Chaque création d’un régime supranational réduit le nombre des acteurs politiques et remplit le club des rares acteurs capables d’agir à l’échelle mondiale, autrement dit de coopérer, et qui - à supposer qu’ils en aient la volonté politique - seraient en mesure de redéfinir les conditions générales de l’économie par des ententes ayant valeur d’engagement.
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Compte tenu des exigences d’une économie mondialisée - auxquelles l’Etat-nation est incapable de faire face -, une solution de rechange s’impose à l’esprit in abstracto, pour ainsi dire en théorie : il s’agirait du transfert de fonctions jusqu’ici remplies par l’Etat social dans le cadre national vers des instances supranationales. Mais ce qui manque à ce niveau, c’est un mode de coordination politique susceptible de canaliser les échanges internationaux de façon à les obliger à prendre en considération certains critères sociaux.
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La résistance au projet d’institution de régimes transnationaux conçus en fonction des exigences d’une politique intérieure déployée à l’échelle de la planète se comprend si l’on part du fait qu’un tel projet doit être justifié à partir des intérêts donnés des États et de leurs populations, et qu’il doit être réalisé par des puissances politiques indépendantes.