Dans le discours racialiste, en particulier celui des scientifiques et des écrivains occidentaux de l'époque des Lumières, le nez romain est considéré comme un marqueur de beauté et de noblesse[7], mais la notion elle-même apparaît très tôt chez Plutarque, dans sa description de Marc-Antoine[8]. La prétendue science de la physiognomonie, populaire à l'époque victorienne, a fait du nez "proéminent" un marqueur de l'aryanité : "La forme du nez et des joues indiquait, comme l'angle du front, le statut social et le niveau d'intelligence du sujet. Un nez romain était supérieur à un nez retroussé dans sa suggestion de fermeté et de puissance, et des mâchoires lourdes révélaient une sensualité et une grossièreté latentes"