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Économie International

Les États-Unis tentent de récupérer du pétrole vénézuélien pour contrer la Russie.

Alborghetti - Eu sou louco ?

7 403 712 vues 17 nov. 2006



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Vous vous en rappelez j'espère, là où les pays européens peuvent choisir de nouveaux partenaires, le Venezuela a rencontré plus de difficultés pour tenir son économie face aux sanctions américaines en sachant que le Venezuela n'a pas envahi de pays, ce sont des sanctions à l'encontre du peuple vénézuélien.

Pour l’ancien rapporteur indépendant auprès des Nations unies Alfred de Zayas, les sanctions américaines relèvent de « crimes contre l’humanité » puisqu'elles détériorent sensiblement la sécurité alimentaire et le système sanitaire du pays.

Venezuela : avec l'inflation, le kilo de tomates vaut... 5 millions ! 21 août 2018



FMI : l'inflation vénézuélienne atteindra 1 000 000 % CNN 26 juil. 2018
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Pour remplacer le pétrole russe, les États-Unis se tournent vers... le Venezuela
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Les pressions pour bannir les importations de pétrole et de gaz russes augmentent dans le camp occidental. Washington veut négocier avec le Venezuela, à qui il a imposé des sanctions sur ses exportations pétrolières depuis 2019, pour augmenter sa production en attendant qu'un accord sur le nucléaire iranien permette de lever les restrictions sur le pétrole iranien.

Maduro à France 24 : "La présidentielle sera un succès malgré les persécutions de Washington"

16 mai 2018



En novembre 2017, The Economist estimait la dette du Venezuela à 105 milliards de dollars et ses réserves à 10 milliards de dollars. En 2018, la dette du Venezuela est passée à 156 milliards de dollars et en mars 2019, ses réserves avaient chuté à 8 milliards de dollars.

Selon l'enquête nationale sur les conditions de vie (ENCOVI), en 2021, 94,5 % de la population vivaient dans la pauvreté basée sur le revenu, dont 76,6 % vivaient dans l'extrême pauvreté, le chiffre le plus élevé jamais enregistré dans le pays.

Le président vénézuélien Maduro exprime son soutien à la décision russe sur l'Ukraine 23 fév. 2022



07 Mars 2022

C'est le New York Times qui l'a révélé dimanche, une délégation d'officiels de haut rang de l'administration Biden s'est rendue à Caracas (Venezuela) pour négocier la levée des sanctions économiques imposées à la république bolivarienne.

Une démarche motivée par les appels croissants - notamment du ministre ukrainien des Affaires étrangères - à cesser toute importation d'hydrocarbures russes pour isoler davantage Moscou. En réalité, ces discussions ont débuté depuis quelques mois, notamment pour rétablir le dialogue entre le régime de Nicolàs Maduro et son opposition en vue de la tenue de l'élection présidentielle de 2024, ainsi que pour négocier un échange de prisonniers.

Un pays paria

Toutefois, c'est une ironie de l'histoire qui conduit Washington à se tourner vers la république bolivarienne, sa bête noire sur le continent sud-américain, pour punir Moscou. Sans que le régime de Nicolas Maduro n'ait fait aucune concession, le voilà redevenu fréquentable aux yeux de l'Oncle Sam, ce qui confirme la vieille loi des relations entre Etats : les intérêts priment sur l'éthique.

Le Venezuela est en effet devenu un pays paria dans l'économie mondialea avec des sanctions économiques, élargies au secteur pétrolier en 2019.

Si le pays sud-américain est très loin de pouvoir compenser les 10,5 mbj de brut produits en 2021 par la Russie, soit 14% de la production mondiale, la démarche de Washington montre que tout baril qui ne sort pas du sol russe semble bon à prendre puisque même le brut iranien, lui aussi sous sanction américaine, pourrait revenir sur le marché en cas d'accord international sur le dossier nucléaire américain dans le cadre des négociations menée sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Depuis plusieurs jours, la signature d'un accord est imminente, mais traîne en raison des... Russes. L'enjeu est important, car l'Iran pourrait rapidement faire grimper sa production de 2,5 mbj à 3,6 mbj au deuxième semestre de cette année, selon les calculs des experts du Oxford Institute for Energy Studies, dans un note d'analyse sur le conséquences de la guerre en Ukraine.

60% des exportations de pétrole russe vont vers l'Union européenne

Toutefois, remplacer les volumes russes relève d'une mission impossible. Sur les 10,5 mbj, les exportations s'élèvent à 4,27 mbj, dont 60% sont livrées à l'Europe et 35% à l'Asie (1,44 mbj, dont 56% (805.000 b/j) par la Chine). "La Russie est aussi un centre important de raffinerie et un exportateur de produits raffinés comme le diesel, l'essence, et le fuel domestique.

En 2021, les exportations de produits raffinés ont atteint 2,69 mbj. Comme le pétrole brut, elles ont aussi une dimension mondiale avec l'Union européenne constituant un important marché pour le diesel russe (580.000 barils par jour), le naphta (matière première pour la pétrochimie) et l'essence (234.000 barils par jour), le mazout (223.000 barils par jour) et le fioul domestique (214.000 barils par jour)", indiquent les experts du Oxford Institute for Energy Studies.

Des chiffres sans commune mesure avec la production du Venezuela, qui a produit selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE) 600.000 barils par jour en 2021, soit à peine le quart de ce que le pays produisait à la fin des années 1990. Selon des experts cités par le Wall Street Journal, cette production pourrait monter à 1,2 mbj en 8 mois, si les compagnies présentes dans le pays, comme l'américaine Chevron, augmentaient leurs extractions.

Pour le moment, le Venezuela ne peut compter que sur la Chine, l'Iran et... la Russie pour maintenir son secteur pétrolier. Et si un accord lui permettait d'exporter son brut vers les Etats-Unis, cela ne ferait que compenser les achats de brut russe par les États-Unis (540.000 barils par jour en 2021), un volume à peine inférieur à celui que le Venezuela exportait aux États-Unis en 2018, avant les sanctions. Mais cela poserait un autre problème, ce volume est en partie livré à la Chine, suite à un accord financier qui permet au Venezuela d'emprunter pour ses besoins budgétaires en échange de pétrole.

Quant à une hausse de la production, elle prendra un certain temps. Depuis l'élection de Hugo Chavez, le pays a désinvesti dans son secteur pétrolier, notamment dans la prospection et de nouveaux forages. Selon les experts, cités par le WSJ, il faudrait investir 12 milliards de dollars annuellement durant cinq ans pour revenir à un niveau significatif de production.

Comme l'Iran, le Venezuela compte d'importants stocks, évalués à 23 millions de barils, dont une partie sur des tankers. Cela pourrait ajouter 750.000 barils par jour à la production mondiale dès le premier mois de la levée des sanctions.

L'Allemagne met en garde sur un boycott trop rapide

En attendant, même si un tel accord était conclu rapidement - ce qui est loin d'être évident -, l'arrêt des importations de gaz et pétrole russes fragiliserait la fourniture énergétique en Europe.
Aujourd'hui, sur le marché du gaz naturel des Pays-Bas, le TTF, le cours progressait dans l'après-midi de quelque 20%, à 230 euros le MWh, un nouveau record historique. Depuis le 21 février, il a bondi de 233%, traduisant le risque de pénurie.

Quant aux principaux intéressés, notamment en Allemagne, des sanctions visant le pétrole, le gaz et le charbon russes ne vont pas de soi. "Il faut pouvoir tenir sur la durée", a déclaré dimanche sur la chaîne allemande ARD la ministre des Affaires étrangères allemande, Annalena Baerbock, tout en précisant : "Ça ne sert à rien si, dans trois semaines, on découvre que nous n'avons plus que quelques jours d'électricité en Allemagne et qu'il faut donc revenir sur ces sanctions".

Le lendemain, le chancelier allemand s'est montré encore plus inquiet, soulignant que les importations d'énergie fossile en provenance de Russie sont "essentielles" pour la "vie quotidienne des citoyens" en Europe.

"L'approvisionnement de l'Europe en énergie pour la production de chaleur, la mobilité, l'électricité et l'industrie ne peut pas être assuré autrement pour le moment", selon une déclaration écrite du chancelier qui rappelle que c'est "délibérément" que l'Europe a exclu les livraisons d'énergie de la Russie des premières salves de sanctions contre Moscou.