Citation de Charles-MaurrasNon, mais l'état passionné, si.
La quête de la passion n'implique pas une absence de raison.
Le pragmatisme du contrat social qu'était le mariage il y a encore un siècle, est le fruit de la dureté de l'existence. Aujourd'hui ce pragmatisme est idéologique.Pas vraiment. Plus on était riche, plus le mariage était arrangé de façon minutieuse. C'était plus une question d'ordre et de paix sociale qu'autre chose. Et l'existence est toujours dure pour autant que je sache. Les avantages et les inconvénients n'ont pas vraiment changé.
Je ne crois pas que la passion puisse être temporaire ou versatile. Le mariage actuel est d'avantage centré sur le plaisir que sur la passion.Le plaisir est une passion, au sens chrétien et traditionnel du terme en tout cas. On pourrait arguer cent ans que l'on ne tomberait pas plus d'accord que maintenant, néanmoins demeure le constat de l'écrasante supériorité du résultat du mariage traditionnel de raison, d'intérêt et de projet familial, négligeant l'amour passionnel au profit de ces intérêts supérieurs à la fois pour l'individu et pour la société, sur le mariage actuel, basé principalement sur les volontés fluctuantes des gens et leur sacro-sainte liberté individuelle de ne rien respecter.
Et il est bien plus matériel que jamais, puisqu'il a été vidé de tout son aspect religieux, sacré, mystique. On satisfait des besoins primaires plus qu'on ne se passionne en réalité.Ce n'est pas ce que j'observe, tu m'en vois contrit. Je n'entends guère parler que de grand amour, d'homme ou de femme pour la vie, d'âme soeur, de respect, et autres niaiseries sans aucune forme de tangibilité.
Le caractère sacré ayant quant à lui surtout pour fonction de garantir l'inviolabilité du serment, garantissant ispo facto la paix et l'ordre susmentionnés. Preuve en est le passage des épîtres de Paul qui affirme que le célibat et la chasteté étaient toujours préférables si possible, le mariage monogamique étant un moindre mal pour éviter la dépravation.