Le dimanche matin, à l'heure où l'écume du jour balaye la marée nocturne, je ne sais plus à quel sein me vouer. Paris se fige dans le brouillard de ma tête et vomit sur les trottoirs les oiseaux de la nuit. Ils ne volent plus, ils ont perdu l'intrépidité de leurs pattes qui se désarticulaient sur les dance-floors.
Auto-édit : M'as-tu vu ? Tout endimanché, iPhone au point, nœud-papillon juste dénoué, errant comme un chien parmi les chiens loups. M'as-tu reconnu ? Un Borsalino de guingois posé sur une crinière dégueulasse de sueur et de sang. Avant, enfant de cœur au service d'un curé de campagne allant jusqu'à l'aider à enfiler sa soutane dans l'intimité du presbytère. Aujourd'hui, presque adulte sans cœur, à courir les faubourgs de Paris en taxi pour fuir le réel et honorer mon rendez-vous. En quelques années, le diable s'est emparé de mon corps. J'ai troqué l'enfer de la messe du dimanche contre le paradis des orgies dominicales.
Auto-édit : M'as-tu vu ? Tout endimanché, iPhone au point, nœud-papillon juste dénoué, errant comme un chien parmi les chiens loups. M'as-tu reconnu ? Un Borsalino de guingois posé sur une crinière dégueulasse de sueur et de sang. Avant, enfant de cœur au service d'un curé de campagne allant jusqu'à l'aider à enfiler sa soutane dans l'intimité du presbytère. Aujourd'hui, presque adulte sans cœur, à courir les faubourgs de Paris en taxi pour fuir le réel et honorer mon rendez-vous. En quelques années, le diable s'est emparé de mon corps. J'ai troqué l'enfer de la messe du dimanche contre le paradis des orgies dominicales.