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Avatar de Pucelle Pucelle
Cette trouble beauté de la jeunesse susciterait non le désir de partage, mais celui du viol, non l’échange, mais la possession, non la lumière mais l’infernal abaissement dans un plaisir égoïste. Déviance du sentiment, alors que la beauté, précédemment, nous amenait à concevoir une élévation, une renaissance de l’être, une communion de deux êtres.

Notre trouble est d’autant plus grand que nous savons que l’adolescence est parfois un âge qui connaît son pouvoir et sait en jouer. L’innocence est alors comme une barrière toute volontairement dressée ou à demi consciente qui redouble l’attirance ressentie par le partenaire. La perversité tente de nous abuser, de nous attirer dans les profondeurs de son vice. Regardons Hérode fasciné par la danse de Salomé : la jeune princesse sait bien (ou elle s’en doute bien en tout cas) quel émoi va pousser le roi à lui accorder ce que sa mère désire. Le roi, qui ne cherche pas à résister, succombe en se précipitant sur le chemin du crime.