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Citation de Draekoort
C'était le marché du Jeudi. Avec mes frères d'armes nous avancions entre les ruelles du village jusqu’à ce qu'un stand attire mon attention. Celui-ci ne ressemblait à aucun de ceux que nous avions vu jusqu'ici, c'était une sorte de chalet, avec des cloches et des festons, entouré d’un mètre cinquante de haie de cèdres. Écrasé entre deux planches d'une teinte indécise, une minuscule fenêtre faisait office de comptoir, mon regard se porta alors sur le vieil homme qui se tenait derrière. Il était énorme, son ventre semblait se mouvoir vers la gauche et la droite Une barbe d’argent, en cascade, cachait sa bouche, son cou, s’étalait sur son torse en petites ondes qui rougeoyaient à la lueur de la lanterne qui se surplombait l’ouverture. Il se tenait légèrement voûté, certainement par peur de heurter le cadre de la fenêtre.
Alors que je me décidais à m’approcher, je vis plus distinctement son visage rougeaud, ses yeux bleus très clairs, son nez, sa bouche, quand l’homme se retourna subitement et s’enfonça dans la boutique. C’est à ce moment là que je me rendis compte que mes amis n’étaient plus avec moi, alors que je m’appretais à partir à leur recherche, un crissement me fis me retourner à nouveau vers le chalet. Une porte situé sur la gauche du comptoir, que je n’avais pas remarqué jusqu’ici, s’ouvrit, laissant réapparaître le gros monsieur qui me fit signe d’entrer. La douce chaleur qui se dégageait depuis l’intérieur et commençait à m’envelopper comme un coussin de plumes me persuada à la suivre. En effet, bien que cela n’avait pas suffit à dissuader les habitants du village de Peyrarches à s’amasser entre les stands du marché, il faisait un froid de guerre sur la région. Il y a quatre jours un berger découvrit le corps d'un malheureux qui s’était perdu sur le contrefort de la montagne surplombant le hameau. Tordu au travers des alpages. Le froid qui s’échappait de la neige l’avait étreint à mort. Balayant cette pensée glaçante, je franchis le pas de la porte pour me retrouver dans une large pièce dont les meubles brillaient légèrement, à la lumière d’une chandelle. Une table rectangulaire, rustique, en chêne blanc, entouré de quatre fauteuils en bois, touchait légèrement le parquet de ses pieds grêles. Une fille métisse, très jeune, belle comme une vision, se tenait assise là, dans l’un de ces fauteuil. La lueur, qui se reflétait sur peau dorée, glissait sur ses cheveux ondulant jusqu’à sa poitrine et scintillait dans ses grands yeux noirs. Elle me regardait ; son visage était fait de traits simples et doux qui semblaient déborder de paix. Face à mon embarras, elle me sourit avec tendresse.
S’asseyant dans l’un des ses fauteuil et me faisant signe d’en faire de même l'homme s'adressa à moi en ces termes
— Bonjours ! fit-il, peut-être que nous nous sommes-nous suffisamment regardés ! Maintenant que nous nous sommes vus, permettez-moi de faire les présentations. Voici ma fille Eve. Quand à moi, on me connais sous le nom de Gasparon, je vous attendais Sire Draekoort.
Sweet ? https://image.noelshack.com/minis/2017/21/1495669807-risitas-livre.png

Sweet bordel :bave: