Informations sur l'impérialisme américain à l'encontre de l'Arabie saoudite par rapport à l'écologie alors que le gaz de schiste américain est en vente vers les pays européens et que le sabotage sur Gazprom a provoqué des fuites et donc une opération des Américains contre l'approvisionnement.
La Russie n'a pas fait le sabotage, le pays pouvait couper simplement le robinet, détruire ses installations couteuses aurait été stupide comme stratégie et la Russie est un pays qui fait du commerce régulier avec l'Allemagne, la France pendant que les médias mainstream font de l'anti russe, enjeux importants, souveraineté militaire, l'État a le devoir de réagir ou ce sera comme pour d'autres entreprises que les États-Unis profiteront du savoir-faire français.
Des jeux d’hiver saoudiens anachroniques

Alors que la tenue, cet automne, d’une Coupe du monde de football au Qatar confine déjà à l’absurde, la décision d’organiser les Jeux panasiatiques d’hiver de 2029 en Arabie saoudite illustre encore une fois la subordination des enjeux environnementaux aux impératifs de puissance.
06 octobre 2022
Principalement connu pour ses déserts et ses chaleurs extrêmes, le royaume d’Arabie saoudite a été retenu le 4 octobre pour l’organisation des Jeux panasiatiques d’hiver de 2029. Que la somme de ces deux informations produise une dissonance cognitive ne surprendra personne. Encore moins dans le contexte des polémiques qui entourent déjà la prochaine Coupe du monde de football, prévue cet automne sur le sol d’un autre pays de la péninsule Arabique, le Qatar, dans des stades climatisés à ciel ouvert.
La Chine avait ouvert la voie en février, lors des Jeux olympiques d’hiver organisés à Pékin, avec pour la première fois une neige totalement artificielle. Le royaume repousse plus loin encore les limites de l’absurde, avec les épreuves prévues de ski et de patinage de vitesse. Certes, il peut arriver qu’il neige, en Arabie saoudite, mais l’émoi que les rares flocons suscitent alors témoigne précisément de leur extrême rareté.
Ces Jeux asiatiques d’hiver se dérouleront dans la province de Tabouk, frontalière de la Jordanie et baignée par la mer Rouge. Elle fait face au détroit de Tiran, qui la sépare de la ville égyptienne de Charm El-Cheikh. La prochaine COP27 sur le changement climatique se tiendra justement dans cette dernière en novembre. Les délégués qui s’y presseront pourront disserter à loisir sur cette parabole saoudienne. Elle illustre à la perfection la subordination systématique des enjeux environnementaux aux impératifs de puissance et de prestige.
Il y a un an, le royaume d’Arabie saoudite lançait une « Initiative verte » pour parvenir à la neutralité carbone en 2060. Il était question de la plantation de milliards d’arbres, de réduction massive des émissions de gaz à effet de serre dès 2030, et du quasi-doublement des zones protégées du royaume, y compris dans la province de Tabouk. Le 24 septembre, à l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, le délégué saoudien a d’ailleurs réitéré l’engagement de son pays dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Le levier de l’argent
Ces objectifs louables restent manifestement compatibles, selon la logique saoudienne, avec l’affront environnemental que vont constituer la préparation et la tenue des Jeux asiatiques d’hiver. Leur organisation répond il est vrai à un objectif qui n’a rien à voir avec le sport et encore moins avec l’écologie. Il s’agit de promouvoir un projet qui tient particulièrement à cœur à l’homme fort de Riyad, le prince héritier Mohammed ben Salman, récemment promu premier ministre : la création ex nihilo dans cette province de Tabouk d’une cité futuriste, Neom.
Mohammed Ben Salman, dont la réputation reste entachée par l’assassinat et le démembrement du dissident Jamal Khashoggi, tente en fait de copier, avec quelques décennies de retard, la cité la plus clinquante des Emirats arabes unis, Dubaï. On ne peut mieux dire l’anachronisme d’un projet dont les éléments de langage renvoient au jargon inimitable des cabinets internationaux de conseil en stratégie.
Que l’hubris d’un potentat le conduise à embrasser la perspective de Jeux d’hiver en plein désert peut, hélas, se concevoir. Il est en revanche déplorable que le levier de l’argent conduise les comités d’organisation de tels événements à s’affranchir de toute autre considération et à rester sourds et aveugles à la prise de conscience dans les sociétés du coût toujours plus élevé des dérèglements climatiques, et de ce qui les alimente. Ces dérives sont des impasses. Il conviendrait de le reconnaître au plus vite.
L'ingérence en Ukraine par les Américains, et maintenant, la vente d'une entreprise française ?
Exxelia, spécialiste français des composants électroniques, doit passer sous pavillon américain
Quel est le point commun entre l'Airbus A350, le F35, Ariane 6 et le Rafale ? La pépite tricolore Exxelia, dont les composants électroniques de pointe sont utilisés par ces programmes. L'entreprise française pourrait passer sous giron américain avec un rachat par Heico qui soulève des questions de souveraineté, même si Exxelia est actuellement détenue par un fonds britannique.
06 OCTOBRE 2022

Exxelia, spécialiste français des composants électroniques, doit passer sous pavillon américain
La souveraineté numérique, un enjeu majeur de la présidence française de l'Union européenne ?
Divergences autour des exigences de souveraineté dans le schéma européen de certification du cloud
Une pépite française de l'électronique doit passer sous giron américain. Exxelia, spécialisée dans les composants électroniques de haute technologie, a annoncé fin août 2022 rejoindre le groupe américain Heico Corporation via sa filiale Electronic Technologies Group (ETG). "La transaction sera réalisée avec IK Partners, actionnaire majoritaire d'Exxelia depuis 2015, et devrait intervenir avant la fin du premier trimestre 2023", est-il simplement précisé dans le communiqué. Un changement de propriétaire qui fait grincer des dents.
160 MILLIONS D'EUROS DE CHIFFRE D'AFFAIRES
Le groupe Exxelia est né en 2009 de la fusion de cinq sociétés historiques aux activités et savoir-faire complémentaires : Eurofarad, Firadec, Sic Safco, Microspire et Astema. Aujourd'hui il conçoit et fabrique des composants électroniques de haute technologie pour des marchés industriels comme l'aéronautique, le spatial, la défense, le médical et le ferroviaire. L'entreprise contribue à de nombreux programmes de haute valeur ajoutée comme l'Aribus A350, le Boeing Dreamliner, Ariane 6, le Rafale et le F-35, etc. Mais l'essentiel de sa production concerne les condensateurs céramiques utilisés pour les radars et les IRM.
Exxelia dispose de 6 sites industriels en France et d'une présence industrielle aux Etats-Unis, au Maroc et au Vietnam et en Inde. Forte de ses 2100 salariés à travers le monde, l'entreprise assure vendre ses produits plus de 30 pays. L'entreprise française est considérée comme un giron essentiel de nombreuses industries. Son chiffre d'affaires qui s'élève à 160 millions d'euros montre un carnet de commandes bien rempli.
UNE SÉNATRICE S'INTERROGE
Alors que la souveraineté est largement évoquée par le gouvernement comme étant un sujet essentiel que ce soit au niveau industriel ou numérique, le passage sous pavillon américain de la pépite française interroge. Mais il convient toutefois de préciser qu'Exxelia est actuellement sous pavillon britannique depuis 2015 et l'arrivée d'IK Partners à son capital.
"Si Heico n'est pas présent sur les marchés d'Exxelia, il convient pourtant de s'interroger sur l'intérêt de notre pays à voir passer ce groupe de pointe stratégique sous le pavillon d'une société américaine, sachant que les Etats-Unis d'Amérique prétendront désormais la soumettre au moins partiellement à leur législation, ce qui implique un pouvoir de contrôle sur l'utilisation des matériels, y compris en déploiement militaire comme pour le Rafale", s'inquiète la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann dans une question transmise au ministre de l'Economie et des Finances.
UN VETO DE L'ÉTAT ?
Le rachat par Heico doit donner lieu à un examen approfondi au titre des investissements étrangers en France, selon la sénatrice qui se demande si cela est bien fait. Une prise de position qui n'est pas sans rappeler le feuilleton autour de Photonis. L'Etat a refusé que l'entreprise qui développe des équipements militaires de vision nocturne passe sous pavillon américain en 2020. Des tractations qui ont finalement conduit à ce que le Français HLD investisse dans la pépite tricolore à une valorisation moindre que ce qui été proposé initialement par l'entreprise américaine.
La Russie n'a pas fait le sabotage, le pays pouvait couper simplement le robinet, détruire ses installations couteuses aurait été stupide comme stratégie et la Russie est un pays qui fait du commerce régulier avec l'Allemagne, la France pendant que les médias mainstream font de l'anti russe, enjeux importants, souveraineté militaire, l'État a le devoir de réagir ou ce sera comme pour d'autres entreprises que les États-Unis profiteront du savoir-faire français.
Des jeux d’hiver saoudiens anachroniques

Alors que la tenue, cet automne, d’une Coupe du monde de football au Qatar confine déjà à l’absurde, la décision d’organiser les Jeux panasiatiques d’hiver de 2029 en Arabie saoudite illustre encore une fois la subordination des enjeux environnementaux aux impératifs de puissance.
06 octobre 2022
Principalement connu pour ses déserts et ses chaleurs extrêmes, le royaume d’Arabie saoudite a été retenu le 4 octobre pour l’organisation des Jeux panasiatiques d’hiver de 2029. Que la somme de ces deux informations produise une dissonance cognitive ne surprendra personne. Encore moins dans le contexte des polémiques qui entourent déjà la prochaine Coupe du monde de football, prévue cet automne sur le sol d’un autre pays de la péninsule Arabique, le Qatar, dans des stades climatisés à ciel ouvert.
La Chine avait ouvert la voie en février, lors des Jeux olympiques d’hiver organisés à Pékin, avec pour la première fois une neige totalement artificielle. Le royaume repousse plus loin encore les limites de l’absurde, avec les épreuves prévues de ski et de patinage de vitesse. Certes, il peut arriver qu’il neige, en Arabie saoudite, mais l’émoi que les rares flocons suscitent alors témoigne précisément de leur extrême rareté.
Ces Jeux asiatiques d’hiver se dérouleront dans la province de Tabouk, frontalière de la Jordanie et baignée par la mer Rouge. Elle fait face au détroit de Tiran, qui la sépare de la ville égyptienne de Charm El-Cheikh. La prochaine COP27 sur le changement climatique se tiendra justement dans cette dernière en novembre. Les délégués qui s’y presseront pourront disserter à loisir sur cette parabole saoudienne. Elle illustre à la perfection la subordination systématique des enjeux environnementaux aux impératifs de puissance et de prestige.
Il y a un an, le royaume d’Arabie saoudite lançait une « Initiative verte » pour parvenir à la neutralité carbone en 2060. Il était question de la plantation de milliards d’arbres, de réduction massive des émissions de gaz à effet de serre dès 2030, et du quasi-doublement des zones protégées du royaume, y compris dans la province de Tabouk. Le 24 septembre, à l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, le délégué saoudien a d’ailleurs réitéré l’engagement de son pays dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Le levier de l’argent
Ces objectifs louables restent manifestement compatibles, selon la logique saoudienne, avec l’affront environnemental que vont constituer la préparation et la tenue des Jeux asiatiques d’hiver. Leur organisation répond il est vrai à un objectif qui n’a rien à voir avec le sport et encore moins avec l’écologie. Il s’agit de promouvoir un projet qui tient particulièrement à cœur à l’homme fort de Riyad, le prince héritier Mohammed ben Salman, récemment promu premier ministre : la création ex nihilo dans cette province de Tabouk d’une cité futuriste, Neom.
Mohammed Ben Salman, dont la réputation reste entachée par l’assassinat et le démembrement du dissident Jamal Khashoggi, tente en fait de copier, avec quelques décennies de retard, la cité la plus clinquante des Emirats arabes unis, Dubaï. On ne peut mieux dire l’anachronisme d’un projet dont les éléments de langage renvoient au jargon inimitable des cabinets internationaux de conseil en stratégie.
Que l’hubris d’un potentat le conduise à embrasser la perspective de Jeux d’hiver en plein désert peut, hélas, se concevoir. Il est en revanche déplorable que le levier de l’argent conduise les comités d’organisation de tels événements à s’affranchir de toute autre considération et à rester sourds et aveugles à la prise de conscience dans les sociétés du coût toujours plus élevé des dérèglements climatiques, et de ce qui les alimente. Ces dérives sont des impasses. Il conviendrait de le reconnaître au plus vite.
L'ingérence en Ukraine par les Américains, et maintenant, la vente d'une entreprise française ?
Exxelia, spécialiste français des composants électroniques, doit passer sous pavillon américain
Quel est le point commun entre l'Airbus A350, le F35, Ariane 6 et le Rafale ? La pépite tricolore Exxelia, dont les composants électroniques de pointe sont utilisés par ces programmes. L'entreprise française pourrait passer sous giron américain avec un rachat par Heico qui soulève des questions de souveraineté, même si Exxelia est actuellement détenue par un fonds britannique.
06 OCTOBRE 2022

Exxelia, spécialiste français des composants électroniques, doit passer sous pavillon américain
La souveraineté numérique, un enjeu majeur de la présidence française de l'Union européenne ?
Divergences autour des exigences de souveraineté dans le schéma européen de certification du cloud
Une pépite française de l'électronique doit passer sous giron américain. Exxelia, spécialisée dans les composants électroniques de haute technologie, a annoncé fin août 2022 rejoindre le groupe américain Heico Corporation via sa filiale Electronic Technologies Group (ETG). "La transaction sera réalisée avec IK Partners, actionnaire majoritaire d'Exxelia depuis 2015, et devrait intervenir avant la fin du premier trimestre 2023", est-il simplement précisé dans le communiqué. Un changement de propriétaire qui fait grincer des dents.
160 MILLIONS D'EUROS DE CHIFFRE D'AFFAIRES
Le groupe Exxelia est né en 2009 de la fusion de cinq sociétés historiques aux activités et savoir-faire complémentaires : Eurofarad, Firadec, Sic Safco, Microspire et Astema. Aujourd'hui il conçoit et fabrique des composants électroniques de haute technologie pour des marchés industriels comme l'aéronautique, le spatial, la défense, le médical et le ferroviaire. L'entreprise contribue à de nombreux programmes de haute valeur ajoutée comme l'Aribus A350, le Boeing Dreamliner, Ariane 6, le Rafale et le F-35, etc. Mais l'essentiel de sa production concerne les condensateurs céramiques utilisés pour les radars et les IRM.
Exxelia dispose de 6 sites industriels en France et d'une présence industrielle aux Etats-Unis, au Maroc et au Vietnam et en Inde. Forte de ses 2100 salariés à travers le monde, l'entreprise assure vendre ses produits plus de 30 pays. L'entreprise française est considérée comme un giron essentiel de nombreuses industries. Son chiffre d'affaires qui s'élève à 160 millions d'euros montre un carnet de commandes bien rempli.
UNE SÉNATRICE S'INTERROGE
Alors que la souveraineté est largement évoquée par le gouvernement comme étant un sujet essentiel que ce soit au niveau industriel ou numérique, le passage sous pavillon américain de la pépite française interroge. Mais il convient toutefois de préciser qu'Exxelia est actuellement sous pavillon britannique depuis 2015 et l'arrivée d'IK Partners à son capital.
"Si Heico n'est pas présent sur les marchés d'Exxelia, il convient pourtant de s'interroger sur l'intérêt de notre pays à voir passer ce groupe de pointe stratégique sous le pavillon d'une société américaine, sachant que les Etats-Unis d'Amérique prétendront désormais la soumettre au moins partiellement à leur législation, ce qui implique un pouvoir de contrôle sur l'utilisation des matériels, y compris en déploiement militaire comme pour le Rafale", s'inquiète la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann dans une question transmise au ministre de l'Economie et des Finances.
UN VETO DE L'ÉTAT ?
Le rachat par Heico doit donner lieu à un examen approfondi au titre des investissements étrangers en France, selon la sénatrice qui se demande si cela est bien fait. Une prise de position qui n'est pas sans rappeler le feuilleton autour de Photonis. L'Etat a refusé que l'entreprise qui développe des équipements militaires de vision nocturne passe sous pavillon américain en 2020. Des tractations qui ont finalement conduit à ce que le Français HLD investisse dans la pépite tricolore à une valorisation moindre que ce qui été proposé initialement par l'entreprise américaine.