Les yeux fermés, le bruit de la pluie qui tombe sur les cimes des arbres, l'eau qui dégouline sur mon visage. Et je compte, et je compte. Les oiseaux ne chantent plus depuis que le déluge a débuté, ou bien c'est lui qui couvre leurs cris, je ne sais pas. Et je compte, et je compte. La symphonie du vent dans les conifères commence à bercer mes songes. Et je compte plus vite. Des gouttes viennent fouetter mon visage comme pour me réveiller, cela fait dix minutes que je suis penché sur un tronc les yeux fermés à compter. Il est temps de se retourner et d'aller la chercher.