La guerre reprend.
Éthiopie : plus de 100 civils morts dans des frappes aériennes au Tigré depuis début janvier

14/01/2022

Au moins 108 civils ont été tués depuis janvier dans des frappes aériennes qui auraient été menées par les forces aériennes éthiopiennes dans la région du Tigré, a indiqué l'ONU vendredi, évoquant de possibles crimes de guerre.

Une faction de l'islam saoudien a attaqué au Tigré, de possibles crimes de guerre. Au moins 108 civils ont été tués depuis le début de l'année 2022 dans des raids qui auraient été menés par les forces fédérales éthiopiennes dans la région du Tigré, ont indiqué les Nations unies vendredi 14 janvier. Alors que l’organe continue à alerter contre une "catastrophe humanitaire majeure", il s’inquiète également de "la poursuite des arrestations et des détentions arbitraires" dans le cadre de ce conflit qui dure depuis 14 mois.
"Nous sommes alarmés par les multiples informations profondément troublantes que nous continuons de recevoir concernant les victimes civiles et la destruction de biens civils résultant des frappes aériennes dans la région du Tigré, en Éthiopie".
"Au moins 108 civils ont été tués et 75 autres blessés depuis le début de l'année, à la suite de frappes aériennes qui auraient été menées par les forces aériennes éthiopiennes" dans cette région, a-t-elle indiqué lors d'un point de presse régulier des agences de l'ONU.
À ce jour, la frappe aérienne la plus meurtrière a touché le camp de déplacés de la ville de Dedebit le 7 janvier, faisant des dizaines de morts et de blessés. "Nous avons depuis établi que trois des personnes grièvement blessées sont décédées à l'hôpital (...), ce qui porte le bilan de cette seule frappe à au moins 59 morts", a indiqué la porte-parole du Haut-Commissariat.
Le Tigré est le théâtre depuis 14 mois d'un conflit armé entre gouvernement fédéral et anciennes autorités locales, issues du Front de libération du Peuple du Tigré (TPLF), qui a dirigé l'Éthiopie durant près de 30 ans jusqu'à l'arrivée au pouvoir d'Abiy Ahmed en 2018.
Nobel de la paix l'année suivant sa prise de fonctions, le Premier ministre éthiopien a envoyé en novembre 2020 l'armée fédérale au Tigré pour en destituer les autorités régionales qui contestaient son autorité depuis plusieurs mois et qu'il accusait d'avoir attaqué des bases militaires.
"Les parties au conflit doivent (...) suspendre toute attaque s'il apparaît que la cible n'est pas un objectif militaire ou que l'attaque serait disproportionnée. Le non-respect des principes de distinction et de proportionnalité peut constituer un crime de guerre", a averti ElizabethThrossell.
Les opérations du Programme alimentaire mondial menacées
Le Haut-Commissariat est également préoccupé par "la poursuite des arrestations et des détentions arbitraires" dans le cadre de l'état d'urgence en vigueur dans le pays.
L'ONU salue la libération de plusieurs détenus, "notamment des figures clés de l'opposition qui étaient en détention depuis de nombreux mois, mais nous restons préoccupés par le fait que de nombreuses autres personnes – plusieurs centaines au moins – restent détenues pour une durée indéterminée dans des conditions épouvantables", a souligné la porte-parole.
Le Tigré est par ailleurs soumis, selon l'ONU, à un "blocus de facto" de l'aide humanitaire.

"Nous sommes au bord d'une catastrophe humanitaire majeure", a prévenu un porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM), Tomson Phiri, qui a participé au point de presse.
Le PAM est sur le point de devoir suspendre ses opérations d'assistance alimentaire dans le nord de l'Éthiopie en raison des combats qui empêchent l'acheminement du carburant et des vivres.
"L'escalade du conflit dans le nord de l'Éthiopie signifie qu'aucun convoi du PAM n'a atteint Mekele [la capitale du Tigré, NDLR] depuis la mi-décembre (...) Les travailleurs humanitaires du PAM sur le terrain disent que les entrepôts sont complètement vides", a indiqué Tomson Phiri.
Le PAM réclame des "garanties immédiates" de la part de toutes les parties au conflit afin de mettre en place des couloirs humanitaires terrestres dans le nord du pays.
"Les stocks de vivres et de carburant sont dangereusement bas. Il reste au PAM 4 000 tonnes de nourriture, ce qui ne suffira qu'à couvrir 10 % des 2,1 millions de personnes que le PAM doit atteindre", a indiqué le porte-parole. Et le carburant ne suffira que pour les dix prochains jours.
Manifestations au Soudan: au moins deux morts, dont un général de la police

13/01/2022
Des manifestants soudanais dans les rues de Khartoum ce jeudi 13 janvier 2022.
Une nouvelle journée de manifestations contre le régime militaire s'est soldée par de nouveaux heurts violents, ce jeudi 13 janvier 2022 au Soudan. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Khartoum pour demander le départ des militaires et le retour d'un gouvernement civil. Il y aurait eu plusieurs morts, dont un général de la police.
Ce jeudi dans la capitale soudanaise, des manifestants ont tenté de se diriger vers le palais présidentiel, mais un important dispositif sécuritaire avait été déployé dans Khartoum. Des heurts ont éclaté dans plusieurs quartiers.
Selon un communiqué officiel de la police, un général de brigade est décédé cet après-midi dans le centre. Il a été « poignardé à mort par des manifestants », a précisé un porte-parole des forces de l'ordre, sans plus de précisions.
Selon une source côté manifestants, l'homme qui faisait partie des forces de sécurité a été attaqué alors qu'il marchait derrière un véhicule, près de la gare routière, dans un quartier de la ville qui se nomme Shawarni.
C'est la première fois que la police, qui fait régulièrement état de dizaines de blessés dans ses rangs, annonce la mort d'un de ses généraux. Mais du côté des manifestants, il y aurait à nouveau eu de nombreux blessés ce jeudi.
Éthiopie : plus de 100 civils morts dans des frappes aériennes au Tigré depuis début janvier

14/01/2022

Au moins 108 civils ont été tués depuis janvier dans des frappes aériennes qui auraient été menées par les forces aériennes éthiopiennes dans la région du Tigré, a indiqué l'ONU vendredi, évoquant de possibles crimes de guerre.

Une faction de l'islam saoudien a attaqué au Tigré, de possibles crimes de guerre. Au moins 108 civils ont été tués depuis le début de l'année 2022 dans des raids qui auraient été menés par les forces fédérales éthiopiennes dans la région du Tigré, ont indiqué les Nations unies vendredi 14 janvier. Alors que l’organe continue à alerter contre une "catastrophe humanitaire majeure", il s’inquiète également de "la poursuite des arrestations et des détentions arbitraires" dans le cadre de ce conflit qui dure depuis 14 mois.
"Nous sommes alarmés par les multiples informations profondément troublantes que nous continuons de recevoir concernant les victimes civiles et la destruction de biens civils résultant des frappes aériennes dans la région du Tigré, en Éthiopie".
"Au moins 108 civils ont été tués et 75 autres blessés depuis le début de l'année, à la suite de frappes aériennes qui auraient été menées par les forces aériennes éthiopiennes" dans cette région, a-t-elle indiqué lors d'un point de presse régulier des agences de l'ONU.
À ce jour, la frappe aérienne la plus meurtrière a touché le camp de déplacés de la ville de Dedebit le 7 janvier, faisant des dizaines de morts et de blessés. "Nous avons depuis établi que trois des personnes grièvement blessées sont décédées à l'hôpital (...), ce qui porte le bilan de cette seule frappe à au moins 59 morts", a indiqué la porte-parole du Haut-Commissariat.
Le Tigré est le théâtre depuis 14 mois d'un conflit armé entre gouvernement fédéral et anciennes autorités locales, issues du Front de libération du Peuple du Tigré (TPLF), qui a dirigé l'Éthiopie durant près de 30 ans jusqu'à l'arrivée au pouvoir d'Abiy Ahmed en 2018.
Nobel de la paix l'année suivant sa prise de fonctions, le Premier ministre éthiopien a envoyé en novembre 2020 l'armée fédérale au Tigré pour en destituer les autorités régionales qui contestaient son autorité depuis plusieurs mois et qu'il accusait d'avoir attaqué des bases militaires.
"Les parties au conflit doivent (...) suspendre toute attaque s'il apparaît que la cible n'est pas un objectif militaire ou que l'attaque serait disproportionnée. Le non-respect des principes de distinction et de proportionnalité peut constituer un crime de guerre", a averti ElizabethThrossell.
Les opérations du Programme alimentaire mondial menacées
Le Haut-Commissariat est également préoccupé par "la poursuite des arrestations et des détentions arbitraires" dans le cadre de l'état d'urgence en vigueur dans le pays.
L'ONU salue la libération de plusieurs détenus, "notamment des figures clés de l'opposition qui étaient en détention depuis de nombreux mois, mais nous restons préoccupés par le fait que de nombreuses autres personnes – plusieurs centaines au moins – restent détenues pour une durée indéterminée dans des conditions épouvantables", a souligné la porte-parole.
Le Tigré est par ailleurs soumis, selon l'ONU, à un "blocus de facto" de l'aide humanitaire.

"Nous sommes au bord d'une catastrophe humanitaire majeure", a prévenu un porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM), Tomson Phiri, qui a participé au point de presse.
Le PAM est sur le point de devoir suspendre ses opérations d'assistance alimentaire dans le nord de l'Éthiopie en raison des combats qui empêchent l'acheminement du carburant et des vivres.
"L'escalade du conflit dans le nord de l'Éthiopie signifie qu'aucun convoi du PAM n'a atteint Mekele [la capitale du Tigré, NDLR] depuis la mi-décembre (...) Les travailleurs humanitaires du PAM sur le terrain disent que les entrepôts sont complètement vides", a indiqué Tomson Phiri.
Le PAM réclame des "garanties immédiates" de la part de toutes les parties au conflit afin de mettre en place des couloirs humanitaires terrestres dans le nord du pays.
"Les stocks de vivres et de carburant sont dangereusement bas. Il reste au PAM 4 000 tonnes de nourriture, ce qui ne suffira qu'à couvrir 10 % des 2,1 millions de personnes que le PAM doit atteindre", a indiqué le porte-parole. Et le carburant ne suffira que pour les dix prochains jours.
Manifestations au Soudan: au moins deux morts, dont un général de la police

13/01/2022
Des manifestants soudanais dans les rues de Khartoum ce jeudi 13 janvier 2022.
Une nouvelle journée de manifestations contre le régime militaire s'est soldée par de nouveaux heurts violents, ce jeudi 13 janvier 2022 au Soudan. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Khartoum pour demander le départ des militaires et le retour d'un gouvernement civil. Il y aurait eu plusieurs morts, dont un général de la police.
Ce jeudi dans la capitale soudanaise, des manifestants ont tenté de se diriger vers le palais présidentiel, mais un important dispositif sécuritaire avait été déployé dans Khartoum. Des heurts ont éclaté dans plusieurs quartiers.
Selon un communiqué officiel de la police, un général de brigade est décédé cet après-midi dans le centre. Il a été « poignardé à mort par des manifestants », a précisé un porte-parole des forces de l'ordre, sans plus de précisions.
Selon une source côté manifestants, l'homme qui faisait partie des forces de sécurité a été attaqué alors qu'il marchait derrière un véhicule, près de la gare routière, dans un quartier de la ville qui se nomme Shawarni.
C'est la première fois que la police, qui fait régulièrement état de dizaines de blessés dans ses rangs, annonce la mort d'un de ses généraux. Mais du côté des manifestants, il y aurait à nouveau eu de nombreux blessés ce jeudi.