L'Égypte est le pays qui permet la transformation du gaz pour l'acheminement, il y a aussi un partenariat avec la Grèce pour l'énergie, bien que le gaz russe aurait été préférable, cela reste une des options de l'UE, bien que risquée étant donné qu'il y aura des guerres orientales à venir, les fournisseurs pourraient ne plus pouvoir assurer le transport régulier, bien que les Rafales français postés en Égypte pourront dissuader les pays problématiques.

L'Union européenne parie sur le tandem gazier Égypte-Israël

Un accord tripartite sur le gaz naturel liquéfié a été signé au Caire. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen mise sur les capacités de production, de transport et de liquéfaction de l'Egypte et d'Israël pour supplanter à moyen terme une partie du gaz russe.
Accords commerciaux - Commerce International
La présidente de la Commission européenne Ursula Von Der Leyen observe la commissaire à l'énergie Kadri Simson, le ministre du pétrole égyptien, Tarek al-Moulla, et la ministre israélienne de l'Energie, Karine Elharar, pour la signature d'un accord au Caire. (Shokry Hussien/REUTERS)
Par Justine Babin
15 juin 2022
C'est un signal politique fort envoyé aux investisseurs. La commissaire européenne à l'Energie, Kadri Simson, le ministre du Pétrole et des Ressources minérales égyptien, Tarek al-Moulla, et la ministre israélienne de l'Energie, Karine Elharar, ont signé mercredi un accord de principe qui officialise leur volonté de collaborer dans le domaine du gaz naturel liquéfié (GNL).
« Nous nous sommes mis d'accord pour travailler ensemble au transport du gaz naturel depuis Israël via l'Egypte puis vers l'Union européenne », a déclaré Ursula von der Leyen en marge de cette septième réunion ministérielle du Forum du gaz de la Méditerranée orientale (EMGF) organisée au Caire.
Diversification
« Cet accord intervient à un moment particulièrement difficile pour l'Union européenne », a-t-elle rappelé en référence aux conséquences du conflit en Ukraine. L'UE cherche par tous les moyens à diversifier ses sources d'approvisionnement en gaz en se tournant vers des « fournisseurs fiables », dans l'objectif d'ici à quelques années de se passer entièrement des combustibles fossiles russes. Près de la moitié des importations de gaz naturel de l'UE provenait de Russie en 2021, soit 155 milliards de mètres cubes.
Le tandem Egypte-Israël pourrait faire émerger une alternative. « L'essentiel de la production égyptienne s'élevant à environ 70 milliards de mètres cubes est destiné au marché local. Mais le pays a l'avantage de disposer des deux seules usines de liquéfaction de gaz de la Méditerranée orientale », déclare Mona Sukkarieh, cofondatrice de Middle East Strategic Perspectives.
Les pays de l'UE en bénéficient d'ailleurs déjà largement puisqu'ils ont représenté depuis le début de l'année plus de 40 % des exportations de GNL égyptien, contre 15 % en 2021, selon les données du cabinet Rystad Energy.
Goulot d'étranglement
Israël jouit de son côté d'importantes réserves estimées à environ 900 milliards de mètres cubes, selon le ministère israélien de l'Energie, et souhaite exporter davantage. Ses exportations vers l'Egypte, via deux gazoducs, sont aujourd'hui principalement destinées au marché local.

L'Union européenne parie sur le tandem gazier Égypte-Israël

Un accord tripartite sur le gaz naturel liquéfié a été signé au Caire. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen mise sur les capacités de production, de transport et de liquéfaction de l'Egypte et d'Israël pour supplanter à moyen terme une partie du gaz russe.
Accords commerciaux - Commerce International
La présidente de la Commission européenne Ursula Von Der Leyen observe la commissaire à l'énergie Kadri Simson, le ministre du pétrole égyptien, Tarek al-Moulla, et la ministre israélienne de l'Energie, Karine Elharar, pour la signature d'un accord au Caire. (Shokry Hussien/REUTERS)
Par Justine Babin
15 juin 2022
C'est un signal politique fort envoyé aux investisseurs. La commissaire européenne à l'Energie, Kadri Simson, le ministre du Pétrole et des Ressources minérales égyptien, Tarek al-Moulla, et la ministre israélienne de l'Energie, Karine Elharar, ont signé mercredi un accord de principe qui officialise leur volonté de collaborer dans le domaine du gaz naturel liquéfié (GNL).
« Nous nous sommes mis d'accord pour travailler ensemble au transport du gaz naturel depuis Israël via l'Egypte puis vers l'Union européenne », a déclaré Ursula von der Leyen en marge de cette septième réunion ministérielle du Forum du gaz de la Méditerranée orientale (EMGF) organisée au Caire.
Diversification
« Cet accord intervient à un moment particulièrement difficile pour l'Union européenne », a-t-elle rappelé en référence aux conséquences du conflit en Ukraine. L'UE cherche par tous les moyens à diversifier ses sources d'approvisionnement en gaz en se tournant vers des « fournisseurs fiables », dans l'objectif d'ici à quelques années de se passer entièrement des combustibles fossiles russes. Près de la moitié des importations de gaz naturel de l'UE provenait de Russie en 2021, soit 155 milliards de mètres cubes.
Le tandem Egypte-Israël pourrait faire émerger une alternative. « L'essentiel de la production égyptienne s'élevant à environ 70 milliards de mètres cubes est destiné au marché local. Mais le pays a l'avantage de disposer des deux seules usines de liquéfaction de gaz de la Méditerranée orientale », déclare Mona Sukkarieh, cofondatrice de Middle East Strategic Perspectives.
Les pays de l'UE en bénéficient d'ailleurs déjà largement puisqu'ils ont représenté depuis le début de l'année plus de 40 % des exportations de GNL égyptien, contre 15 % en 2021, selon les données du cabinet Rystad Energy.
Goulot d'étranglement
Israël jouit de son côté d'importantes réserves estimées à environ 900 milliards de mètres cubes, selon le ministère israélien de l'Energie, et souhaite exporter davantage. Ses exportations vers l'Egypte, via deux gazoducs, sont aujourd'hui principalement destinées au marché local.