J'ai regardé A l'Ouest rien de Nouveau, film allemand sorti il y a quelques jours sur le point de vu allemand pendant la première guerre mondiale, c'est quand même particulièrement rare.
Bon, le film en lui même, correct, mais un peu longuet. Pas envie de m'étendre plus que ça non plus dessus, c'était sympa mais pas inoubliable.
Par contre il y a cette fameuse scène... Où en plein champ de bataille le héros se retrouve à affronter un soldat français dans un énorme trou d'obus, les deux isolés du reste du combat.
Corps à corps, l'allemand le poignarde à plusieurs reprise et c'est assez sale, et quand le français est clairement mourant, le héros arrête ses coups, puis s'effondre à ses côtés pour respirer et reprendre des forces.
Sauf que le français agonise et ne veux pas crever. L'allemand semble particulièrement gêné par ce mourant et essait de le faire taire en lui foutant de la boue dans sa bouche. Puis il s'éloigne de lui et continue de le regarder agoniser, avec un regard horrifié.
Puis au bout de longues secondes, rongé par je ne sais quel remords, il retourne voir le soldat mourant, et ressort son poignard. Le français horrifié à la vue de la lame le regarde avec des yeux apeuré, mais l'allemand le rassure en lui disant "non, camarade, camarade", et utilise le couteau pour couper ses boutons, ouvrir sa veste et essayer de soigner ses blessures.
Là j'ai eu une forte émotion qui a commencé à monter en moi, quelque chose de puissant, assez indescriptible.
Sauf que le français, bien que coriace, avait été beaucoup trop amoché, et alors que l'allemand essayait de le soigner, il est mort. L'allemand, affecté par cette mort, a prit des documents dans les poches du français, à lu un papier d'identité avec son nom, et sorti une photo de famille avec ce qui devait être sa femme et sa fille.
Et là j'ai chialé, littéralement. j'avais pas pleuré depuis des années. Je ne sais pas si c'est un mélange de souvenirs génétiques ou issus de vies passées. Mais cette scène, ça m'a renversé. J'ai pensé à l'absurdité fratricide de cette guerre, et à l'état du monde qui est advenu après icelle et la suivante, me demandant vraiment pourquoi ces gens, nos ancêtres, s'étaient battu et avaient tant soufferts.
Puis je me suis raisonné en relativisant et en me repositionnant à l'échelle cosmique, me rappelant que dans le fond mille an d'Histoire humaine ce n'est après tout qu'un grain de poussière. Je me suis ressaisit, enlevé la pause et reprit le visionnage du film.
voilà
Bon, le film en lui même, correct, mais un peu longuet. Pas envie de m'étendre plus que ça non plus dessus, c'était sympa mais pas inoubliable.
Par contre il y a cette fameuse scène... Où en plein champ de bataille le héros se retrouve à affronter un soldat français dans un énorme trou d'obus, les deux isolés du reste du combat.
Corps à corps, l'allemand le poignarde à plusieurs reprise et c'est assez sale, et quand le français est clairement mourant, le héros arrête ses coups, puis s'effondre à ses côtés pour respirer et reprendre des forces.
Sauf que le français agonise et ne veux pas crever. L'allemand semble particulièrement gêné par ce mourant et essait de le faire taire en lui foutant de la boue dans sa bouche. Puis il s'éloigne de lui et continue de le regarder agoniser, avec un regard horrifié.
Puis au bout de longues secondes, rongé par je ne sais quel remords, il retourne voir le soldat mourant, et ressort son poignard. Le français horrifié à la vue de la lame le regarde avec des yeux apeuré, mais l'allemand le rassure en lui disant "non, camarade, camarade", et utilise le couteau pour couper ses boutons, ouvrir sa veste et essayer de soigner ses blessures.
Là j'ai eu une forte émotion qui a commencé à monter en moi, quelque chose de puissant, assez indescriptible.
Sauf que le français, bien que coriace, avait été beaucoup trop amoché, et alors que l'allemand essayait de le soigner, il est mort. L'allemand, affecté par cette mort, a prit des documents dans les poches du français, à lu un papier d'identité avec son nom, et sorti une photo de famille avec ce qui devait être sa femme et sa fille.
Et là j'ai chialé, littéralement. j'avais pas pleuré depuis des années. Je ne sais pas si c'est un mélange de souvenirs génétiques ou issus de vies passées. Mais cette scène, ça m'a renversé. J'ai pensé à l'absurdité fratricide de cette guerre, et à l'état du monde qui est advenu après icelle et la suivante, me demandant vraiment pourquoi ces gens, nos ancêtres, s'étaient battu et avaient tant soufferts.
Puis je me suis raisonné en relativisant et en me repositionnant à l'échelle cosmique, me rappelant que dans le fond mille an d'Histoire humaine ce n'est après tout qu'un grain de poussière. Je me suis ressaisit, enlevé la pause et reprit le visionnage du film.
voilà
