Quelques pensées en vrac qui m'ont traversé l'esprit pendant que je prenais ma douche, et j'avais manifestement la flemme de les coucher sur papier.
En tant qu'êtres humains, on doit souvent acquérir de nouvelles compétences. C'est un processus pas toujours facile, et on tombe souvent dans des pièges évitables, et même si en théorie ils semblent évidents, c'est pas toujours le cas en pratique.
En général, quand on a envie d'apprendre quelque chose, que ce soit le dessin, la musique ou encore l'athlétisme, on voit la marge de progression comme ça :


On pense pouvoir devenir très fort très vite, parce qu'on ne connaît pas la masse de sous-compétences qu'on doit acquérir avant d'avoir un niveau ne serai-ce que correct.
Ensuite viennent les débuts. Souvent un peu hasardeux, on est très fiers de ce qu'on arrive à produire, ou alors complètement dégoûtés. Passé le premier mois, on a beaucoup de chances d'abandonner, parce que l'activité n'est pas encore entrée de notre quotidien et qu'elle ne nous vient pas naturellement. Tout nous semble très compliqué, mais on se rend compte de nos progrès.
Notre marge de progression se présente alors plutôt comme ça :


Normalement, on commence, au bout d'un certain temps, à développer une fierté excessive face à nos performance plus que discutables. Incapables de remarquer nos défauts dans leur totalité et manquant de connaissances concernant toutes les subtilité de la discipline qu'on taquine depuis un moment déjà. C'est le fameux effet Dunning-Krüger dont on parle temps, vraiment néfaste à la progression. C'est une très fort incitation à la stagnation, parce qu'on se contente de notre médiocrité pourtant assez évidente. Cette période peut durer longtemps pour certains et très peu pour d'autres mais elle est nécessaire, et ceux qui ne la traversent pas abandonnent en général, découragés par la quantité de personnes plus douées qu'eux.
Là, notre progression se présente plutôt sous cette forme :


Une fois cette phase traversée, on se spécialise souvent dans une sous-discipline, parce qu'on découvre nos points forts et nos points faibles. On se donne à fond dans un domaine très spécifique en ayant peur de se confronter à tous ses défauts, et à mesure qu'ils s'effacent, on devient de moins en moins virulents à propos de notre opinion des autres pratiquants. A mesure que l'apprentissage en bonne et due forme devient nécessaire, et que le talent n'est plus suffisant pour garder le niveau, certains stagnent également, car jamais habitués au travail, ayant souvent commencé dans l'enfance. Si tout se passe bien, on commence à contempler notre parcours de manière objective, et on a même tendance à surestimer les autres.


Les gens normaux de tirent pas de fierté de leurs talents
En tant qu'êtres humains, on doit souvent acquérir de nouvelles compétences. C'est un processus pas toujours facile, et on tombe souvent dans des pièges évitables, et même si en théorie ils semblent évidents, c'est pas toujours le cas en pratique.
En général, quand on a envie d'apprendre quelque chose, que ce soit le dessin, la musique ou encore l'athlétisme, on voit la marge de progression comme ça :


On pense pouvoir devenir très fort très vite, parce qu'on ne connaît pas la masse de sous-compétences qu'on doit acquérir avant d'avoir un niveau ne serai-ce que correct.
Ensuite viennent les débuts. Souvent un peu hasardeux, on est très fiers de ce qu'on arrive à produire, ou alors complètement dégoûtés. Passé le premier mois, on a beaucoup de chances d'abandonner, parce que l'activité n'est pas encore entrée de notre quotidien et qu'elle ne nous vient pas naturellement. Tout nous semble très compliqué, mais on se rend compte de nos progrès.
Notre marge de progression se présente alors plutôt comme ça :


Normalement, on commence, au bout d'un certain temps, à développer une fierté excessive face à nos performance plus que discutables. Incapables de remarquer nos défauts dans leur totalité et manquant de connaissances concernant toutes les subtilité de la discipline qu'on taquine depuis un moment déjà. C'est le fameux effet Dunning-Krüger dont on parle temps, vraiment néfaste à la progression. C'est une très fort incitation à la stagnation, parce qu'on se contente de notre médiocrité pourtant assez évidente. Cette période peut durer longtemps pour certains et très peu pour d'autres mais elle est nécessaire, et ceux qui ne la traversent pas abandonnent en général, découragés par la quantité de personnes plus douées qu'eux.
Là, notre progression se présente plutôt sous cette forme :


Une fois cette phase traversée, on se spécialise souvent dans une sous-discipline, parce qu'on découvre nos points forts et nos points faibles. On se donne à fond dans un domaine très spécifique en ayant peur de se confronter à tous ses défauts, et à mesure qu'ils s'effacent, on devient de moins en moins virulents à propos de notre opinion des autres pratiquants. A mesure que l'apprentissage en bonne et due forme devient nécessaire, et que le talent n'est plus suffisant pour garder le niveau, certains stagnent également, car jamais habitués au travail, ayant souvent commencé dans l'enfance. Si tout se passe bien, on commence à contempler notre parcours de manière objective, et on a même tendance à surestimer les autres.


Les gens normaux de tirent pas de fierté de leurs talents
