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Avatar de Apyrexie Apyrexie
Les jours heureux ont-ils un bruit et une saveur ? Une odeur ou une sensation ?

Quand je ferme les yeux, j'entends le chant des cigales et je sens l'air du vent s'engouffrer dans mes cheveux. L'odeur de la lavande avec une divine résurgence, vient flatter mes narines. Soudain, j'entends le son de ta voix qui résonne délicieusement. Forte et pourtant si douce, elle emporte tout le reste. Plus que jamais, j'ai envie de t'aimer. Maintenant et pour toujours.

C'est une pulsion qui ne se contrôle pas. Mes lèvres se posent sur ta bouche et mes doigts effleurent ta nuque. Je respire ton odeur et j'aspire entre mes lèvres ta chaleur, en te donnant celle encore plus ardente que je porte.

Ma main se posent sur tes joues et lentement, très doucement même, je fais glisser mon pouce le long de ta joue. J'aime que tu sentes que je te désire aussi langoureusement que puissamment.

Nos souffles se mêlent jusqu'à ce que tu finisses par totalement te laisser emporter. Mes mains avides et puissantes se glissent sous les tissus séparent nos corps, tout comme mes mots ont su auparavant amoindrir la distance entre nos âmes. Mais ce n'est pas de mots dont tu as présentement besoin, mon amour.

Bien que je sais que même maintenant, c'est bien ma bouche que tu regardes avec envie et fascination. Avec délice j'embrasse chaque parcelle de ta peau marmoréenne, qui d'abord me résiste puis qui finit par fondre sous mes baisers.

Tu ris et gémis à la fois. C'est adorable. Mes mains glissent le long de ton corps, de ton ventre qui s'agite avec émoi à ta poitrine qui se soulève tout aussi vite, pour finalement se lover dans les creux de ton cou. Mes deux mains se rapprochent et enserrent tendrement ce dernier.

Tu soupires de plaisir et tel un animal satisfait, attends patiemment le reste de mes caresses.

Je passe alors mes mains sur ta nuque et je te sens frémir de plaisir.

"Tes mains sont si chaudes..." remarques-tu avant que je ne te fasse taire d'un nouveau baiser.

J'ouvre à nouveau mes yeux. Il fait nuit, il n'y a que du silence et je suis seul dans mon lit. C'est presque comme si je n'avais jamais vécu ces scènes romantiques avec toi. Tout s'est fini avant même que nous ne puissions écrire l'introduction de notre histoire. Quel dommage, car ça n'aurait pu être qu'une belle réalisation. Nos plumes auraient pu fusionner pour tracer la même encre dans le livre de notre vie commune.

Peut-être que dans un autre monde... Peut-être que quelque part... Nous nous aimons toujours.

Avec lassitude, je regarde alors mon costume noir, posé sur une chaise. Solennel, insipide mais respectueux il contraste tristement avec les roses blanches, pures et fraîches posées à côté de lui. Symboles de l'amour que je n'ai jamais cessé de te porter, elles iront fleurir ta tombe.