Cette non-linéarité contraint les hybrides à dévier de la valeur moyenne de leurs parents, ce qui conduit à leur meilleure vigueur. En utilisant les modèles mathématiques développés en macro-écologie pour décrire les variations de performance des individus selon leur masse – dits modèles allométriques – cette approche a permis de prédire jusqu’à 75% de l’amplitude de l’hétérosis. À titre de comparaison, la distance génétique entre les parents explique au mieux 7% de l’hétérosis. Les résultats de cette étude corroborent donc le modèle initialement proposé par Wright/Fiévet et al. à l’échelle cellulaire, et suggèrent que l’émergence de l’hétérosis est une propriété intrinsèque de la géométrie des relations entre caractères phénotypiques, à différentes échelles d’organisation. En outre, cette étude montre le potentiel de l’approche pour prédire la vigueur des hybrides,<i> aussi bien chez les espèces végétales qu’animales. Dans le companion paper qui accompagne cette publication, l’auteur évoque « l’élucidation d’une énigme vieille d’un siècle en génétique »</i>
https://www.inee.cnrs.fr/[...]rd-sur-la-vigueur-hybride
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