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Avatar de Charles-Maurras Charles-Maurras
Citation de Mirabilis
Très bien, mais tu admettras que ce sont les femmes qui subissent en premier lieu l'opprobre, et qu'il aura fallu que je te tire les vers du nez pour que tu déroules ta pensée sur le tort partagé des hommes dans ces affaires.
La question du tord a pas vraiment d'importance, ce qu'on observe, c'est que la mixité est génératrice de chaos et de déséquilibre.
Il s'agit pas de décerner de bons ou de mauvais points, simplement d'organiser de façon optimale les rapports sociaux.
Une position tout-à-fait noble, la non-mixité a pour les deux sexes des vertus que nous avons fait mine d'oublier.
Oui, clairement, rien qu'à l'école c'est impératif de la rétablir.
C'est un modèle qui se vaut aussi, s'il est entendu par tous que celui-ci est modèle de coopération et pas d'asservissement, car régulièrement le langage des hommes tend à effrayer les femmes de l'éventualité d'une telle organisation civilisationnelle.
L'oganisation civilisationnelle a avant tout découlé d'une réalité qui était constatable, on a commencé par observer ce qui se faisait naturellement avant de légiférer.
Maintenant c'est l'inverse, on légifère, pour conditionner les rapports sociaux, puisqu'on souhaite accoucher d'une société qui est profondément antinaturelle.
Si tu dénigres les femmes, leurs capacités, leur place dans le monde, ça renvoie l'image d'une malveillance sotte et ne permettra jamais une coopération entre les sexes.
Et c'est là que tu te trompes : jamais il n'y a eu aussi peu de coopération entre les sexes que depuis qu'on a voulu établir une égalité juridique absolue entre hommes et femmes.
Personne n'a envie d'être le chien d'un autre individu.
Personne a envie d'aller pointer au charbon non plus, et pourtant... Les rapports de force sont durs, mais ils sont une constante de l'existence. Des maris cons et violents il y en a toujours eu, il y en aura malheureusement toujours, des patrons et supérieurs malfaisant aussi. Maintenant, on peut aussi chercher à tendre vers un idéal de société où l'on protège avant tout et au dessus de tout la cellule familiale, dans ce qu'elle a de bon comme de mauvais.
Tout est dans le langage, et le votre est souvent vicié par le ressentiment et fait fuir les femmes, qui ne demandent, comme tout le monde, qu'à vivre à l'abri du malheur et s'épargner des souffrances inutiles.
Souffrance inutiles qui incombent souvent aux hommes qui continuent malgré et contre tout de protéger les femmes. Ce qui est bien. Mais injuste dans la mesure où ça ne s'accompagne pas de contreparties comme c'était le cas auparavant.

Par ailleurs, comme ça a été dit plus haut, étant donné l'ère du temps il me semble chimérique de penser retourner à ce modèle. Et en réalité, c'est aussi par ressentiment plus que par intelligence rationnelle que tu en as le désir, me semble t-il, car les sociétés européennes ont quand même fonctionné autrement que par cette organisation caduque, sans trop de pertes et fracas.
L'exemple tranché de la minorité juridique, telle que professée au XIXème siècle est un peu radical, j'en conviens. Mais il est le fruit d'une réaction, face à la montée de courants visant, déjà à l'époque, à abolir complètement les rôles traditionnels, dans un monde en proie à de profonds bouleversements socio-économiques. Je m'y réfère, car c'est l'exemple le plus récent d'un contrepied au monde actuel.
>Il me semble surtout que l'idée germe dans la tête des hommes par désir d'expédition punitive envers les femmes qui les ont blessés, et ce n'est pas sain.
Oui, c'est un moteur effectivement, mais ce n'est pas la seule explication. Sinon, à ce compte là, on peut en dire autant du mariage "vanité de la possession" pour les adeptes de l'amour libre.
Il y a un équilibre à trouver, effectivement, mais en finir avec l'antinaturel et dystopique impératif d'égalité en droits et devoirs est essentiel en premier lieu.
Là par exemple tu me perds. Non seulement en terme de syntaxe j'ai rien pigé, mais tu es aussi tout simplement beaucoup moins raisonnable.

Les femmes n'ont pas la même perception des rapports de force que les hommes. Car pour des raisons biologiques et historiques elles ne sont pas les premières concernées. Le conflit relève chez les femmes plus souvent du loisir, de la fin en soi, que du moyen de parvenir à un but. N'importe qui ayant fréquenté des groupes de femmes le sait.

C'est aussi une des raison pour laquelle les femmes n'ont que peu d'attrait pour la politique et la chose publique en général, puisque ça implique un niveau d'abstraction auquel elles ne sont pas prédiposées.

Elles sont dotées d'une grande empathie, d'une compréhension de la psychée et des sentiments humains dans les interactions au sein d'un petit groupe, ce qui les rapproche logiquement de la cellule familiale, de l'échelle du clan. Un autre rôle qui leur incombe plus qu'aux hommes.