sans trop kiffer mon domaine, ni l'industrie (de la recherche) ahi. Comme je suis, mine de rien, payé, au SMIC certes, mais payé, je me demande si je ne ferais pas mieux, pour ma santé physique & mentale, de profiter de ce salaire stable et de mes horaires ultra-libres pour juste faire tout ce qui me fait kiffer : faire du sport, développer des projets informatiques assez poussés en cryptographie/me mettre à l'IA, faire qqch de concret, et comme side project avancer sur mon doctorat. C'est quand même un domaine que j'aime bien, donc je le ferais en majorité dans ma journée, confortablement assis dans le bureau en sirotant un bon café, discutant avec des gens cultivés scientifiquement, rencontrer des gens du monde entier, etc. Mais en faire mon projet principal de vie : hors de question.
Mais ça m'inquiète légèrement, car le doctorat est une phase "unique". J'ai encore accès à l'enseignement beaucoup plus facilement qu'un post-doctorant par exemple, beaucoup de choses me sont facilitées. J'ai peur de rater des choses de par ma démotivation peut-être temporaire. Peut-être des rencontres importantes dans le milieu : dans la recherche, ou dans l'établissement prestigieux où j'étudie. Louper de justesse de me démarquer des autres chercheurs et louper une opportunité d'enseignement, d'écriture dans une revue, dans un livre, ...
J'écrivais pour poser une question mais j'en ai plus vraiment au final. Perso je penche pour privilégier la diversification de ce que je fais : sport, bonne nourriture, développements techniques/production, eeeet la recherche/l'écriture. Ca semble meilleur pour la santé. Plutôt que de tout miser sur la recherche dans une phase où je n'aime pas trop ça.
mais comme la discussion était entre moi et moi-même jusqu'à présent, il serait intéressant de l'étendre à d'autres esprits, n'est-il pas ? je suis ouvert aux discussions, c'est un forum après tout