Chapitre Premier
« Moi aussi…Vais-je mourir ? Seul ? »

« Suis-je seulement encore en vie ? Ne serais-je pas plutôt une âme accablée à la recherche du repos éternel ? »

« Mort ou vivant ? Aurais-je péris pendant mon sommeil ? »

« Après tout, comment pourrais-je savoir… La vie, la mort, tout se mélange dans ce maudit désert. »

« Du sable…un océan de sable, du sable à perte de vue…Que du sable. Rien ne peut survivre ici… »

« Je pense…Donc je suis… Ainsi, serais-je encore en vie ? Les morts ne pensent-ils pas ? Un mort ça ne parle pas…Mais est-ce que ça pense un mort ? »

« Non ! Impossible, je ne peux pas avoir décédé ! »

« Je respire, je ressens la faim, la soif, la fatigue ! Je souffre le martyr à chacun de mes pas ! Cela ne fait aucun doute ! Je vis ! »

« Mais pour combien de temps encore… . »

« Est-ce vraiment une bonne chose ? Ma volonté, ardente et brulante, à survivre, est-elle vraiment nécessaire ? »

« Suis-je vraiment entrain de survivre ? Non…je retarde mon agonie, je la prolonge et l’étire. »

C’était là mes seules réflexions. Mon esprit, sénile et abrutit par la pression accablante de l’environnement, se répétait inlassablement.

A vrai dire, je ne m’en rendais même pas compte, je n’avais plus assez de ressources pour sortir de ce schéma de réflexion. Je ne pense pas d’ailleurs, que cela puisse s’appeler des réflexions à proprement parler.

Je pensais, certes. Mais par instinct et non consciemment. Mon esprit tentait de préserver sa raison.

Un homme jeté à son sort, seul et sans moyen de sociabiliser. Cet homme perd sans aucun doute la raison.

J’ai eu de la chance, c’est tout. Beaucoup de chance. Nous étions trois au départ… Il fallu que ça soit moi qui resta en dernier.

J’aurais pu connaitre le même sort que mes camarades. Oui, sans aucun doute, j’ai eu énormément de chance.

« Moi aussi…Vais-je mourir ? Seul ? »


« Suis-je seulement encore en vie ? Ne serais-je pas plutôt une âme accablée à la recherche du repos éternel ? »


« Mort ou vivant ? Aurais-je péris pendant mon sommeil ? »


« Après tout, comment pourrais-je savoir… La vie, la mort, tout se mélange dans ce maudit désert. »


« Du sable…un océan de sable, du sable à perte de vue…Que du sable. Rien ne peut survivre ici… »


« Je pense…Donc je suis… Ainsi, serais-je encore en vie ? Les morts ne pensent-ils pas ? Un mort ça ne parle pas…Mais est-ce que ça pense un mort ? »


« Non ! Impossible, je ne peux pas avoir décédé ! »


« Je respire, je ressens la faim, la soif, la fatigue ! Je souffre le martyr à chacun de mes pas ! Cela ne fait aucun doute ! Je vis ! »


« Mais pour combien de temps encore… . »


« Est-ce vraiment une bonne chose ? Ma volonté, ardente et brulante, à survivre, est-elle vraiment nécessaire ? »


« Suis-je vraiment entrain de survivre ? Non…je retarde mon agonie, je la prolonge et l’étire. »


C’était là mes seules réflexions. Mon esprit, sénile et abrutit par la pression accablante de l’environnement, se répétait inlassablement.


A vrai dire, je ne m’en rendais même pas compte, je n’avais plus assez de ressources pour sortir de ce schéma de réflexion. Je ne pense pas d’ailleurs, que cela puisse s’appeler des réflexions à proprement parler.


Je pensais, certes. Mais par instinct et non consciemment. Mon esprit tentait de préserver sa raison.


Un homme jeté à son sort, seul et sans moyen de sociabiliser. Cet homme perd sans aucun doute la raison.


J’ai eu de la chance, c’est tout. Beaucoup de chance. Nous étions trois au départ… Il fallu que ça soit moi qui resta en dernier.


J’aurais pu connaitre le même sort que mes camarades. Oui, sans aucun doute, j’ai eu énormément de chance.

