https://fr.wikipedia.org/[...]s%C3%A9quelles_de_guerre)&size=160x120)
"Zone rouge" est le nom donné en France à environ 120 000 hectares de champ de bataille où, à cause de dégâts physiques majeurs sur le milieu pendant la Première Guerre mondiale et en raison de la présence de milliers de cadavres et de millions de munitions non explosées.
Fin 1918, 4 000 communes sont dévastées ou dégradées sur 3 337 000 ha dans dix départements3.
En 1919, dans le cadre de la reconstruction le « ministère des Régions libérées », en lien avec le ministère des Armées, a produit une cartographie en trois niveaux de séquelles, représentés par trois couleurs.
Concernant ces cadavres, dès août 1925, les corps provenant des nombreux petits cimetières autour de Verdun ont été transportés dans la Nécropole nationale de Verdun (à partir du cimetière désaffecté de Fleury fin 1925, et de celui de la Fontaine de Tavannes fin 1926 puis de celui du Bois Contant), tout en recueillant les dépouilles humaines découvertes lors du nettoyage de la « zone rouge » (jusqu'à 500 par mois, dont un peu plus de la moitié ont pu être identifiés dans les dix ans qui ont suivi l’armistice ; le soldat Albert Dadure est le plus récent exhumé identifié en avril 2012 à Massiges dans la Marne).
Zones vertes : caractérisées par des dégâts moyens, ce sont les zones de passage ou de stationnement des armées, avec d’éventuels restes de dépôts de munitions, de matériels, casemates ou déchets divers.
Zones jaunes : ce sont les zones brièvement ou ponctuellement touchées par les combats, généralement derrière les lignes de front ou éloignées, où les infrastructures routières sont à peu près fonctionnelles après l’armistice, malgré les tranchées, les trous d’obus ou des sols localement criblés de projectiles « souvent non éclatés ».
Zones rouges : ce sont les zones correspondant aux lignes de front des armées où sont concentrés les dégâts majeurs. Les sols y sont bouleversés et les infrastructures routières, ferroviaires, industrielles, ainsi que ponts, ports et canaux, y sont généralement totalement détruits (la dénomination de zone rouge n’a donc pas pour origine principale le sang versé, ni le rouge des coquelicots qui poussaient sur la terre labourée et cent fois retournée par les obus, elle les évoque néanmoins inévitablement dans l’esprit de l’époque):


"Zone rouge" est le nom donné en France à environ 120 000 hectares de champ de bataille où, à cause de dégâts physiques majeurs sur le milieu pendant la Première Guerre mondiale et en raison de la présence de milliers de cadavres et de millions de munitions non explosées.
Fin 1918, 4 000 communes sont dévastées ou dégradées sur 3 337 000 ha dans dix départements3.
En 1919, dans le cadre de la reconstruction le « ministère des Régions libérées », en lien avec le ministère des Armées, a produit une cartographie en trois niveaux de séquelles, représentés par trois couleurs.
Concernant ces cadavres, dès août 1925, les corps provenant des nombreux petits cimetières autour de Verdun ont été transportés dans la Nécropole nationale de Verdun (à partir du cimetière désaffecté de Fleury fin 1925, et de celui de la Fontaine de Tavannes fin 1926 puis de celui du Bois Contant), tout en recueillant les dépouilles humaines découvertes lors du nettoyage de la « zone rouge » (jusqu'à 500 par mois, dont un peu plus de la moitié ont pu être identifiés dans les dix ans qui ont suivi l’armistice ; le soldat Albert Dadure est le plus récent exhumé identifié en avril 2012 à Massiges dans la Marne).
Zones vertes : caractérisées par des dégâts moyens, ce sont les zones de passage ou de stationnement des armées, avec d’éventuels restes de dépôts de munitions, de matériels, casemates ou déchets divers.
Zones jaunes : ce sont les zones brièvement ou ponctuellement touchées par les combats, généralement derrière les lignes de front ou éloignées, où les infrastructures routières sont à peu près fonctionnelles après l’armistice, malgré les tranchées, les trous d’obus ou des sols localement criblés de projectiles « souvent non éclatés ».
Zones rouges : ce sont les zones correspondant aux lignes de front des armées où sont concentrés les dégâts majeurs. Les sols y sont bouleversés et les infrastructures routières, ferroviaires, industrielles, ainsi que ponts, ports et canaux, y sont généralement totalement détruits (la dénomination de zone rouge n’a donc pas pour origine principale le sang versé, ni le rouge des coquelicots qui poussaient sur la terre labourée et cent fois retournée par les obus, elle les évoque néanmoins inévitablement dans l’esprit de l’époque):

