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Citation de Epique
https://image.noelshack.com/minis/2018/05/4/1517510755-culture-egyptienne.png https://image.noelshack.com/minis/2018/05/4/1517510798-culture-egyptienne2.png
alors comme ça l'afrique n'a pas d'histoire ?

Pourquoi se focaliser sur l'Egypte? J'ai posté la liste des grands royaumes et empires d'Afrique pré-coloniale, il suffit d'ouvrir la page de l'un d'entre eux pour découvrir des informations sur son histoire https://image.noelshack.com/minis/2017/16/1492903915-risitas-rex-ryder-sourire.png

Par exemple l'empire Songhai qui est assez célèbre:
"La ville de Tombouctou devient, lors de l'affaiblissement de l'Empire du Ghana, au xie siècle, le point de regroupement des caravanes et le centre du commerce transsaharien, ce qui en fait non seulement la métropole économique des empires du Mali et songhaï, mais aussi le principal centre religieux et intellectuel. De nombreux monuments en pisé sont alors érigés, telles les mosquées Djingareyber, construite sous le règne de l'Empereur du Mali Kankan Moussa, Sidi Yaya et Sankoré. L'explorateur français René Caillié y pénètre bien plus tard, en 1828, et n'y trouve que des restes de sa splendeur médiévale.

Le savoir, les livres et l'enseignement tiennent une grande place dans l'empire ; c'est un héritage de l'Empire du Mali que l'askia Mohammed Sylla va protéger et développer. Les étudiants et les savants viennent d’Égypte, du Maroc, d'Andalousie ou d'Allada pour suivre des cours de mathématiques, de grammaire ou de littérature à l'université Sankoré ou d'autres médersa.

Les askias s'entourent de lettrés. De nombreux docteurs étrangers viennent s'installer à Gao et Tombouctou, cette dernière étant la capitale culturelle de l'État. Ils apportent les traditions académiques de Chinguetti, Djenné mais aussi La Mecque et Le Caire dont l'université al-Azhar est, à cette époque, le plus grand centre d'enseignement des sciences islamiques. Dès la seconde génération, les savants de Tombouctou développent leurs propres enseignements et critiquent dans leurs commentaires certains ouvrages des maîtres du Caire. La liberté d'enseigner est grande, il suffit d'être titulaire d'un diplôme pour ouvrir une école. Les signes du pouvoir intellectuel se retrouvent dans les habits des enseignants : boubou spécifique, turban blanc et longue canne à bout pointu. Ahmed Baba, lettré de Tombouctou, déporté lors de la conquête marocaine et qui retrouve la liberté à la mort du sultan Ahmed el-Mansour, vers 1605, s'illustre à Marrakech par la profondeur de son savoir."
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