Ràv mais y'a un truc qui me flingue, ils ont tous la même position de repos.
Ils s'appuient de l'avant-bras placé à l'horizontal contre une chose quelconque, nettement penchés vers l'avant et légèrement sur le côté mais le visage relevé vers leur interlocuteur et vaguement alerte, avec l'autre bras reposant contre la hanche par le poignet, qui semble cassé et retourné dans une position physiologiquement impossible, le pouce toujours saillant et bien visible. Une jambe est parfois croisée par devant l'autre lorsque l'immobilité promet d'être longue. Ils écoutent alors, généralement la description d'un client, et ponctuent son discours de toute une série de subtils hochements de tête, d'une véritable démonstration de prouesse dans l'art du froncement de sourcils, d'un assortiment de moues variées : tantôt sceptiques, tantôt peinées, parfois compatissantes ; et enfin, d'un florilège de grognements polis, délivrés de la façon qu'il convient et de celle que l'on attend presque d'hommes de leur espèce, d'exclamations surprises ou incrédules – d'ordinaire face au travail, qui n'est jamais autrement que déplorable si on les en croit, de leurs prédecesseurs – et d'un ouragan de soupirs contenus.
Le tout dans une inamovibilité parfaite du corps, à l'exception seule de la tête, qui se retourne éventuellement pour aboyer à quelque subordonné qu'il utilise les mauvais outils ou lui rappeler dans des termes fleuris la marche inarrêtable du temps et les déboires logistiques qui l'accompagnent.
Edit : j'ai omis de le préciser mais, d'évidence, côté vêture, le pantalon cargo délavé, lea chaussures de sécurité tridome et le t-shirt à l'effigie de l'entreprise sont des indispensables.
Bon, au départ je voulais juste parler d'un détail de merde mais je me suis retrouvé sans le savoir à faire le Zola de fond de tiroir.

Ils s'appuient de l'avant-bras placé à l'horizontal contre une chose quelconque, nettement penchés vers l'avant et légèrement sur le côté mais le visage relevé vers leur interlocuteur et vaguement alerte, avec l'autre bras reposant contre la hanche par le poignet, qui semble cassé et retourné dans une position physiologiquement impossible, le pouce toujours saillant et bien visible. Une jambe est parfois croisée par devant l'autre lorsque l'immobilité promet d'être longue. Ils écoutent alors, généralement la description d'un client, et ponctuent son discours de toute une série de subtils hochements de tête, d'une véritable démonstration de prouesse dans l'art du froncement de sourcils, d'un assortiment de moues variées : tantôt sceptiques, tantôt peinées, parfois compatissantes ; et enfin, d'un florilège de grognements polis, délivrés de la façon qu'il convient et de celle que l'on attend presque d'hommes de leur espèce, d'exclamations surprises ou incrédules – d'ordinaire face au travail, qui n'est jamais autrement que déplorable si on les en croit, de leurs prédecesseurs – et d'un ouragan de soupirs contenus.
Le tout dans une inamovibilité parfaite du corps, à l'exception seule de la tête, qui se retourne éventuellement pour aboyer à quelque subordonné qu'il utilise les mauvais outils ou lui rappeler dans des termes fleuris la marche inarrêtable du temps et les déboires logistiques qui l'accompagnent.
Edit : j'ai omis de le préciser mais, d'évidence, côté vêture, le pantalon cargo délavé, lea chaussures de sécurité tridome et le t-shirt à l'effigie de l'entreprise sont des indispensables.
Bon, au départ je voulais juste parler d'un détail de merde mais je me suis retrouvé sans le savoir à faire le Zola de fond de tiroir.

