INTERNATIONAL ISRAËL

En Israël, au moins deux morts dans une attaque à Tel-Aviv, le musulman tué par les services de sécurité israéliens
Israël: attaque meurtrière dans le centre de Tel Aviv
8 avril 2022
La fusillade a fait de nombreux blessés. Le tireur, un Palestinien de la Cisjordanie occupée, a été tué après une nuit de traque.

07/04/2022
Une nouvelle attaque armée a fait au moins deux morts et de nombreux blessés, jeudi 7 avril au soir, dans le centre de la métropole israélienne de Tel-Aviv. Les services de sécurité israéliens ont annoncé, vendredi matin, avoir tué l’assaillant au terme d’une chasse à l’homme de plusieurs heures.
« Le musulman qui a perpétré l’attaque armée hier à Tel-Aviv a été localisé et neutralisé », ont déclaré des responsables, précisant que l’homme, un Palestinien de la Cisjordanie occupée, avait été tué près d’une mosquée dans le quartier de Jaffa.
« Après une nuit difficile, et au terme de longues heures de travail de la police israélienne, des services de sécurité intérieurs et de l’armée, nous avons réussi ce matin (…) à resserrer l’étau autour du terroriste, qui a été tué dans un échange de tirs », a déclaré, dans un communiqué le commissaire en chef de la police israélienne, Yaacov Shabtai, précisant qu’aucun officier n’avait été blessé dans cet échange.
Jeudi soir, des témoins sur place ont déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) entendre des coups de feu et assister à des scènes de chaos dans le centre de Tel-Aviv. « C’est une ambiance de guerre, des soldats et des policiers partout ; ils ont fouillé un restaurant, des gens pleurent et courent dans tous les sens », a déclaré un témoin.
Des enquêteurs inspectent la scène où a eu lieu l’attaque armée, qui a tué au moins deux personnes, dans le centre de Tel-Aviv, le 7 avril 2022.
Plus de 1 000 policiers déployés à Tel-Aviv
La Magen David Adom, l’équivalent israélien de la Croix-Rouge, a dit que seize blessés avaient été transférés dans des hôpitaux locaux. « Nous avons reçu, jusqu’à présent, dix blessés, mais malgré les efforts du personnel médical, deux d’entre eux ont succombé à leurs blessures », a, de son côté, fait savoir l’hôpital Ichilov de Tel-Aviv, dans un bref communiqué.
Dans un communiqué, les forces de l’ordre avaient demandé à la population de ne pas sortir, afin d’éviter d’être la cible de tirs. « Le musulman a pris la fuite et nous faisons tout ce que nous pouvons pour le traquer », avait déclaré la porte-parole de la police israélienne, Mirit Ben Mayor. Le porte-parole de la police, Baruch Honig, a fait savoir que plus de 1 000 policiers ont été déployés à Tel-Aviv.
« Quiconque a aidé [le musulman], indirectement ou directement, en paiera le prix », a déclaré dans la soirée le premier ministre israélien, Naftali Bennett, alors que l’assaillant était toujours recherché.
Le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, a condamné « l’attaque musulmane » et a déclaré que Washington « continuerait à être en contact régulier avec [ses] partenaires israéliens, avec lesquels nous nous tenons résolument face au terrorisme et à la violence insensés ».
Quatrième attaque en trois semaines dans le pays
C’est la quatrième attaque en trois semaines dans le pays, et la seconde en neuf jours à Tel-Aviv. La semaine dernière, un Palestinien de Cisjordanie occupée avait ouvert le feu sur la foule en circulant en voiture dans la ville juive orthodoxe de Bnei Brak, près de Tel-Aviv, tuant cinq personnes. Quelques jours plus tôt, deux policiers, dont une jeune israélienne, avaient été tués dans une fusillade revendiquée par l’organisation Etat islamique (EI) à Hadera (nord du pays).
Le 22 mars, à Beersheva, grande ville du désert du Néguev (sud), quatre Israéliens ont été tués dans une attaque au couteau et à la voiture-bélier perpétrée par un enseignant, condamné en 2016 à quatre ans de prison pour avoir planifié de se rendre en Syrie afin de combattre au sein de l’EI.
Dans la foulée de ces attaques, l’armée, la police et les services de sécurité intérieurs israéliens ont arrêté des dizaines de personnes soupçonnées de lien avec l’EI en Israël, et multiplié les opérations en Cisjordanie occupée, notamment à Jénine, secteur du nord de ce territoire palestinien d’où était originaire l’assaillant de l’attaque de Bnei Brak.
Au moins trois membres du Jihad musulman, second mouvement armé palestinien après le Hamas, ont été tués lors d’échange de tirs en lien avec ces opérations à Jénine.
Cette attaque dans le centre de Tel-Aviv intervient alors que les forces de police israélienne se préparaient à se placer en haute alerte pour la première grande prière du vendredi depuis le début du ramadan à l’esplanade des Mosquées de Jérusalem. En 2021, des heurts entre Palestiniens et policiers israéliens en marge des grands rassemblements à Jérusalem-Est, secteur occupé depuis 1967 par Israël, avaient conduit à une guerre de onze jours entre le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, et Israël.

En Israël, au moins deux morts dans une attaque à Tel-Aviv, le musulman tué par les services de sécurité israéliens
Israël: attaque meurtrière dans le centre de Tel Aviv
8 avril 2022
La fusillade a fait de nombreux blessés. Le tireur, un Palestinien de la Cisjordanie occupée, a été tué après une nuit de traque.

07/04/2022
Une nouvelle attaque armée a fait au moins deux morts et de nombreux blessés, jeudi 7 avril au soir, dans le centre de la métropole israélienne de Tel-Aviv. Les services de sécurité israéliens ont annoncé, vendredi matin, avoir tué l’assaillant au terme d’une chasse à l’homme de plusieurs heures.
« Le musulman qui a perpétré l’attaque armée hier à Tel-Aviv a été localisé et neutralisé », ont déclaré des responsables, précisant que l’homme, un Palestinien de la Cisjordanie occupée, avait été tué près d’une mosquée dans le quartier de Jaffa.
« Après une nuit difficile, et au terme de longues heures de travail de la police israélienne, des services de sécurité intérieurs et de l’armée, nous avons réussi ce matin (…) à resserrer l’étau autour du terroriste, qui a été tué dans un échange de tirs », a déclaré, dans un communiqué le commissaire en chef de la police israélienne, Yaacov Shabtai, précisant qu’aucun officier n’avait été blessé dans cet échange.
Jeudi soir, des témoins sur place ont déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) entendre des coups de feu et assister à des scènes de chaos dans le centre de Tel-Aviv. « C’est une ambiance de guerre, des soldats et des policiers partout ; ils ont fouillé un restaurant, des gens pleurent et courent dans tous les sens », a déclaré un témoin.
Des enquêteurs inspectent la scène où a eu lieu l’attaque armée, qui a tué au moins deux personnes, dans le centre de Tel-Aviv, le 7 avril 2022.
Plus de 1 000 policiers déployés à Tel-Aviv
La Magen David Adom, l’équivalent israélien de la Croix-Rouge, a dit que seize blessés avaient été transférés dans des hôpitaux locaux. « Nous avons reçu, jusqu’à présent, dix blessés, mais malgré les efforts du personnel médical, deux d’entre eux ont succombé à leurs blessures », a, de son côté, fait savoir l’hôpital Ichilov de Tel-Aviv, dans un bref communiqué.
Dans un communiqué, les forces de l’ordre avaient demandé à la population de ne pas sortir, afin d’éviter d’être la cible de tirs. « Le musulman a pris la fuite et nous faisons tout ce que nous pouvons pour le traquer », avait déclaré la porte-parole de la police israélienne, Mirit Ben Mayor. Le porte-parole de la police, Baruch Honig, a fait savoir que plus de 1 000 policiers ont été déployés à Tel-Aviv.
« Quiconque a aidé [le musulman], indirectement ou directement, en paiera le prix », a déclaré dans la soirée le premier ministre israélien, Naftali Bennett, alors que l’assaillant était toujours recherché.
Le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, a condamné « l’attaque musulmane » et a déclaré que Washington « continuerait à être en contact régulier avec [ses] partenaires israéliens, avec lesquels nous nous tenons résolument face au terrorisme et à la violence insensés ».
Quatrième attaque en trois semaines dans le pays
C’est la quatrième attaque en trois semaines dans le pays, et la seconde en neuf jours à Tel-Aviv. La semaine dernière, un Palestinien de Cisjordanie occupée avait ouvert le feu sur la foule en circulant en voiture dans la ville juive orthodoxe de Bnei Brak, près de Tel-Aviv, tuant cinq personnes. Quelques jours plus tôt, deux policiers, dont une jeune israélienne, avaient été tués dans une fusillade revendiquée par l’organisation Etat islamique (EI) à Hadera (nord du pays).
Le 22 mars, à Beersheva, grande ville du désert du Néguev (sud), quatre Israéliens ont été tués dans une attaque au couteau et à la voiture-bélier perpétrée par un enseignant, condamné en 2016 à quatre ans de prison pour avoir planifié de se rendre en Syrie afin de combattre au sein de l’EI.
Dans la foulée de ces attaques, l’armée, la police et les services de sécurité intérieurs israéliens ont arrêté des dizaines de personnes soupçonnées de lien avec l’EI en Israël, et multiplié les opérations en Cisjordanie occupée, notamment à Jénine, secteur du nord de ce territoire palestinien d’où était originaire l’assaillant de l’attaque de Bnei Brak.
Au moins trois membres du Jihad musulman, second mouvement armé palestinien après le Hamas, ont été tués lors d’échange de tirs en lien avec ces opérations à Jénine.
Cette attaque dans le centre de Tel-Aviv intervient alors que les forces de police israélienne se préparaient à se placer en haute alerte pour la première grande prière du vendredi depuis le début du ramadan à l’esplanade des Mosquées de Jérusalem. En 2021, des heurts entre Palestiniens et policiers israéliens en marge des grands rassemblements à Jérusalem-Est, secteur occupé depuis 1967 par Israël, avaient conduit à une guerre de onze jours entre le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, et Israël.