Le monde n'est pas un endroit pour vivre, mais un lieu où l'on doit survivre. Cette phrase a bercé ma vie entière.
La plupart des gens souhaitent être intelligents et exceller dans un talent quelconque. Ils veulent être au-dessus du reste des mortels par pur égo. C'est si facile d'envier et de vouloir dominer les autres.
Peu réalisent ce que signifie avoir un don, un talent, ou une intelligence dépassant ceux des autres. Les sommets donnent à la fois une vision vertigineuse du vide tout en étant terriblement effroyables. Car on y réalise notre solitude, notre différence et surtout notre propre médiocrité et celle du monde.
Quand on culmine, on est dévoré par la peur. Celle de ne pas mériter cette place tout en abritant le désespoir de ne pas pouvoir être avec les autres.
Et notre vision qui surplombe le reste du paysage ne nous donne pas d'avantage absolu, puisqu'on reste tristement mortels et faillibles. Même si parfois, d'autres l'oublient et nous reprochent chaque erreur commise. Comme s'ils voulaient que l'on devienne un demi-dieu.
On voit pourtant tout ce qui pourrait être amélioré et quand on l'exprime, on se cogne aux murs des autres et du monde. La plupart des gens, comme une inévitable fatalité contenue dans le propre de l'homme, ne comprendront jamais que tout n'est pas perdu et que le bon puisse exister. Et qu'ils sont les premiers à pouvoir créer ce bien-là en agissant.
Au lieu de cela, ils préfèrent rêver et envier, plutôt que de vivre et de progresser. C'est plus facile d'attendre du bon, de l'excellence et du changement venant d'autrui plutôt que de soi-même, après tout. Quant à la société, elle y fait régner des règles absurdes, remplies d'hypocrisie et à la logique plus que douteuse.
La société étouffe ceux qui ne veulent pas rentrer dans les cadres ou ne serait-ce que les améliorer. Les murs doivent être acceptés et on doit rester silencieux pour s'y adapter. Ou bien ils doivent être brisés avec audace, force et courage tout en l'étant de façon acceptable.
C'est ça, le drame... Peu importe où l'on se trouve, on doit rester acceptable.
Quand on dit qu'on a travaillé très dur pour arriver au sommet, ce n'est pas acceptable car les autres s'en veulent de ne pas faire la même chose.
Mais quand on dit que l'on a toujours été comme ça, qu'on avait des prédispositions génétiques, c'est tout aussi inacceptable. Non, en fait c'est encore pire. Car vous êtes d'extrême droite, que c'est discriminant et que vous êtes un beau fils de pute pour oser parler de science.
La science, c'est bien pour dénigrer Dieu et expliquer que tout est insipide, fade et démontrable. Quand bien même ce ne soit pas le cas et que le doute est l'élément central se trouvant au cœur de la science. Par contre, c'est mal et peu scientifique que dire qu'il existe des différences génétiques entre les Hommes. La science c'est un Dieu inhumain et pratique, qui ne ressemble à rien et qui convient d'autant mieux au manque de logique et d'empathie des gens moyens. C'est plus facile d'avoir ce dieu-là pour inciter à la médiocrité qu'une figure divine qui dirait qu'il est impératif d'être droit, fort, persévérant et bon.
C'est ça, l'essence du progrès. Et après, on vient chialer sur le manque de bienveillance ainsi que l'absence d'esprit critique des autres.
Puis après, on vient te dire que quand même, t'as bien de la chance d'être aussi bon dans tel ou tel domaine. Qu'on est un bon, avec un sourire complice et gourmand. Alors que derrière, si on pouvait tout nous arracher et se l'approprier, on le ferait volontiers. Avec le même sourire de connivence.
De toute façon, dès qu'on a le dos tourné la plupart des gens sortent leur langue bifide et expriment ainsi leur vraie nature. Ça simplifie leur vie, de feindre être quelqu'un de bien tout en crachant par derrière, dès que c'est possible. Tant qu'ils peuvent éviter d'être courageux, honnêtes et intelligents, ils le feront.
En vérité, beaucoup trop de personnes sont d'énormes enculés qui ne comprennent pas la souffrance que c'est de voir le monde être profondément médiocre. Et ce, en permanence. Ils comprennent encore moins les efforts que cela coûte de ne pas sombrer et de simplement vouloir continuer à être quelqu'un de juste. Ainsi que la profonde solitude et le sentiment de ne pas appartenir à cette foutue société tout en y étant profondément ancré.
Quand on est dans le haut du panier on est la putain des autres. Souvent, trop de personnes cherchent à se rapprocher de nous et à nous utiliser avec un but clairement défini. Et on en a parfaitement conscience.
Ce qu'on arrive à créer devient à la fois ce qui nous brise et ce qui nous rend fort. La solitude est une malédiction qu'on essaie de rendre tolérable avec quelques rares personnes qui nous ressemblent un peu. Quand elles aussi ne se comparent pas trop à nous et arrivent à différer assez du reste pour pouvoir être bienveillantes.
Rester droit, pour moi c'est accepter ses défauts et qualités. En reconnaissant être incapable de ressembler aux autres quand bien même on sait qu'ils ne nous comprendront jamais si on reste unique.
C'est utiliser ses forces pour accomplir sans plonger dans le vide qui nous attire irrésistiblement. Garder la tête sur les épaules en évitant d'avoir trop peu d'égo, trop d'égo ou pire, de jongler avec les deux.
Parfois on a qu'une envie, c'est de repartir à zéro et de ne plus ressentir la souffrance qu'on a dans le fait de se démarquer et de le sentir dans le regard des gens. De ne plus voir leurs yeux remplis d'attentes, d'hypocrisie, de froideur et de jalousie.
Mais les murs ne se brisent jamais tout à fait. L'essentiel, c'est sans doute d'arrêter de survivre pour pouvoir vivre en essayant de rectifier ce qui peut l'être. Car quand on est plus haut que la plupart des autres, on sait que si on ne fait rien, personne d'autre ne le fera.
Tard le soir, on écoute le poids du silence et on dort les bras croisés sur la poitrine, comme un mort.
Mais le matin, on se lève avec le dos droit. Comme un devoir, pour faire face à l'absurde et au gouffre nous séparant de la chaleur du monde. Finalement, on l'est principalement par manque de choix.
Car courber l'échine, se serait renoncer et fuir le fardeau qui nous a été incombé. Pourtant, il nous arrive aussi de vriller et de parfois renoncer, tant le fardeau est lourd à endosser.
Et alors, nous cessons d'être. Nous devenons encore plus insignifiant que nous ne l'étions et perdons toute possibilité d'améliorer le monde. Ainsi que celle de rendre l'entourage qui nous importent, un peu plus heureux.
Car être droit, c'est avant tout avoir le privilège de pouvoir guider et inspirer les autres, sous peine de voir le monde être encore plus triste ou aberrant.
La souffrance, la solitude et la détresse que l'on a vécu prennent tout leur sens quand on nous adresse un sourire et un merci. C'est seulement avec eux, que le monde nous apparaît soudain un peu moins hostile, plus tendre et habitable.
La plupart des gens souhaitent être intelligents et exceller dans un talent quelconque. Ils veulent être au-dessus du reste des mortels par pur égo. C'est si facile d'envier et de vouloir dominer les autres.
Peu réalisent ce que signifie avoir un don, un talent, ou une intelligence dépassant ceux des autres. Les sommets donnent à la fois une vision vertigineuse du vide tout en étant terriblement effroyables. Car on y réalise notre solitude, notre différence et surtout notre propre médiocrité et celle du monde.
Quand on culmine, on est dévoré par la peur. Celle de ne pas mériter cette place tout en abritant le désespoir de ne pas pouvoir être avec les autres.
Et notre vision qui surplombe le reste du paysage ne nous donne pas d'avantage absolu, puisqu'on reste tristement mortels et faillibles. Même si parfois, d'autres l'oublient et nous reprochent chaque erreur commise. Comme s'ils voulaient que l'on devienne un demi-dieu.
On voit pourtant tout ce qui pourrait être amélioré et quand on l'exprime, on se cogne aux murs des autres et du monde. La plupart des gens, comme une inévitable fatalité contenue dans le propre de l'homme, ne comprendront jamais que tout n'est pas perdu et que le bon puisse exister. Et qu'ils sont les premiers à pouvoir créer ce bien-là en agissant.
Au lieu de cela, ils préfèrent rêver et envier, plutôt que de vivre et de progresser. C'est plus facile d'attendre du bon, de l'excellence et du changement venant d'autrui plutôt que de soi-même, après tout. Quant à la société, elle y fait régner des règles absurdes, remplies d'hypocrisie et à la logique plus que douteuse.
La société étouffe ceux qui ne veulent pas rentrer dans les cadres ou ne serait-ce que les améliorer. Les murs doivent être acceptés et on doit rester silencieux pour s'y adapter. Ou bien ils doivent être brisés avec audace, force et courage tout en l'étant de façon acceptable.
C'est ça, le drame... Peu importe où l'on se trouve, on doit rester acceptable.
Quand on dit qu'on a travaillé très dur pour arriver au sommet, ce n'est pas acceptable car les autres s'en veulent de ne pas faire la même chose.
Mais quand on dit que l'on a toujours été comme ça, qu'on avait des prédispositions génétiques, c'est tout aussi inacceptable. Non, en fait c'est encore pire. Car vous êtes d'extrême droite, que c'est discriminant et que vous êtes un beau fils de pute pour oser parler de science.
La science, c'est bien pour dénigrer Dieu et expliquer que tout est insipide, fade et démontrable. Quand bien même ce ne soit pas le cas et que le doute est l'élément central se trouvant au cœur de la science. Par contre, c'est mal et peu scientifique que dire qu'il existe des différences génétiques entre les Hommes. La science c'est un Dieu inhumain et pratique, qui ne ressemble à rien et qui convient d'autant mieux au manque de logique et d'empathie des gens moyens. C'est plus facile d'avoir ce dieu-là pour inciter à la médiocrité qu'une figure divine qui dirait qu'il est impératif d'être droit, fort, persévérant et bon.
C'est ça, l'essence du progrès. Et après, on vient chialer sur le manque de bienveillance ainsi que l'absence d'esprit critique des autres.
Puis après, on vient te dire que quand même, t'as bien de la chance d'être aussi bon dans tel ou tel domaine. Qu'on est un bon, avec un sourire complice et gourmand. Alors que derrière, si on pouvait tout nous arracher et se l'approprier, on le ferait volontiers. Avec le même sourire de connivence.
De toute façon, dès qu'on a le dos tourné la plupart des gens sortent leur langue bifide et expriment ainsi leur vraie nature. Ça simplifie leur vie, de feindre être quelqu'un de bien tout en crachant par derrière, dès que c'est possible. Tant qu'ils peuvent éviter d'être courageux, honnêtes et intelligents, ils le feront.
En vérité, beaucoup trop de personnes sont d'énormes enculés qui ne comprennent pas la souffrance que c'est de voir le monde être profondément médiocre. Et ce, en permanence. Ils comprennent encore moins les efforts que cela coûte de ne pas sombrer et de simplement vouloir continuer à être quelqu'un de juste. Ainsi que la profonde solitude et le sentiment de ne pas appartenir à cette foutue société tout en y étant profondément ancré.
Quand on est dans le haut du panier on est la putain des autres. Souvent, trop de personnes cherchent à se rapprocher de nous et à nous utiliser avec un but clairement défini. Et on en a parfaitement conscience.
Ce qu'on arrive à créer devient à la fois ce qui nous brise et ce qui nous rend fort. La solitude est une malédiction qu'on essaie de rendre tolérable avec quelques rares personnes qui nous ressemblent un peu. Quand elles aussi ne se comparent pas trop à nous et arrivent à différer assez du reste pour pouvoir être bienveillantes.
Rester droit, pour moi c'est accepter ses défauts et qualités. En reconnaissant être incapable de ressembler aux autres quand bien même on sait qu'ils ne nous comprendront jamais si on reste unique.
C'est utiliser ses forces pour accomplir sans plonger dans le vide qui nous attire irrésistiblement. Garder la tête sur les épaules en évitant d'avoir trop peu d'égo, trop d'égo ou pire, de jongler avec les deux.
Parfois on a qu'une envie, c'est de repartir à zéro et de ne plus ressentir la souffrance qu'on a dans le fait de se démarquer et de le sentir dans le regard des gens. De ne plus voir leurs yeux remplis d'attentes, d'hypocrisie, de froideur et de jalousie.
Mais les murs ne se brisent jamais tout à fait. L'essentiel, c'est sans doute d'arrêter de survivre pour pouvoir vivre en essayant de rectifier ce qui peut l'être. Car quand on est plus haut que la plupart des autres, on sait que si on ne fait rien, personne d'autre ne le fera.
Tard le soir, on écoute le poids du silence et on dort les bras croisés sur la poitrine, comme un mort.
Mais le matin, on se lève avec le dos droit. Comme un devoir, pour faire face à l'absurde et au gouffre nous séparant de la chaleur du monde. Finalement, on l'est principalement par manque de choix.
Car courber l'échine, se serait renoncer et fuir le fardeau qui nous a été incombé. Pourtant, il nous arrive aussi de vriller et de parfois renoncer, tant le fardeau est lourd à endosser.
Et alors, nous cessons d'être. Nous devenons encore plus insignifiant que nous ne l'étions et perdons toute possibilité d'améliorer le monde. Ainsi que celle de rendre l'entourage qui nous importent, un peu plus heureux.
Car être droit, c'est avant tout avoir le privilège de pouvoir guider et inspirer les autres, sous peine de voir le monde être encore plus triste ou aberrant.
La souffrance, la solitude et la détresse que l'on a vécu prennent tout leur sens quand on nous adresse un sourire et un merci. C'est seulement avec eux, que le monde nous apparaît soudain un peu moins hostile, plus tendre et habitable.