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Avatar de Fable Fable
La vie, juste la vie à l'état brute, la nourriture, la matière, la nécessité de tuer pour vivre.



Tout le contraire d'une scène édulcorée comme celle de Villeneuve, on arrive en vue aérienne sur un champ de bataille dans les dunes de sables, on se rapproche légèrement. Puis on passe à un travelling censé montrer la guerre d'un point de vue terrestre, là c'est le festival, on a l'impression de regarder l'elfe du seigneur des anneaux qui se bat, les soldats quittent le cadre comme si de rien n'était, comme quand on tue des mobs dans un jeu vidéo, il n'y a jamais de sang, jamais de violence sans sa chorégraphie spectaculaire pour l'atténuer. La mort des hommes n'est jamais représentée, on cherche plus à glorifier le combat du héros, la mort est absente, ce n'est plus qu'un contexte. Ah, si, Villeneuve a mis 1 petit plan qui dure moins d'une seconde avec des montagnes de cadavres, comme des petits blocs bien rangés, le sable est propre, l'image est synthétique...
Tout dans le cinéma de Villeneuve est faux, les images portent sur elles le faux avec un étalonnage qui leur donne des couleurs sombres visant à donner un air spectaculaire, un air artificiel, retouché (trop d4rk). On a aussi le droit à une musique dramatico-épopesque, qui achève de ridiculiser la scène étant donné la naïveté qu'elle porte par rapport à la gravité de la musique, cette dernière inonde donc le tout de pathos. Le film censure la mort, il censure la vie aussi, alors qu'à la réalisation on aurait pu montrer un personnage, un homme véritablement ébranlé par la mort, on ne voit plus rien, que quelques pas de danse dans un traveling digne des films à grand spectacle américains, le héros tue proprement avec sa capoeira, sans une goutte de sang visible ; puis on a le droit à un léger rattrapage, moins d'une seconde d'une mort qui apparaît comme lointaine, censurée, anecdotique. Puis un très gros plan sur le personnage avec un grand angle qui lui donne un air émotif (comme si l'on voulait surligner l'horreur de la mort par l'expression du personnage et pas par la mort elle-même, comme si Villeneuve avait peur, ou plutôt ses producteurs, puisqu'il a essayé de caler un petit plan de mort).


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