Priorité au direct, tentative d'assassinat.
Pakistan: Assassination bid on Imran Khan, PTI chief sustains bullet injuries in both legs | WION
114 618 vues 4 nov. 2022
INTERNATIONAL PAKISTAN

Au Pakistan, l’ex-premier ministre Imran Khan blessé par balle lors d’une tentative d’assassinat
Atteint à une jambe par balle, lors d’un rassemblement politique, jeudi, M. Khan se trouve dans un état stable. La police n’a pas immédiatement commenté l’incident ni confirmé les informations selon lesquelles un assaillant aurait été tué.

04/11/2022
L’ancien premier ministre pakistanais Imran Khan est dans un état stable après avoir été blessé par balle à une jambe, jeudi 3 novembre, lors d’un rassemblement politique. M. Khan, qui avait été renversé en avril par une motion de censure, mène depuis vendredi une marche rassemblant plusieurs milliers de ses supporteurs entre la ville de Lahore (Est) et la capitale, Islamabad, pour obtenir la tenue d’élections anticipées.
L’un de ses proches conseillers, Raoof Hasan, a dit qu’il s’agissait d’une « tentative de le tuer, de l’assassiner ». M. Khan, 70 ans, a été blessé par des coups de feu tirés dans sa direction et celle d’autres officiels de son parti, qui se tenaient debout au sommet d’un conteneur placé sur un camion avançant lentement au milieu de la foule, près de Gujranwala (Est).
« Il y avait un gars devant le conteneur qui tenait ce pistolet automatique. Il a tiré une rafale. Tous ceux qui étaient debout au premier rang ont été touchés », a déclaré Fawad Chaudhry, ancien ministre de l’information du gouvernement Khan, derrière lequel il se tenait. Des gens ont tenté de saisir l’arme, a-t-il raconté : « Dans la bagarre, il a raté la cible. Il y avait énormément de sang sur le conteneur. » Selon lui, six personnes ont été touchées et un spectateur a été tué. La police n’a pas immédiatement commenté l’incident ni confirmé les informations selon lesquelles un assaillant aurait été tué.
Des responsables du parti de M. Khan, le Pakistan Tehrik-e-Insaf (Mouvement du Pakistan pour la justice), ont rapporté qu’il avait été transporté dans un hôpital de Lahore. Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux le montre à l’hôpital, un bandage entourant son mollet droit.
Dans un tweet, le président pakistanais, Arif Alvi, a dénoncé une « odieuse tentative d’assassinat ». « Je remercie Allah qu’il soit en sécurité, [même si] blessé de plusieurs balles dans la jambe, ce qui, espérons-le, n’est pas critique », a-t-il ajouté.
Heinous assassination attempt on the brave @ImranKhanPTI I thank Allah that he is safe but injured with few bullets… https://t.co/wGcgXCOiLf
— ArifAlvi (@Dr. Arif Alvi)
Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a exhorté « toutes les parties » à « s’abstenir de recourir à la violence », tout en condamnant la tentative d’assassinat. « La violence n’a pas de place en politique », a ajouté le secrétaire d’Etat dans un communiqué.
Prêt à mourir pour son pays
Le Pakistan est aux prises depuis des décennies avec des mouvements islamistes violents qui contestent l’influence du pouvoir central, et plusieurs assassinats politiques ont émaillé l’histoire du pays. Cette attaque fait resurgir le souvenir de l’attentat qui avait coûté la vie en en 2007 à Benazir Bhutto, la première femme de l’ère moderne à avoir dirigé un pays musulman. Les commanditaires de son assassinat n’ont jamais été identifiés.
Des coups de feu avaient été tirés et un kamikaze s’était fait exploser près de son véhicule alors qu’elle saluait ses supporteurs debout sur le toit ouvert, à Rawalpindi (Nord-Est). Elle était revenue au Pakistan quelques semaines plus tôt pour participer aux élections, après plusieurs années d’exil. Le jour même de son retour au pays, son convoi avait été la cible d’un autre attentat sanglant, dans lequel plus de 130 personnes avaient été tuées.
Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Au Pakistan, la guerre entre Imran Khan et son successeur plonge le pays dans l’incertitude
Malgré son éviction, M. Khan conserve un large soutien dans la population. Depuis avril, il a organisé de vastes rassemblements dans tout le pays – attirant des dizaines de milliers de supporteurs – pour faire pression sur la fragile coalition au pouvoir. Il ne cesse de ressasser sa thèse selon laquelle sa chute aurait été le fruit d’une « conspiration » ourdie par les Etats-Unis, et critique sans répit le gouvernement de Shehbaz Sharif, ainsi que l’institution militaire.
M. Khan était arrivé au pouvoir en 2018 en mêlant promesses de réformes sociales, conservatisme religieux et lutte contre la corruption. Mais sous son mandat la situation économique s’est dégradée et il a perdu l’appui de l’armée. Ces derniers mois, il s’était plusieurs fois déclaré prêt à mourir pour son pays, et son entourage a souvent fait état de menaces à son encontre.
Pakistan: Assassination bid on Imran Khan, PTI chief sustains bullet injuries in both legs | WION
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INTERNATIONAL PAKISTAN

Au Pakistan, l’ex-premier ministre Imran Khan blessé par balle lors d’une tentative d’assassinat
Atteint à une jambe par balle, lors d’un rassemblement politique, jeudi, M. Khan se trouve dans un état stable. La police n’a pas immédiatement commenté l’incident ni confirmé les informations selon lesquelles un assaillant aurait été tué.

04/11/2022
L’ancien premier ministre pakistanais Imran Khan est dans un état stable après avoir été blessé par balle à une jambe, jeudi 3 novembre, lors d’un rassemblement politique. M. Khan, qui avait été renversé en avril par une motion de censure, mène depuis vendredi une marche rassemblant plusieurs milliers de ses supporteurs entre la ville de Lahore (Est) et la capitale, Islamabad, pour obtenir la tenue d’élections anticipées.
L’un de ses proches conseillers, Raoof Hasan, a dit qu’il s’agissait d’une « tentative de le tuer, de l’assassiner ». M. Khan, 70 ans, a été blessé par des coups de feu tirés dans sa direction et celle d’autres officiels de son parti, qui se tenaient debout au sommet d’un conteneur placé sur un camion avançant lentement au milieu de la foule, près de Gujranwala (Est).
« Il y avait un gars devant le conteneur qui tenait ce pistolet automatique. Il a tiré une rafale. Tous ceux qui étaient debout au premier rang ont été touchés », a déclaré Fawad Chaudhry, ancien ministre de l’information du gouvernement Khan, derrière lequel il se tenait. Des gens ont tenté de saisir l’arme, a-t-il raconté : « Dans la bagarre, il a raté la cible. Il y avait énormément de sang sur le conteneur. » Selon lui, six personnes ont été touchées et un spectateur a été tué. La police n’a pas immédiatement commenté l’incident ni confirmé les informations selon lesquelles un assaillant aurait été tué.
Des responsables du parti de M. Khan, le Pakistan Tehrik-e-Insaf (Mouvement du Pakistan pour la justice), ont rapporté qu’il avait été transporté dans un hôpital de Lahore. Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux le montre à l’hôpital, un bandage entourant son mollet droit.
Dans un tweet, le président pakistanais, Arif Alvi, a dénoncé une « odieuse tentative d’assassinat ». « Je remercie Allah qu’il soit en sécurité, [même si] blessé de plusieurs balles dans la jambe, ce qui, espérons-le, n’est pas critique », a-t-il ajouté.
Heinous assassination attempt on the brave @ImranKhanPTI I thank Allah that he is safe but injured with few bullets… https://t.co/wGcgXCOiLf
— ArifAlvi (@Dr. Arif Alvi)
Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a exhorté « toutes les parties » à « s’abstenir de recourir à la violence », tout en condamnant la tentative d’assassinat. « La violence n’a pas de place en politique », a ajouté le secrétaire d’Etat dans un communiqué.
Prêt à mourir pour son pays
Le Pakistan est aux prises depuis des décennies avec des mouvements islamistes violents qui contestent l’influence du pouvoir central, et plusieurs assassinats politiques ont émaillé l’histoire du pays. Cette attaque fait resurgir le souvenir de l’attentat qui avait coûté la vie en en 2007 à Benazir Bhutto, la première femme de l’ère moderne à avoir dirigé un pays musulman. Les commanditaires de son assassinat n’ont jamais été identifiés.
Des coups de feu avaient été tirés et un kamikaze s’était fait exploser près de son véhicule alors qu’elle saluait ses supporteurs debout sur le toit ouvert, à Rawalpindi (Nord-Est). Elle était revenue au Pakistan quelques semaines plus tôt pour participer aux élections, après plusieurs années d’exil. Le jour même de son retour au pays, son convoi avait été la cible d’un autre attentat sanglant, dans lequel plus de 130 personnes avaient été tuées.
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Malgré son éviction, M. Khan conserve un large soutien dans la population. Depuis avril, il a organisé de vastes rassemblements dans tout le pays – attirant des dizaines de milliers de supporteurs – pour faire pression sur la fragile coalition au pouvoir. Il ne cesse de ressasser sa thèse selon laquelle sa chute aurait été le fruit d’une « conspiration » ourdie par les Etats-Unis, et critique sans répit le gouvernement de Shehbaz Sharif, ainsi que l’institution militaire.
M. Khan était arrivé au pouvoir en 2018 en mêlant promesses de réformes sociales, conservatisme religieux et lutte contre la corruption. Mais sous son mandat la situation économique s’est dégradée et il a perdu l’appui de l’armée. Ces derniers mois, il s’était plusieurs fois déclaré prêt à mourir pour son pays, et son entourage a souvent fait état de menaces à son encontre.