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Avatar de Pucelle Pucelle
Que cherche Arnolphe en Agnès, poussé comme il l’est par la secrète envie de l’émouvoir en profondeur, de la transformer en son amante, en sa femme ? A-t-elle d’autre intelligence que cette innocence qui semble la protéger, d’autre beauté que celle que sa réserve fait cependant soupçonner ?

Et plus encore pensons à l’attrait d’Athalie pour Joas, au rayonnement, pour elle, à la fois attirant et inquiétant, voire à l’attrait de Phèdre pour l’éphèbe farouche, le bel Hippolyte. Les regards de la reine d’Athènes ne peuvent se détacher du visage du fils de Thésée ; complaisamment, elle tourne autour de lui, tentée par sa jeunesse, imaginant une vie tout entière avec lui, cherchant à lui communiquer l’émotion qu’elle ressent :

Que de soins m’eût coûtés cette tête charmante !
[...]
Et Phèdre, au labyrinthe avec vous descendue
Se serait avec vous retrouvée ou perdue.