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Après la gifle émotionnelle du Journal d'un curé de campagne de Bresson, j'ai lancé hier soir Au hasard Balthazar. Encore une merveille bien différente. Le rythme est plus elliptique et le film démarre rapidement sans nous laisser vraiment le temps de respirer, nous suivons les tribulations malheureuses de l'âne Balthazar, animal saint, calme, spectateur qui subit les vices des hommes vivant dans un monde qui change et qui s'infligent diverses cruautés. Avarice, luxure, orgueil, vilenie gratuire... Quelques moments lumineux au cours de ce chemin de Croix.
Caméra sobre et artistique. On saisit tout, on sent tout malgré les acteurs amateurs et le peu de dialogues. Un très grand film.