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Avatar de Pucelle Pucelle
Un paradis à l'abri des regards où l'entrée est réservée aux bonnes gens peu pudiques : dans un appartement cossu au cœur d'un Paris amoral et sulfureux, se déroulent des rendez-vous feutrés entre jeunes cadres dans le vent et calfreutés derrière les rideaux opaques d'un séjour. Etienne est propriétaire de cet appartement de plaisir et invite les ombres qu'il croise lors de ses errements nocturnes pour prolonger la nuit en une orgie fantasque. Elle démarre, chaque dimanche, quand la cloche de l'église attenante frappe 10 coups.
Derrière les rideaux fermés, des corps nus, jeunes mais abîmés parcourent le lieu tandis que des bougies dansent et dessinent les murs. Entrelacés sur les sofas, en mouvement constant et frénétique, les corps ne parlent pas. Ces dimanches sont animaux, les seuls bruits qui frappent contre les murs sont sexuels : l'entrechoquement des corps et les bouches qui crachent le plaisir. Derrière les rideaux fermés, le temps s'arrête comme suspendu aux caprices d'une dizaine de bonnes gens trop affairés à séduire et consommer leur désir.