Retour au sujet

Avatar de Barako18 Barako18
https://twitter.com/Fergh[...]tatus/1697891960474792248
Apercite https://twitter.com/FerghaneA/status/1697891960474792248


Illustration du mot "pavé"
par un assimilationniste magrebx anti islam
un cousin d'anto surement
https://image.noelshack.com/minis/2018/13/6/1522530708-jesusgif.png


Ferghane Azihari 🌐
@FerghaneA
Le procĂšs de l’islam est souvent dĂ©signĂ© comme le produit d'une obsession maladive par des gens sincĂšres qui ignorent tout du dĂ©plorable Ă©tat des lieux du monde musulman et des idĂ©ologies mortifĂšrent qui le gouvernent. VoilĂ  l'occasion de faire le point pour les gens « de bonne foi » qui veulent en savoir plus.

L'islam est revendiqué par environ 1,8 milliard de personnes réparties dans une multitude de pays, mais qui forment une majorité dans une cinquantaine de nations dans le monde.

Dans cette cinquantaine de pays, la norme est du cÎté de la tyrannie tandis que la liberté est l'exception. Les pays musulmans les plus libres doivent davantage leur salut à leur proximité avec la culture européenne qu'autre chose (figure 1)

Liberté de conscience et d'expression. Cette liberté est pratiquement inexistante dans la plupart des sociétés musulmanes. Selon le chercheur américain Ahmet T. Kuru, 32 des 71 pays qui répriment le « blasphÚme » sont majoritairement musulmans.

Le blasphĂšme est officiellement passible de mort dans des pays variĂ©s comme l'Iran, le Pakistan, la Mauritanie, l'Arabie saoudite... MĂȘme dans les États oĂč le blasphĂšme n'est pas officiellement passible de mort, on n'est jamais totalement Ă  l'abri qu'un mahomĂ©tan zĂ©lĂ© sorte de nulle part pour faire le sale boulot lui-mĂȘme.

MĂȘme remarque pour l'apostasie (le fait de renoncer Ă  la superstition). La moitiĂ© de la cinquantaine des pays Ă  majoritĂ© musulmane trainent devant les tribunaux les gens qui quittent l'islam.

À l'exception de l'Inde et du NigĂ©ria (qui disposent de majoritĂ©s musulmanes dans certaines juridictions), tous les pays qui rĂ©priment l'apostasie sont Ă  majoritĂ© musulmane. Comme avec le blasphĂšme, mĂȘme lorsque le lĂ©gislateur se montre conciliant, l'apostat n'est pas Ă  l'abri d'un assassinat clandestin par des individus solitaires ou des foules haineuses.

C'est que l'islam ne reconnaĂźt pas un « monopole de la violence lĂ©gitime ». Le Coran dĂ©peint les musulmans comme une communautĂ© supĂ©rieure au reste du genre humain et les invite Ă  « ordonner le bien et Ă  interdire le mal » eux-mĂȘmes. Ce qui fait que nous sommes en prĂ©sence d'une secte qui pratique une « tyrannie dĂ©centralisĂ©e ».

Loin d'ĂȘtre un dĂ©voiement des textes - comme on l'entend souvent chez des gens plus pressĂ©s de cultiver l'ignorance de l'islam que d'Ă©clairer le public sur sa cruautĂ© - ces crimes sont conformes Ă  la lettre et Ă  l'esprit des textes dont les fanatiques se revendiquent.

Le Coran regorge d'appels au meurtre contre les infidÚles. Tandis que les légendes hagiographiques (qui font l'éloge de Mahomet et le présentent comme le sceau des prophÚtes) le dépeignent fiÚrement comme un chef de bande qui n'hésite pas faire couler le sang de ses critiques.

Petite parenthÚse : Le pire étant que ces récits légendaires n'ont aucune base historique solide. Ils ont été compilés de maniÚre arbitraire plus d'un siÚcle et demi aprÚs la mort supposée de Mahomet. Les islamologues soupçonnent les compilateurs de ces traditions - et leurs donneurs d'ordre - d'avoir inventé ces récits prophétiques pour augmenter le prestige de pratiques préexistantes, asseoir leur pouvoir et pour inventer une figure capable de « concurrencer » les héros des autres monothéismes alors présents dans l'Antiquité tardive. On pense au judaïsme et, surtout, au christianisme, contre lequel le premier empire islamique va construire son identité en frappant par exemple des piÚces de monnaie contenant des slogans hostiles au dogme de la trinité. Non seulement, les inventeurs de ces traditions étaient familiers avec les écritures chrétiennes (bien plus humanistes malgré leurs défauts), mais ils ont fait délibérément le choix de leur opposer un personnage largement fantasmé et fiÚrement dotés de traits barbares et sanguinaires. Fin de la parenthÚse.

Le libre exercice de la pensĂ©e n'est pas la seule chose essentielle qu'on rĂ©prime dans le monde musulman. La gent fĂ©minine est assignĂ©e Ă  un statut subalterne. LĂ  oĂč le droit religieux est en vigueur, les femmes sont astreintes Ă  l'obĂ©issance de la gent masculine et subissent une multitudes de discriminations politiques, Ă©conomiques et sociales. Il en va de mĂȘme des minoritĂ©s culturelles, religieuses et sexuelles. Ce qui fait dire Ă  l'Ă©crivain algĂ©rien Kamel Daoud que « lĂ  oĂč les musulmans sont minoritaires, ils sont obsĂ©dĂ©s par les droits des minoritĂ©s, lĂ  oĂč ils sont majoritaires, les minoritĂ©s n'ont plus aucun droit ».

Djihadisme. Les Européens vivent depuis quelques temps sous la peur de la menace djihadiste. On oublie cependant que les musulmans en sont la premiÚre victime. Selon la Fondapol présidé par
@DominiqueReynie
, entre 1979 et mai 2021, on recense 48.035 attentats islamistes dans le monde, qui ont provoquĂ© la mort d’au moins 210.138 personnes. Le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord, l’Asie du Sud et l’Afrique subsaharienne ont concentrĂ© 95,7 % des attentats islamistes entre 1979 et mai 2021 ». Ce qui passe Ă  premiĂšre vue pour un paradoxe est logique. Le monde musulman hĂ©berge par dĂ©finition beaucoup plus de fanatiques pour qui personne n'est assez musulman Ă  leurs yeux.

Le mythe de la « rĂ©action coloniale ». Contrairement aux fables propagĂ©es par la logorrhĂ©e tiers-mondiste, ces oppressions s'inscrivent plus dans une continuitĂ© historique qu'elles ne forment une « rĂ©action Ă  la colonisation ». Pas plus qu'ailleurs, il n'y a pas d'Ăąge d'or prĂ©moderne en matiĂšre de droits de l'homme ou de paix en terre d'islam. Sur le continent africain, le djihadisme qui dĂ©fraie aujourd’hui la chronique s’inscrit lui-mĂȘme dans une tradition historique qui a longtemps Ă©tĂ© Ă©clipsĂ©e par la colonisation europĂ©enne, comme le rappelle l’historien Paul Lovejoy, qui note que le djihad africain Ă©tait aussi « l’expression idĂ©ologique d’un militantisme musulman justifiant une stratĂ©gie militaire de conquĂȘte, une rĂ©forme intellectuelle et un dĂ©veloppement Ă©conomique fondĂ© essentiellement sur l’esclavage ». C'est donc inverser les causes et les effets que d'attribuer l'Ă©tat dĂ©plorable du monde musulman Ă  la colonisation. D'autant que celle-ci - malgrĂ© les crimes impardonnables qui lui sont consubstantiels - a Ă©purĂ© de nombreux vices propres Ă  ces sociĂ©tĂ©s, mĂȘme si ce n'est pas politiquement correct de le dire. La lutte contre l'esclavage arabo-musulman, pour prendre l'exemple le plus fameux, doit presque tout aux pressions diplomatiques et militaires europĂ©ennes (Angleterre et France en tĂȘte). Tout comme la lutte contre les discriminations qui affectaient les minoritĂ©s juives et chrĂ©tiennes orientales (et qui les affectent toujours depuis que la pression occidentale recule). Curieusement toutefois, peu de repentance dans ces sociĂ©tĂ©s, plus pressĂ©es de faire le procĂšs de l'Occident impĂ©rial que de balayer devant leur porte. On en vient presque Ă  regretter l'inexistence d'un « wokisme » islamique. Ces sociĂ©tĂ©s n'expriment pas la moindre honte d'avoir attendu les menaces Ă©trangĂšres pour s'attaquer Ă  ces institutions criminelles quand l'abolitionnisme europĂ©en fut un processus largement interne.

Aussi, le procĂšs qui accuse l'hĂ©ritage colonial d'ĂȘtre Ă  l'origine de la radicalisation - outre qu'il oublie que l'Islam a bien plus empiĂ©tĂ© sur l'Occident que l'inverse (Afrique romaine, Espagne, Byzance, Balkans) - ignore tous les pays qui ont subi des formes d'impĂ©rialismes en luttant contre celles-ci sous la banniĂšre d'idĂ©ologies plus rationnelles et respectables (Afro-amĂ©ricains, Europe napolĂ©onienne, Juifs, etc).

MalgrĂ© toutes ces tares, on est plus pressĂ©, dans le monde musulman de manifester contre des caricatures produites en Europe que de s'indigner de la violence interne dont on a du mal Ă  se dĂ©faire du retard accumulĂ© dans le « processus de civilisation » cher Ă  Norbert Elias. Les poches de rĂ©sistance - comme en Iran ou en Tunisie - sont trop rares tandis que les « modĂ©rĂ©s » se taisent plus souvent qu'ils ne se rĂ©voltent, par lĂąchetĂ© ou tacite approbation. En 2004, l'Ă©crivain franco-tunisien Albert Memmi, grande figure du mouvement anticolonial avant d'avoir Ă©tĂ© ostracisĂ© par une partie de la gauche en raison de son sionisme, redoutait qu'une Ă©ventuelle ouverture du processus Ă©lectoral dans les pays musulmans ne profite essentiellement aux intĂ©gristes. Il avait en tĂȘte le prĂ©cĂ©dent algĂ©rien et la victoire Ă©lectorale du Front islamique du salut. Les Printemps arabes lui donneront raison en favorisant des mouvements moins soucieux de libĂ©rer les peuples arabes de dictatures pseudo-sĂ©cularisĂ©es que de les remplacer par des thĂ©ocraties sanguinaires, dont Daesh est l'incarnation la plus symbolique. LĂ  encore, rien d'Ă©tonnant quand les sondages suggĂšrent que la tyrannie exercĂ©e au nom de l'islam est consensuelle : « D’aprĂšs un sondage du Pew Research Center effectuĂ© en 2013, prĂšs de 75 % des rĂ©pondants d’Asie du Sud-Est, du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord et d’Asie du Sud sont favorables Ă  ce que la charia, c’est-Ă -dire la loi islamique, soit la loi officielle de leur pays. Parmi les partisans de la charia, environ 25 % des habitants d’Asie du Sud-Est, 50 % des Moyen-Orientaux et des Nord-Africains et 75 % des habitants d’Asie du Sud souhaitent « l’exĂ©cution de ceux qui quittent l’islam » – c’est-Ă -dire qu’ils soutiennent les lois punissant l’apostasie de mort », rappelle le politologue Ahmet T. Kuru

Mais non content de ravager l'Orient et d'avoir fait passer cette rĂ©gion du statut de berceau Ă  celui de tombeau de la Civilisation, l'islam cherche Ă  exporter la tyrannie et la superstition dans les pays libres. Contrairement Ă  ce que soutiennent les dĂ©tracteurs de ce groupe social beaucoup trop vague pour ĂȘtre opĂ©rant qu'est « l'Immigration », le fondamentalisme n'Ă©tait pas la consĂ©quence inĂ©luctable de la prĂ©sence d'immigrĂ©s originaires d'Afrique et d'Orient, mĂȘme si la nation gagnerait sans doute Ă  ce que les musulmans les plus littĂ©ralistes prennent un aller simple pour Ryad et Kaboul, conformĂ©ment Ă  une vieille jurisprudence esquissĂ©e ici.

Mais, de maniĂšre fort intĂ©ressante, la littĂ©rature islamiste s'est trĂšs tĂŽt inquiĂ©tĂ©e de la prĂ©sence massive de musulmans en Europe. Historiquement, la jurisprudence islamique rĂ©prouve le sĂ©jour des musulmans en terre impie par crainte de l'assimilation aux mƓurs des infidĂšles. De la mĂȘme maniĂšre, les islamistes ont trĂšs tĂŽt manifestĂ© la crainte que l'Ă©mergence d'une gĂ©nĂ©ration d'Arabes et d'Africains occidentalisĂ©s ne conduise au bouleversement des structures indigĂšnes en raison de la circulation des idĂ©es parmi les diasporas.

Anticipant cette menace, ils ont travaillĂ© pour saboter cette assimilation par leur prĂ©dication en profitant du fait que les EuropĂ©ens renonçaient eux-mĂȘmes Ă  l'exiger. Naturellement, les premiers responsables sont les immigrĂ©s non assimilĂ©s, qui font le choix de dĂ©verser sur la rive nord de la MĂ©diterranĂ©e les maux qui gangrĂšnent sa rive sud quand ils auraient pu ĂȘtre les ambassadeurs de la libertĂ© et le fer de lance de l'occidentalisation de leurs pays respectifs. AprĂšs tout, si eux ou leurs parents ont quittĂ© leurs sociĂ©tĂ©s pourries pour venir en Europe, c'est bien qu'il existe des civilisations de meilleure qualitĂ© que d’autres.

Ainsi « l'Ă©chec de l'intĂ©gration » n'est pas seulement un slogan et on peut mĂȘme essayer de la quantifier. (Petite prĂ©cision, nous ne sommes pas ici partisans d'une vision sectaire de l'assimilation oĂč il faudrait nĂ©cessairement s'appeler Jean-Jacques, rĂ©vĂ©rer le colonel Bugeaud, Jeanne d'Arc et Louis XIV pour ĂȘtre assimilĂ©. Par assimilation, on entend simplement l'adhĂ©sion aux normes et valeurs fondamentales de la civilisation europĂ©enne et française). Traditionnellement, les dĂ©mographes considĂšrent la propension Ă  l'endogamie/l'exogamie comme le thermomĂštre de l'assimilation par excellence. Pourquoi ? Parce qu'on suppose que la formation d'un couple/mariage suppose un certain nombre de valeurs communes entre les deux conjoints. Un couple franco-algĂ©rien oĂč les deux conjoints sont des bobos progressistes est plus probable qu'un couple franco-français oĂč l'un est salafiste et l'autre un bobo progressiste. Or, l'observation du taux de couples mixtes en fonction des vagues migratoires europĂ©ennes, asiatiques, turques, maghrĂ©bines et subsahariennes laissent entrevoir des tendances bien marquĂ©es. Ainsi, lĂ  oĂč la majoritĂ© des descendants de l'immigration europĂ©enne et asiatique (Laos, Vietnam...), vont majoritairement contracter des unions mixtes avec un Français ou une Française sans ascendance migratoire (de souche), les descendants de l'immigration turque, maghrĂ©bine et africaine vont se rĂ©fugier dans l'endogamie en grande majoritĂ© (figure 2), sauf quand ils sont eux-mĂȘmes issus d'un couple mixte, ce qui accrĂ©dite la pertinence de cet indicateur (figure 3). La rĂ©sistance Ă  la mixitĂ© de certains groupes peut donc ĂȘtre le rĂ©vĂ©lateur du rejet des normes et des valeurs de la sociĂ©tĂ© d'accueil. Sondages aprĂšs sondages, les signaux faibles de cette sĂ©dition culturelle se multiplient. On songe Ă  cette jeunesse musulmane majoritairement hostile Ă  la libertĂ© d'expression Ă  l'Ă©gard des religions (IFOP pour la Licra, 2021) ou encore Ă  cette frange significative qui se montre ambigĂŒe vis-Ă -vis de l’assassinat de Samuel Paty (20% des musulmans de 18-30 ans « condamnent mais disent partager les motivations de l’assassin » contre 8% dans l’ensemble de la jeunesse, 10% des jeunes musulmans ne condamnent pas contre 5% dans l’ensemble de la jeunesse et 8% des jeunes musulmans sont indiffĂ©rents contre 9% pour le reste (IFOP, pour Marianne 2021).

Cette attitude sĂ©ditieuse Ă  l’égard de la sociĂ©tĂ© d’accueil peut aussi s'observer Ă  travers les chiffres de la dĂ©linquance. Naturellement, il n'est pas question de soutenir ici que tous les musulmans sont des criminels ou que le simple fait de professer l'islam vous destine Ă  une carriĂšre criminelle. Simplement, nous sommes en prĂ©sence de ce que les sociologues appellent, depuis Emile Durkheim, un fait social, soit un ensemble de phĂ©nomĂšnes collectifs qui sortent de l'ordinaire au point de pouvoir ĂȘtre isolĂ©s par la statistique. Les musulmans forment une catĂ©gorie plus criminogĂšne que la moyenne nationale. LĂ  oĂč ils sont censĂ©s peser 8% dans la population française, l'administration pĂ©nitentiaire signale qu'un quart des dĂ©tenus s'inscrit dans un dispositif alimentaire spĂ©cifique lors du ramadan. Il s'agit lĂ  d'une estimation conservatrice. Loin d'ĂȘtre franco-français, ce phĂ©nomĂšne se retrouve dans la plupart des pays europĂ©ens oĂč de telles statistiques sont autorisĂ©es. En Suisse, Le Temps estimait en 2004 qu'un tiers des prisonniers Ă©taient musulmans (contre 5% dans la population). Au Royaume-Uni, c’est 18% dans les prisons pour 5% dans la population. En Allemagne, c’est 20% dans les prisons pour 7% de la population. Chiffres presque similaires aux Pays-Bas. Au Danemark, c’est aussi 20% de musulmans en prison pour 5% de la population environ, et ainsi de suite.

DĂšs lors, le terrorisme n’est que la partie Ă©mergĂ©e de la violence exercĂ©e au nom de l’islam, mĂȘme si celle-ci se veut naturellement la plus spectaculaire pour intimider au maximum les sociĂ©tĂ©s dĂ©mocratiques et leur faire boire la sharia de grĂ© ou de force. De Salman Rushdie Ă  Charlie Hebdo en passant par les pressions actuelles que les pays musulmans exercent actuellement sur un pays comme le Danemark pour qu’il change sa lĂ©gislation pour interdire de brĂ»ler des Corans, l’objectif est toujours le mĂȘme : intimider les mĂ©crĂ©ants pour que ces derniers intĂ©riorisent formellement ou non les diktats de la superstition.

LĂ  encore, notons que la propension islamique Ă  la violence et Ă  l’impĂ©rialisme n’est pas seulement visible Ă  l’échelle du continent europĂ©en. Sans revenir sur la qualitĂ© des systĂšmes politiques musulmans, il y a lieu aussi de remarquer que les musulmans forment une communautĂ© plus belligĂšne Ă  l’échelle internationale. A l’aide de donnĂ©es compilĂ©es par le New York Times et les politologues amĂ©ricains Ted Robert Gurr et Ruth Sivard, Samuel Huntington relevait dans les annĂ©es 90 que les musulmans sont plus souvent impliquĂ©s dans des conflits inter et intragroupes que les autres, qu’ils ont des taux de militarisation (part de la population et de la richesse affectĂ©e Ă  l’armĂ©e) plus Ă©levĂ©e que les autres pays. Par oĂč l’on voit que toute approche franco-centrĂ©e ou euro-centrĂ©e des violences islamiques est vaine.

DĂšs lors, ce n’est pas s’engluer dans des considĂ©rations futiles ni manifester une obsession pathologique que de s’intĂ©resser Ă  l’islam et de contester cette religion en particulier. Tous les problĂšmes du monde moderne ne se rĂ©duisent pas Ă  l’islam. Mais l’islam est Ă  l’origine d’une grande partie d’entre eux. D’aucuns jugeront ce pamphlet caricatural, qui met sous le tapis les grandes rĂ©ussites de la civilisation musulmane dans le passĂ© et les esprits brillants qu’elle a pu enfanter et qu’elle continue d’enfanter tous les jours, mĂȘme si ces esprits sont brimĂ©s. Mais ces remarques ont autant de valeur que les commentaires de Kanye West qui glorifient Hitler au motif qu’il aurait recouvert son pays d’autoroutes. Ils font Ă©galement penser Ă  ceux qui louent la colonisation au motif qu’on a construit des chemins de fer en Afrique, ou Ă  ceux qui adulent Fidel Castro au motif qu’il aurait ouvert un hĂŽpital ou un musĂ©e Ă  Cuba. Le point commun entre tous ces discours navrants, c’est qu’on idĂ©alise des systĂšmes et des idĂ©ologies intrinsĂšquement criminels au nom de bienfaits qui ne leur sont pas exclusifs qui auraient pu ĂȘtre dĂ©cuplĂ©s en leur absence.

Pas plus qu’on a besoin de mettre un pays sous tutelle pour investir dans ses infrastructures ou d’instaurer le communisme pour ouvrir des hĂŽpitaux, il n’y a pas besoin d’apprĂ©cier le Coran ou Mahomet pour commenter Aristote, exceller en maths, en chimie, en mĂ©decine ou en philosophie. Les sciences et les arts qui ont fleuri Ă  l’intĂ©rieur de l’islam se sont Ă©panouis en dĂ©pit de l’islam et non grĂące Ă  lui. C’est pourquoi Ernest Renan invitait Ă  ne pas faire honneur Ă  l’islam de ce qu’il n’a pas pu empĂȘcher, surtout dans les premiers siĂšcles de la civilisation « musulmane » oĂč l’islam Ă©tait en rĂ©alitĂ© minoritaire Ă  l’intĂ©rieur du vieux monde grĂ©co-romain qu’il a fini par engloutir, sans que cette disparition suscite aujourd’hui la moindre nostalgie dans les opinions occidentales et orientales. La guerre des mĂ©moires a Ă©tĂ© remportĂ©e par la secte de sorte que personne ne s’essaie Ă  l’uchronie qui consiste Ă  s’imaginer ce que l’Orient serait devenu s’il avait suivi le cours de la civilisation grĂ©co-romaine dont l’Europe est issue. La perte de chance que l’islam a infligĂ© Ă  l’ensemble de l’humanitĂ© saute aux yeux.

Concluons enfin en notant que les descendants de l’immigration musulmane ont beaucoup plus de raisons que leurs semblables « de souche » de lutter contre cette secte. Parce qu’ils sont originaires de pays dĂ©fectueux et qu’ils sont en partie dĂ©positaires de la mĂ©moire de leurs parents exilĂ©s, ils sont censĂ©s ĂȘtre beaucoup plus conscients que les autres que la libertĂ©, la paix et la prospĂ©ritĂ© sont des constructions miraculeuses qui ne vont pas de soi. Et tant pis s’ils sont dĂ©signĂ©s comme des Arabes de service ou de NĂšgre de maison par les rejetons de Pierre Loti qui s’amusent de l'avilissement des sociĂ©tĂ©s orientales et africaines depuis le confort du quartier latin. Ceux-lĂ  ne mĂ©ritent que le mĂ©pris.

Beaucoup d'idiots interprĂ©teront ce texte comme un tract haineux quand c’est tout l’inverse. Tous les humanistes encenseront le jour oĂč le Pakistan s’emparera du titre de champion du monde des droits des minoritĂ©s ; oĂč les Ă©ditorialistes français fustigeront les excĂšs du wokisme en Afghanistan ; oĂč les EuropĂ©ens avides d’opportunitĂ©s mendieront des visas auprĂšs de l’AlgĂ©rie ; oĂč le Soudan deviendra le refuge des arts, des lettres, des sciences ; oĂč la Suisse s’insurgera contre le siphonnage de ses talents et de ses capitaux par la Mauritanie ; oĂč la RĂ©union demandera son rattachement aux Comores ; oĂč l’Iran sermonnera les AmĂ©ricains sur leur sensibilitĂ© excessive vis-Ă -vis des caricatures de Charlie Hebdo ; oĂč le Maghreb se vantera d’hĂ©berger plus de Juifs qu’IsraĂ«l ne compte d’Arabes. Il est toutefois dĂ©solant de voir que ce jour est loin et que trop d’individus en Europe s’amusent Ă  transplanter les maladies que leurs aĂŻeux ont fuis, en particulier quand ces derniers sont nĂ©s sur le vieux continent.

#18870071