"Il faut d'abord se demander si la Gaule était assez peuplée pour laisser une descendance suffisante après la guerre de conquête qui, si l'on en croit Plutarque, se solda par un million de morts et autant de prisonniers. Les données statistiques fournies par Poseidonios au début du Ier siècle avant notre ère et par César cinquante ans plus tard permettent aujourd'hui d'évaluer la population* à plus d'une dizaine de millions d'individus, pour un territoire assez équivalent à celui de la France actuelle, c'est-à-dire à peu près autant que sous le règne de Louis XIV.
Il y a peu encore, de tels chiffres paraissaient peu réalistes : les archéologues constataient qu'ils n'en retrouvaient pas trace dans la population funéraire. Depuis, ils ont appris que cette dernière ne donne nullement l'image de la société gauloise : seuls des individus favorisés accédaient à une sépulture pérenne et la généralisation de l'incinération a fait disparaître la plupart des corps. Dans le même temps, la multiplication des fouilles d'urgence sur de vastes espaces en milieu rural a montré que la Gaule avait été largement déboisée au cours des trois siècles précédant la conquête, lui donnant la physionomie qu'elle connaît aujourd'hui à la différence que les pâturages y étaient plus nombreux que les champs cultivés.
L'archéologie révèle également que l'habitat, bien que fort dispersé, était d'une densité étonnante : les exploitations agricoles gauloises sont partout présentes, souvent plus abondantes encore que les villas gallo-romaines qui leur ont succédé. Il faut donc se résoudre à l'évidence : ce ne sont pas les Romains qui ont largement mis en culture la Gaule, comme on le pensait encore il y a une trentaine d'années. Mais ce sont les Gaulois eux-mêmes qui, grâce à des techniques agricoles particulièrement performantes fumure, marnage, labour avec de puissants attelages, ont assuré une production de viandes animales et de céréales abondante et de qualité. Les habitats, comme les sanctuaires et les nécropoles, livrent des ossements de mammifères dans des quantités stupéfiantes.
Cette intense exploitation agricole du territoire suppose une forte population, dont le taux de renouvellement était élevé. César, au cours de ses huit campagnes, s'affronte à des armées toujours aussi nombreuses et peut encore, après sa victoire, puiser largement dans la population masculine pour y recruter des auxiliaires de grande valeur. La natalité y était donc soutenue, en tout cas beaucoup plus que dans les pays voisins méditerranéens où les moeurs étaient plus urbaines. Au début de notre ère, la Gaule n'est donc nullement un pays dépeuplé. Et les Romains y sont extrêmement minoritaires.
Quant aux invasions du Bas-Empire puis du Haut-Moyen Age, elles concernaient sans doute des populations peu nombreuses, de quelques milliers d'individus. C'est donc bien une population essentiellement gauloise qui peuplait au cours du Ier millénaire le pays qui allait devenir la France."
Voilà pour les detracteurs qui crient haut et fort que la france n'est qu' un pays de melange et de metissage blabla

Il y a peu encore, de tels chiffres paraissaient peu réalistes : les archéologues constataient qu'ils n'en retrouvaient pas trace dans la population funéraire. Depuis, ils ont appris que cette dernière ne donne nullement l'image de la société gauloise : seuls des individus favorisés accédaient à une sépulture pérenne et la généralisation de l'incinération a fait disparaître la plupart des corps. Dans le même temps, la multiplication des fouilles d'urgence sur de vastes espaces en milieu rural a montré que la Gaule avait été largement déboisée au cours des trois siècles précédant la conquête, lui donnant la physionomie qu'elle connaît aujourd'hui à la différence que les pâturages y étaient plus nombreux que les champs cultivés.
L'archéologie révèle également que l'habitat, bien que fort dispersé, était d'une densité étonnante : les exploitations agricoles gauloises sont partout présentes, souvent plus abondantes encore que les villas gallo-romaines qui leur ont succédé. Il faut donc se résoudre à l'évidence : ce ne sont pas les Romains qui ont largement mis en culture la Gaule, comme on le pensait encore il y a une trentaine d'années. Mais ce sont les Gaulois eux-mêmes qui, grâce à des techniques agricoles particulièrement performantes fumure, marnage, labour avec de puissants attelages, ont assuré une production de viandes animales et de céréales abondante et de qualité. Les habitats, comme les sanctuaires et les nécropoles, livrent des ossements de mammifères dans des quantités stupéfiantes.
Cette intense exploitation agricole du territoire suppose une forte population, dont le taux de renouvellement était élevé. César, au cours de ses huit campagnes, s'affronte à des armées toujours aussi nombreuses et peut encore, après sa victoire, puiser largement dans la population masculine pour y recruter des auxiliaires de grande valeur. La natalité y était donc soutenue, en tout cas beaucoup plus que dans les pays voisins méditerranéens où les moeurs étaient plus urbaines. Au début de notre ère, la Gaule n'est donc nullement un pays dépeuplé. Et les Romains y sont extrêmement minoritaires.
Quant aux invasions du Bas-Empire puis du Haut-Moyen Age, elles concernaient sans doute des populations peu nombreuses, de quelques milliers d'individus. C'est donc bien une population essentiellement gauloise qui peuplait au cours du Ier millénaire le pays qui allait devenir la France."
Voilà pour les detracteurs qui crient haut et fort que la france n'est qu' un pays de melange et de metissage blabla

