Retour au sujet

Avatar de Pucelle Pucelle
La beauté des rencontres humaines dont nous sommes en train de parler est, reconnaissons-le encore, d’une nature assez différente de celle que nous découvrons dans la contemplation de tel ou tel tableau, celui de La Joconde pour prendre un exemple trop usuel. D’une nature différente car, dans une telle contemplation, l’échange est mince ; avec l’auteur du tableau peut-être ? D’autres œuvres d’art que nous admirons nous disent souvent, non pas la beauté, mais la douleur (ainsi les Pieta). La rencontre proposée par l’artiste est alors celle des êtres qui souffrent. La beauté n’y réside qu’indirectement dans les sentiments intimes de sympathie que l’œuvre nous inspire.

Quittons maintenant La Joconde et tournons-nous vers cette scène des derniers entretiens de Jésus relatés par l’évangile de Jean. La tension qui s’y manifeste, la beauté surnaturelle qui en sourd, les artistes ont tenté de les peindre à travers la représentation de l’ultime Cène ; ils ont eu peine à les faire percevoir. Paradoxalement de quel sentiment sont emplis ces derniers entretiens ? D’une joie née du total accord de Jésus avec le Père, joie dont il veut faire bénéficier les disciples (Jn 17,13). Dernière rencontre, mais de quelle densité ! « Ô vous que j’ai tant aimés, ô vous qui maintenant devez le savoir. »