L’Iran revendique une attaque de missiles sur un « centre stratégique » israélien à Erbil, en Irak

International Moyen-Orient

L’Iran revendique une attaque de missiles sur un « centre stratégique » israélien à Erbil, en Irak
Les autorités du Kurdistan ont déclaré que le site visé était un « site civil », fustigeant « une justification visant uniquement à dissimuler ce crime ».
13/03/2022
L’armée idéologique de la République islamique d’Iran a tiré des missiles dimanche contre une cible au Kurdistan d’Irak présentée comme un « centre stratégique » d’Israël, mais les autorités locales kurdes ont nié l’existence de tels sites sur leur territoire.
Les gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, ont revendiqué dimanche les tirs de missiles sur Erbil, dans le Kurdistan irakien, affirmant avoir ciblé un « centre stratégique » israélien. Les autorités du Kurdistan irakien (nord) avaient auparavant indiqué que « 12 missiles balistiques » tirés « hors des frontières de l’Irak », avaient visé dimanche le consulat américain à Erbil, faisant deux blessés.
Ennemi juré de l’Iran, Israël n’a pas réagi dans l’immédiat aux accusations des gardiens de la révolution iraniens.
L’Irak a connu en début d’année une recrudescence d’attaques de roquettes ou drones armés, alors que Téhéran et plusieurs groupes alliés célébraient le deuxième anniversaire de la mort du général iranien Qassem Soleimani et de son lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, éliminés par Washington dans un tir de drone sur le territoire irakien.
Iran : Téhéran annonce la mise au point d’un nouveau missile susceptible d’atteindre Israël
Téhéran a mis au point un missile stratégique permettant d’atteindre des cibles dans un rayon de 1 450 km et pouvant percer un bouclier antimissile
Un « site civil », selon les autorités locales
L’Irak partage sa longue frontière orientale avec l’Iran. Sur leur site Sepah News, les gardiens de la révolution islamique ont affirmé que « le centre stratégique de la conspiration et du vice des sionistes avait été visé par de puissants missiles de pointe ». Réagissant aux accusations de Téhéran, les autorités du Kurdistan ont ensuite déclaré dans un communiqué que le site visé était un « site civil », fustigeant « une justification visant uniquement à dissimuler ce crime ».
Cette attaque a lieu près d’une semaine après la mort en Syrie de deux haut gradés des gardiens de la révolution, tués dans une attaque imputée à Israël. « Le régime sioniste (Israël, NDLR) paiera pour ce crime », avaient promis mardi les Gardiens. Israël n’a pas réagi dans l’immédiat.
Condamnations
L’ambassade des États-Unis à Bagdad a dénoncé une « attaque criminelle », estimant que « les éléments du régime iranien » devaient « rendre des comptes pour cette violation flagrante de la souveraineté irakienne ».
Les tirs des Gardiens interviennent par ailleurs au moment où les négociations pour relancer l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien à Vienne ont été brutalement suspendues.
L'Iran revendique le tir de « douze missiles balistiques » sur Erbil
Les tensions régionales et les aléas géopolitiques se répercutent régulièrement sur l'actualité irakienne. Le pays avait connu en début d'année une recrudescence d'attaques à la roquette ou aux drones armés. Téhéran et plusieurs groupes alliés dans la région commémoraient le deuxième anniversaire de la mort du général Soleimani et de son lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, tués par un tir de drone américain.
Fin janvier, six roquettes ont été tirées sur l'aéroport international de Bagdad, sans faire de victimes. À Erbil, la dernière attaque du genre remonte à septembre, quand des « drones armés » ont visé l'aéroport.

International Moyen-Orient

L’Iran revendique une attaque de missiles sur un « centre stratégique » israélien à Erbil, en Irak
Les autorités du Kurdistan ont déclaré que le site visé était un « site civil », fustigeant « une justification visant uniquement à dissimuler ce crime ».
13/03/2022
L’armée idéologique de la République islamique d’Iran a tiré des missiles dimanche contre une cible au Kurdistan d’Irak présentée comme un « centre stratégique » d’Israël, mais les autorités locales kurdes ont nié l’existence de tels sites sur leur territoire.
Les gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, ont revendiqué dimanche les tirs de missiles sur Erbil, dans le Kurdistan irakien, affirmant avoir ciblé un « centre stratégique » israélien. Les autorités du Kurdistan irakien (nord) avaient auparavant indiqué que « 12 missiles balistiques » tirés « hors des frontières de l’Irak », avaient visé dimanche le consulat américain à Erbil, faisant deux blessés.
Ennemi juré de l’Iran, Israël n’a pas réagi dans l’immédiat aux accusations des gardiens de la révolution iraniens.
L’Irak a connu en début d’année une recrudescence d’attaques de roquettes ou drones armés, alors que Téhéran et plusieurs groupes alliés célébraient le deuxième anniversaire de la mort du général iranien Qassem Soleimani et de son lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, éliminés par Washington dans un tir de drone sur le territoire irakien.
Iran : Téhéran annonce la mise au point d’un nouveau missile susceptible d’atteindre Israël
Téhéran a mis au point un missile stratégique permettant d’atteindre des cibles dans un rayon de 1 450 km et pouvant percer un bouclier antimissile
Un « site civil », selon les autorités locales
L’Irak partage sa longue frontière orientale avec l’Iran. Sur leur site Sepah News, les gardiens de la révolution islamique ont affirmé que « le centre stratégique de la conspiration et du vice des sionistes avait été visé par de puissants missiles de pointe ». Réagissant aux accusations de Téhéran, les autorités du Kurdistan ont ensuite déclaré dans un communiqué que le site visé était un « site civil », fustigeant « une justification visant uniquement à dissimuler ce crime ».
Cette attaque a lieu près d’une semaine après la mort en Syrie de deux haut gradés des gardiens de la révolution, tués dans une attaque imputée à Israël. « Le régime sioniste (Israël, NDLR) paiera pour ce crime », avaient promis mardi les Gardiens. Israël n’a pas réagi dans l’immédiat.
Condamnations
L’ambassade des États-Unis à Bagdad a dénoncé une « attaque criminelle », estimant que « les éléments du régime iranien » devaient « rendre des comptes pour cette violation flagrante de la souveraineté irakienne ».
Les tirs des Gardiens interviennent par ailleurs au moment où les négociations pour relancer l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien à Vienne ont été brutalement suspendues.
L'Iran revendique le tir de « douze missiles balistiques » sur Erbil
Les tensions régionales et les aléas géopolitiques se répercutent régulièrement sur l'actualité irakienne. Le pays avait connu en début d'année une recrudescence d'attaques à la roquette ou aux drones armés. Téhéran et plusieurs groupes alliés dans la région commémoraient le deuxième anniversaire de la mort du général Soleimani et de son lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, tués par un tir de drone américain.
Fin janvier, six roquettes ont été tirées sur l'aéroport international de Bagdad, sans faire de victimes. À Erbil, la dernière attaque du genre remonte à septembre, quand des « drones armés » ont visé l'aéroport.