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BIOLOGIE ET PHYSIOLOGIE DU MAÏS

Le maïs est une plante herbacée annuelle de hauteur variable et constituée d’une tige unique de gros diamètre, constituée d’un empilement de nœuds et d’entrenœuds. Au niveau de chaque nœud sont insérés une feuille et un bourgeon axillaire. Selon les variétés, chaque plante porte entre 15 et 20 feuilles, de grande tailles (jusqu’à 10 cm de large et 1 mètre de long) et réparties alternativement d’un côté et de l’autre de la tige.

Le système racinaire du maïs est fasciculé : de nombreuses racines dites adventives se développent à la base de la tige et forment un réseau de racines d’égale dimension. Elles permettent l’ancrage mécanique de la plante dans les couches superficielles du sol.

Le maïs est une plante monoïque : les fleurs mâles et femelles sont portées par la même plante mais placées à des endroits différents :

L’inflorescence femelle (l’épi) se développe latéralement à partir d’un bourgeon axillaire, inséré à la base d’une feuille située au milieu de la plante. L’épi possède 12 à 20 rangées d’ovules surmontées de longs styles, les soies.

L’inflorescence mâle (la panicule) est constituée d’épillets composés de deux fleurs. Ramifiée, elle est située à l’extrémité de la tige.

Le maïs est une plante allogame, c’est-à-dire que la fécondation est majoritairement croisée (dans 90% des cas) et a lieu entre deux plantes distinctes. Les fleurs femelles sont fécondées par le pollen d’une autre plante, l’hybridation est naturelle chez le maïs.

Par son origine tropicale, le maïs est une plante en C4, comme le sorgho ou la canne à sucre. Ce métabolisme particulier est lié à la structure de la feuille, de ses cellules chlorophylliennes et de ses nervures. Il conduit à une augmentation du CO2 dans les cellules de la gaine. Il confère au maïs un meilleur rendement pour la photosynthèse – c’est-à-dire pour la conversion de l’énergie lumineuse en matière organique – que les céréales de nos latitudes qui sont des plantes en C3. En climat chaud, les plantes en C4 peuvent également limiter leurs pertes d’eau par transpiration.