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Au Venezuela, il y a ceux payés en dollars, et les autres
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06-11-2000 Canal 2 Andalucía. El Vagamundo - El Risitas y el Peito.

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Si la libéralisation à marche forcée de l’économie vénézuélienne permet aux plus riches de retrouver une vie normale après des années de crise, les quartiers populaires se déchirent entre ceux qui ont accès à la monnaie américaine et ceux qui se contentent des miettes en bolivars.

9 décembre 2021

Difficile d’imaginer un pays en crise lorsque l’on aborde le quartier chic de Las Mercedes, en plein cœur de Caracas. Les grosses cylindrées se suivent et se ressemblent. Bon nombre d’entre elles s’arrêtent devant le tout neuf casino Humboldt. Le conducteur jette les clés à un voiturier en costume, qui s’empresse d’aller garer la voiture hors de prix dans l’immense parking, sans oublier d’empocher les précieux billets verts glissés au passage.

Ce casino a été annoncé par le président Nicolás Maduro lui-même en janvier 2020. Environ dix ans après que son prédécesseur, Hugo Chávez, a interdit les jeux d’argent au Venezuela. Aujourd’hui, une trentaine d’établissements ont obtenu une licence, comme le symbole d’une libéralisation qui fait désormais loi dans le pays. Depuis que le plafonnement des prix, les droits de douane et le contrôle des changes ont été supprimés par le gouvernement, la dollarisation semble ici effacer les traces d’une crise économique – et d’une contraction de 80 % du PIB depuis 2013 – qui est pourtant loin de se résorber.

ALEEEEEEEEEEEEEEEEEEERTTEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE

Apple ne fait plus le poids face au gouvernement chinois.

Apple a signé un accord à 243 milliards d’euros avec Pékin
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En 2016, Apple a signé un accord avec la Chine pour éviter de se faire assommer par des sanctions législatives. Les 243 milliards d'euros injectés dans l'économie chinoise ont permis à la marque à la pomme d'obtenir des largesses de la part du gouvernement chinois.
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9 décembre 2021

Une enquête de The Information, publiée le 7 décembre 2021, détaille le contenu d'un accord à 243 milliards d'euros passé entre la marque à la pomme et la Chine. Pour éviter de se faire assommer par des sanctions législatives en Chine, Apple a promis d’investir lourdement dans l’écosystème numérique du pays.

Apple se plie à la politique du gouvernement chinois

La signature de ce deal remonte à 2016. À l'époque, le gouvernement chinois estimait qu'Apple ne contribuait pas suffisamment à l'économie locale et plus précisément au développement de l'écosystème numérique du pays. Parallèlement, la Chine est devenue au fil des années le plus gros marché pour Apple. Pékin a sauté sur l'occasion pour menacer l'entreprise américaine avec des sanctions qui auraient pu remettre en cause sa suprématie au sein de l'Empire du milieu.

Faute de composants, la production de l’iPhone s’est brièvement arrêtée

En échange de cet investissement massif dans l’industrie numérique chinoise, Apple a donc négocié un passe-droits, qui permet de maintenir une forme de « paix politique avec le gouvernement chinois ». Sans cet énorme deal à 243 milliards de dollars, Apple n'aurait très probablement pas pu conserver sa place de leader sur le marché chinois. Fin 2020, la marque à la pomme a même vendu plus de smartphones que Samsung, pour la première fois depuis 2016.

Le géant américain a ainsi promis « d’utiliser avantage de composants provenant de fournisseurs chinois, de collaborer en matière de technologie avec des universités chinoises et d’investir directement dans des entreprises technologiques chinoises ». En contrepartie de ces investissements dans l'économie numérique chinoise, le gouvernement a promis d'assurer « le soutien et l’assistance nécessaire » pour aider le développement de l'entreprise dans le pays.

D'autres géants américains ont eu recours à cette pratique

Cet accord n'est pas le premier du genre. Il est exceptionnel en raison de son montant, mais d'autres entreprises américaines ont déjà eu recours à ce genre de pratique. Attirées par ce gigantesque marché, les sociétés américaines sont très nombreuses à se conformer aux demandes de la Chine pour pouvoir exercer sur le territoire national. Le deal est souvent le même : il faut investir dans l'économie chinoise pour avoir une chance de se faire un nom. Une mesure de protectionnisme exercée depuis plusieurs décennies.

Avant 2010, Google s'est lui aussi plié aux demandes du gouvernement chinois afin de proposer son moteur de recherche aux chinois. Dans les années 2000, Microsoft avait également promis un investissement de 750 millions d'euros pour éviter de se faire remplacer par « Red Flag », un OS alternatif. L'entreprise de Bill Gates avait même laissé des experts chinois inspecter le code source de Windows... C'est dire si les entreprises américaines sont prêtes à tout pour conserver leur place sur le marché chinois.