Kafka n'est pas un philosophe mais un écrivain. Son angoisse face à l'administration en cours de robotisation qu'il observe de son vivant va notamment le faire écrire "le Procès" qui est vraiment très oppressant et a dû beaucoup influencer quelqu'un comme Camus (on y sent un abandon comme chez Meursault, même si ce dernier est causé par la lourdeur et l'horreur administratives). Le roman est très "réaliste", froid. On est étouffé comme le personnage (un nom qui sonne comme Kafka, à moins que ce soit dans la Métamorphose, ce jeu de nom, je tape de tête ce qui me reste de lectures d'il y a 5 ans). On sent toute l'oppression du monde moderne en pleine croissance qui détruit l'âme des gens indisposés et incapables de s'y conformer (Kafka fera toute sa vie des métiers de merde pour gagner sa croute).
La métamorphose est beaucoup plus métaphorique et poétique avec encore un effet repoussant/fascinant. C'est ce qu'il a écrit de plus abordable (par le style et la taille) et de plus beau, je pense.
La métamorphose est beaucoup plus métaphorique et poétique avec encore un effet repoussant/fascinant. C'est ce qu'il a écrit de plus abordable (par le style et la taille) et de plus beau, je pense.