Citation de KristalineA des fins d'élévation sociale surtout, pour garantir de laisser une situation meilleure à ses enfants que la sienne. Mais tout est arrangé finalement, que ce soit par l'univers ou la volonté des hommes. Dans un monde où l'on éduquait les jeunes filles et les jeunes hommes d'une certaine façon, la poursuite de la passion était néanmoins capitale pour tout un chacun. Et c'est plus particulièrement vrai à la fin du 19 ème siècle avec la montée du courant romantique.
Pas vraiment. Plus on était riche, plus le mariage était arrangé de façon minutieuse.
L'on poussait effectivement les jeunes gens d'un certain milieu social à se fréquenter par le biais de rituels (rallyes) mais les sentiments étaient néanmoins cruciaux puisqu'il était inenvisageable qu'un mariage de gens n'ayant rien en commun soit fertile, au sens propre comme au figuré.
Les gens apprenaient à s'aimer, parce qu'ils voulaient aimer plus que tout.
Aujourd'hui, ils rêvent à l'inaccessible, ne veulent plus aimer mais être admirés. Le partenaire est devenu un phallus mental (particulièrement chez les femmes) dans le meilleur des cas, un pourvoyeur de besoins dans le pire.
C'était plus une question d'ordre et de paix sociale qu'autre chose. Et l'existence est toujours dure pour autant que je sache. Les avantages et les inconvénients n'ont pas vraiment changé.La misère est bien moindre. Les progrès de la techniques et les bouleversements de l'économie et de l'échiquier politique ont accouché d'une longue période de paix et de prospérité. Le mariage étant devenu optionnel, quasi-anachronique aux yeux du monde, il n'a plus rien de ce qui en faisait une grâce divine autrefois. N'étant plus une étape inévitable de l'existence, il est fragilisé, n'étant plus qu'un moyen de satisfaire des besoins. L'excès de liberté sur le plan des moeurs, a accouché d'une société où les gens sont concentrés sur leurs envies, et ne prennent plus le temps de s'aimer puisqu'ils ne partagent plus le mariage comme un bateau commun dans lequel ils sont embarqués. L'amour ne peut exister sans contrainte, sans cadre. C'est un lien qui se crée dans les épreuves communes.
Ce n'est pas ce que j'observe, tu m'en vois contrit. Je n'entends guère parler que de grand amour, d'homme ou de femme pour la vie, d'âme soeur, de respect, et autres niaiseries sans aucune forme de tangibilité.C'est par ça que j'aurais dû commencer : les gens ne vivent pas ces sentiments, mais se contentent de les dupliquer, en pastiche d'une époque qu'ils n'ont pas connue.
Ils ne peuvent tout simplement pas les ressentir, car leur existence est dénuée de leurs fondements.
Ce qui ne les empêche pas d'y croire.