1) Ce type n'a absolument rien de chrétien, il porte une croix comme le font les gothiques, c'est à dire pour se donner un genre (sans mauvais jeu de mot.)
2) Nietzsche le premier, dans le Gai savoir de mémoire, identifie un fort lien de parenté entre le socialisme et le christianisme, cependant le contexte politique et idéologique doit absolument être pris en compte.
a) Le socialisme en 1880 s'apparente au communisme radical d'aujourd'hui, comprendre par là le projet d'Usul et de François Bégaudeau. Rien à voir avec un projet d'atténuation des disparités par la redistribution des richesses. On parle bien de saisir les moyens de production et d'étatiser à outrance, ce qui n'est PAS le projet du socialisme actuel.
b) Nietzsche a surtout compris que le socialisme du XIXe siècle fonctionne exactement comme une eschatologie chrétienne, d'où la parenté entre les deux : stigmatisation d'une catégorie de population spécifiquement prise comme ennemie de la cause (les pharisiens pour les uns, les bourgeois pour les autres), promesses de vengeance future, et surtout attentes millénaristes : "vous verrez, quand le Seigneur reviendra", "vous verrez, quand le Grand Soir viendra".
Tu comprends bien que la gauche de Nietzsche n'a rien à voir avec la nôtre, et que donc le parallèle de Nietzsche, déjà bien circonscrit en son temps, est encore plus inopérant de nos jours. Ce serait l'occasion de nouveaux développements de ma part, mais je me contenterai de dire que le christianisme est assez éloigné du projet socialiste dans la mesure où le premier est un individualisme couronnant le règne de l'Homme seul, singulier et résolument responsable - c'est la raison pour laquelle l'Église est traditionnellement un soutien indéfectible de la libre entreprise - tandis que l'autre est porteur d'une cohésion sociale où la notion de responsabilité est fortement diluée, pour ne pas dire inexistante.
2) Nietzsche le premier, dans le Gai savoir de mémoire, identifie un fort lien de parenté entre le socialisme et le christianisme, cependant le contexte politique et idéologique doit absolument être pris en compte.
a) Le socialisme en 1880 s'apparente au communisme radical d'aujourd'hui, comprendre par là le projet d'Usul et de François Bégaudeau. Rien à voir avec un projet d'atténuation des disparités par la redistribution des richesses. On parle bien de saisir les moyens de production et d'étatiser à outrance, ce qui n'est PAS le projet du socialisme actuel.
b) Nietzsche a surtout compris que le socialisme du XIXe siècle fonctionne exactement comme une eschatologie chrétienne, d'où la parenté entre les deux : stigmatisation d'une catégorie de population spécifiquement prise comme ennemie de la cause (les pharisiens pour les uns, les bourgeois pour les autres), promesses de vengeance future, et surtout attentes millénaristes : "vous verrez, quand le Seigneur reviendra", "vous verrez, quand le Grand Soir viendra".
Tu comprends bien que la gauche de Nietzsche n'a rien à voir avec la nôtre, et que donc le parallèle de Nietzsche, déjà bien circonscrit en son temps, est encore plus inopérant de nos jours. Ce serait l'occasion de nouveaux développements de ma part, mais je me contenterai de dire que le christianisme est assez éloigné du projet socialiste dans la mesure où le premier est un individualisme couronnant le règne de l'Homme seul, singulier et résolument responsable - c'est la raison pour laquelle l'Église est traditionnellement un soutien indéfectible de la libre entreprise - tandis que l'autre est porteur d'une cohésion sociale où la notion de responsabilité est fortement diluée, pour ne pas dire inexistante.