Citation de Pucelle
Grosso modo, la philosophie cartésienne repose sur quelques postulats simples que l'on peut résumer de la façon suivante :
l'homme peut accéder à la connaissance universelle par la raison, d'où d'ailleurs le courant épistémologique du « rationalisme » qui s'oppose dans bien des cas à l'empirisme. Il emploie pour cela toutes les ressources de son intelligence, en premier lieu l'« intuition évidente », la conjecture et la déduction, mais également l'imagination, les sens, et la mémoire (Les Règles pour la direction de l'esprit);
l'homme est une « substance pensante », idée maîtresse bien inscrite au bilan de son actif pensant au sens comptable du terme; mais il faudrait peut-être faire attention aux formes de l'intelligence qui peut être conceptuelle comme elle peut être opérationnelle et surtout émotionnelle. Ceci s'exprime par le célèbre cogito ergo sum, exposé dans Le Discours de la méthode, et précisé pour l'essentiel dans Les Méditations sur la philosophie première ;
l'homme peut s'appuyer sur la raison seule, et n'a pas besoin des « lumières de la foi » pour accéder à la connaissance (Les Principes de la philosophie). Du point de vue des courants épistémologiques et méthodologiques, le rationalisme est fondamentalement cartésien et, en ce sens, le rationalisme ne croit qu'à la raison scientifique purement déductive comme il a été d'ailleurs utilisé par Descartes lui-même en mathématiques et en géométrie analytique.
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